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11/12/2019

La nuit du coeur

Christian Bobin: La nuit du coeur

06/11/2019

Prêtre et poète

cev_n181_temoin_livre.jpgCuré des paroisses de Benet et de Maillezais, le Père Thierry Piet est aussi un grand amateur de poésie, qui a déjà composé onze recueils et un livre. Le dernier, intitulé « Verte Venise », est né de ses promenades contemplatives dans le Marais poitevin, un lieu propice à la méditation et à la contemplation de la Création.

 

Arrivé en Vendée à l’âge de neuf ans du département voisin des Deux-Sèvres, le jeune Thierry s’installe avec sa famille à Fontenay-le-Comte. S’il avait ressenti au fond du cœur l’appel de Dieu à Le suivre, c’est véritablement lorsque son curé lui pose la question qu’il se décide à entrer au séminaire. « Je me souviens mot pour mot de ce qu’il m’a dit, lorsque j’avais environ dix ans : "As-tu pensé un jour à devenir prêtre ?", raconte Thierry Piet. Il suit alors le parcours classique de l’époque, à Chavagnes-en-Paillers puis au petit séminaire des Herbiers. Après son premier cycle à Angers, puis son service militaire, il passe trois ans à la fac de lettres modernes à Nantes. Il y cultive son goût pour la poésie et l’art des mots, qu’il avait découvert en classe de cinquième, grâce au Père Gilles Hybert, autre prêtre du diocèse, également poète, qui était son professeur. « J’ai commencé par traduire des chansons anglaises, puis j’ai écrit des choses plus personnelles ». A Fontenay, il rencontre une personne qui connaît bien le milieu artistique, et qui le pousse à écrire son premier recueil de poèmes. Il a alors 23 ans.

 

Pour ce grand amateur de lecture, la poésie fait désormais partie de sa vie. « On ne peut pas écrire si on ne lit pas ! », estime Thierry Piet, pour qui la Parole de Dieu est aussi source d’inspiration. Ordonné prêtre en 1987 pour le diocèse de Luçon, de spiritualité salésienne, il exerce différents ministères, d’abord comme vicaire aux Herbiers, puis à la Roche-sur-Yon auprès des lycéens pendant dix ans. Il se souvient des grands temps forts organisés pour les jeunes avec des témoins comme le Père Guy Gilbert ou Steven Gunnell, le chanteur chrétien, mais aussi Maurice de la Pintière, auteur des tapisseries sur l'Apocalypse exposées à l'UCO d'Angers. En parallèle, il est aussi aumônier diocésain de l’ACI, l’action catholique des milieux indépendants. "J’ai apprécié d’accompagner tous ces actifs, qui ont de plus en plus soif de spirituel et de formation biblique. Tous cherchent à donner sens à leurs responsabilités dans le monde du travail et partout où ils sont présents".

En 2006, le Père Thierry Piet arrive dans la paroisse Saint Joseph des Monts et Vallées, au Boupère, dans le bocage. Auprès de deux confrères prêtres, il découvre un dynamisme pastoral, avec plus d’une centaine de premières communions chaque année, une vie associative développée et des liens forts avec les municipalités. Il met aussi en place les communautés chrétiennes de proximité et la conduite des funérailles pour les laïcs.

 

L’EXPÉRIENCE DE LA FRAGILITÉ

 

Au début de l’année 2014, un grave problème de santé survient. « Il y a bien un avant et un après février 2014 ! J’ai fait une hémorragie méningée. Dans l’ambulance qui me conduisait vers l’hôpital de Cholet, je voyais le ciel étoilé. J’ai alors pensé à Abraham. Même si j’ai toujours su que j’allais m’en sortir et que j’ai toujours gardé confiance, j’ai vécu cela comme une alerte, un avertissement de ne pas aller au-delà de mes forces. J’ai fait l’expérience de la fragilité », raconte-t-il. « Aujourd’hui, on doit toujours faire plus, plus vite ! On ne peut pas tenir si on ne se réserve pas des temps de repos ». Au cours de sa convalescence, la lecture des Psaumes est pour lui un soutien spirituel fort. Depuis son arrivée à Benet, il y a trois ans, il aime se ressourcer dans le Marais, une promenade contemplative qui le conduit jusqu’à Maillé. Tombé sous le charme de cette région, il vient de composer un recueil intitulé « Verte Venise », avec des photos de Sylvain Ruelle, édité par Echo Optique, une association qu’il a créée avec d’autres il y a trente ans aux Herbiers et qui fait la promotion de la poésie sous toutes ses formes. « Tout ce qui est écrit, je l’ai vécu et ressenti. Je suis heureux de pouvoir emmener le lecteur dans cette promenade contemplative, qui invite à élever le regard vers Dieu », souligne-t-il.

 

Désormais curé de deux paroisses, celle de Benet et depuis septembre, celle de Maillezais, le Père Thierry Piet explique que l’esprit missionnaire est bien développé, les paroisses restant marquées par la présence des Missionnaires de la Plaine, même si les sœurs oblates de Sainte Thérèse ont quitté Benet en septembre. Une page se tourne. Mais le Père Thierry Piet, s’appuyant sur des fidèles paroissiens, note le dynamisme vécu au sein des communautés chrétiennes. Il a par exemple mis en place le « caté dimanche », pour les enfants et les parents une fois par mois, qui se termine par l’eucharistie. « C’est cela vivre en disciple-missionnaire ! », conclut-il.

Anne Detter-Leveugle

Catholiques en Vendée n°181 - Novembre 2019

19/09/2019

Yves Viollier

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14/09/2019

Les âmes simples

Voir aussi mon blog ICI

06/07/2019

Un cri pour la terre

 

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J'y étais, jeudi soir à Niort.

08/05/2019

Jean Vanier n'est plus

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Au départ, Jean Vanier le concède, c'est « une idée un peu folle » : « Et si je créais une petite communauté de type familial, avec quelques personnes touchées par un handicap mental ? » Miracle d'une rencontre avec deux hommes malmenés, comme beaucoup dans leur situation, par les institutions de l'époque. Philippe et Raphaël deviennent ses amis. Poussé par une « petite voix intérieure », Jean Vanier s'installe avec eux dans une modeste maison. « Nous avons commencé à vivre ensemble et nous avons beaucoup ri. Nous étions heureux. »

Le début d'une incroyable aventure. Ces communautés, qui unissent en un même lieu de vie des handicapés mentaux et des volontaires, vont fleurir dans le monde. L'Arche en compte aujourd'hui près de 150 pour plus de 5 000 membres.

Rien, a priori, ne prédestinait pourtant Jean Vanier à cette vie-là. En 1942, ce Canadien, né en Suisse, n'a que 13 ans quand il arrache à son père - futur gouverneur général du Canada - l'autorisation de rejoindre la Royal Navy, en Angleterre. Il y reste huit ans. Une brillante carrière dans la Marine lui tend les bras. Mais il prend un autre cap. Nouveau départ. « Tout quitter, non pas pour fuir, mais pour être moi-même. »

Né en 1928, Jean Vanier nous a quittés dans la nuit de lundi à mardi, à 90 ans.