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08/04/2017

Cri et sang

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Cri et sang

Cri de l’homme en agonie

Jusqu’à la fin des temps.

 

Sang du juste qu’on assassine

Un matin de printemps.

Cri du condamné

Exécuté, fusillé, électrifié,

Otage abattu.

Voici l’homme,

Trahi et crucifié.

Il faut que ‘ordre immuable demeure,

Comme il a toujours été.

Les pauvres sont, tel Dieu le veut,

Des pauvres : qu’ils le restent.

Les riches font fructifier leur or,

C’est la logique des choses.

Mieux vaut qu’un homme y laisse sa peau,

Qu’un peuple tout en entier.

 

Les rêveurs peuvent toujours rêver :

Les justes n’ont pas de place ;

Le monde est pour les loups.

Les politiques se lavent les mains

Et condamnent proprement.

Les hommes de loi mettent le bandeau

Et penchent la balance.

Les fonctionnaires du religieux

Connaissent les codes, les rites, les lois,

Les encycliques et les décrets,

Mais ils ne savent plus Dieu.

L’ont-ils connu un jour ?

Le juste ne vaut que trente deniers

Et l’ami, pour de la monnaie,

Se mue en faux-témoin.

Cri et sang de l’innocent,

Tout seul devant sa mort.

Cri et sang du vendredi

Quand le soleil descend.

 

Cri et sang.

Cri du corps qu’un corps féconde

Dans une étreinte d’amour.

Cri de la femme qui devient mère

Et que la vie déchire.

Cri de l’enfant qui voit le jour,

Cri de la vie, cri de l’amour

Parmi les flots de sang.

Cri de Dieu qui créé le monde

Et l’habille de couleurs.

Couleur de sang du dimanche matin

Quand le soleil renaît.

 

Le grain semé se meurt en terre

Mais l’épi lève, vivant,

Qui annonce la moisson.

L’arbre qui apportait la mort

Devient l’arbre de la vie.

Cri et sang.

Cri et chant.

Alléluia !

 

Paul Grostefan

18:00 Publié dans Cris, Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

31/12/2015

La fin du monde

Et si on parlait de sobriété? de nouveaux modes de consommation? de faire la fête autrement?

Court-métrage de Michael Havenith

12/11/2015

My life's a cage

A découvrir... ainsi que les videos qui s'enchaînent...

17/09/2015

En fuite

Nous ne sommes pas dangereux, nous venons du danger.samir.jpg
En fuite depuis des années
En fuite pour me sauver
La journée je souris
Mais le soir je ressens toutes mes peines
A l’école je porte un masque
Etre 100% moi-même
Mais le soir je suis ce jeune homme
Avec des douleurs et de la tristesse
Je peux alors laisser couler les larmes
Que je retiens la journée.
Mais, regardez-moi bien dans les yeux
Vous y verrez la douleur
Qui porte un masque la journée
Mais ne peut être heureux.
Je suis Amir Je suis musulman et j’en suis fier
Je ne bois pas de bière
Je suis illégal
Depuis des années en fuite
Sans papiers
En fuite pour mes droits d’enfants
Parce que je ne pourrai jamais accepter l’absence de droits
Je m’y opposerai toujours
Madame De Block, pense chaque fois
Que ce ne sont que de simples phrases que j’écris
Mais elle ne comprend pas encore que ce sont mes phrases de vie.

Ne soyez pas tristes car je reste ici… pour toujours évidemment.
Ici c’est chez moi
Et même si c’est difficile je suis content.
L’endroit où je suis me donne du courage.
Car je suis ici chez moi.

Samir  (en photo)

SOURCE

07/03/2015

Cris

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ô mon frère

hier est livré à la poussière

et demain

tu le prendras  à deux mains

 

ne lève pas le petit doigt

ne demande pas la permission

et brandis ton crayon

 

ce n’est pas une mine de charbon

mais de l’or à foison

un trésor que tu tiens

entre tes mains

 

tu veux crier ? tais-toi !

écris un poème

 

pas d’autres lois

pas d’autres fois

pas d’autres choix

 

bouge-toi

et le vent s’en mêlera

 

va plus loin que loin

vers la fin sans fin

 

et si le brouillard est une fumée sans feu

et si derrière un homme

il n’y a jamais qu’un homme

 

toi tu as

de la puissance rêveuse à vendre

et ce que tu veux c’est la vie

avec la lumière qu’elle procure

 

TP

00:00 Publié dans Cris, Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

06/03/2015

Insurrection poétique

Le-Printemps-des-Poetes.jpg

"La poésie peut encore sauver le monde en transformant la conscience" Lawrence Ferlinghetti

Fait de langue, la poésie est aussi, et peut-être d'abord, « une manière d'être, d'habiter, de s'habiter » comme le disait Georges Perros.
Parole levée, vent debout ou chant intérieur, elle manifeste dans la cité une objection radicale et obstinée à tout ce qui diminue l'homme, elle oppose aux vains prestiges du paraître, de l'avoir et du pouvoir, le voeu d'une vie intense et insoumise. Elle est une insurrection de la conscience contre tout ce qui enjoint, simplifie, limite et décourage. Même rebelle, son principe, disait Julien Gracq, est le « sentiment du oui ». Elle invite à prendre feu.

Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des Poètes