27/11/2012
Un poète parmi nous (3ème partie)
La Boulite : Tu as dit aussi que tu écrivais des récits…
Thierry : Oui, je disais que l’été dernier, j’ai écrit des récits sur ma petite enfance, entre cinq et quinze ans, des souvenirs de famille. Au départ, c’est un projet un peu pour la famille, je pense que je vais élargir le public et je suis en train de travailler pour que tout lecteur puisse s’y retrouver parce que j’envisage une édition. C’est le dernier projet en cours et il est bien avancé et il aura pour titre : « Le mange-disque et autres souvenirs ».
La Boulite : Est-ce qu’il y a autre chose qui mijote ?
Thierry : Oui, j’ai envie de faire un travail sur les peintures du peintre Le Caravage. J’ai commencé à prendre quelques notes. Tout ça, c’est parti d’un calendrier. C’’est tout bête au départ : j’avais un calendrier avec tous les mois une peinture de Le Caravage. Ce calendrier 2010 est fermé, j’avais envisagé de mettre ces tableaux dans des cadres et je ne trouvais pas les bons cadres. Je me suis dit pourquoi pas écrire dessus… J’ai un ami qui fait ça, à partir de la peinture. Pourquoi ne pas essayer ? Non pas une description du tableau, mais ce que ça m’évoque, moi…
La Boulite : C’est une passion qui te permet de faire le vide, d’oublier un peu ta fonction, un dérivatif …
Thierry : En travail d’écriture, oui. Mais je pense qu’on est poète à tous les instants. On n’est pas poète de neuf à dix heures du matin et après on passe à autre chose … J’ai connu des périodes où je n’écrivais pas, mais j’emmagasinais beaucoup, dans la tête ou dans des carnets et puis il y a des notes qui traînent, il y a des bouts de poèmes… Au bout d’un temps plus ou moins long, en relisant, je trouve un petit fil conducteur. Quand je décide d’approfondir ça, j’écris le reste en fonction du fil conducteur, j’approfondis ce que je crois avoir trouvé déjà en filigrane dans ces textes qui correspondent à une période, à un état d’esprit, une manière d’être dans la vie tout simplement. FIN
dans l'Echo do doué n°45 Novembre 2012 consacré aux artistes flocéens.
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