15.11.2009
Secours catholique
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17.10.2009
Refus de la misère

Message d’Eugen Brand, Délégué Général du Mouvement international ATD Quart Monde - 17 octobre 2009
Message du Délégué général du Mouvement international ATD Quart Monde à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre 2009
« Nos pays vont se retrouver sous l’eau » criaient ces jours des familles d’Asie obligées de vivre depuis toujours dans des zones les premières envahies par la furie des crues.
Typhons, tremblements de terre emportent ici les maisons, laissant des millions d’enfants et leurs parents affronter les éléments à mains nues. Et quand l’eau se retire, lorsque la boue aveugle recouvre les quartiers, les médias deviennent sourds, et dans les plaintes muettes fermente une violence causée par un trop-plein de malheur et d’injustices.
« Pourquoi ce sont toujours nos maisons qui sont détruites ? » alors que d’autres se réservent les zones protégées ? « Quand je serai grand j’irai casser leur maison. » Des voix de mères s’élèvent : « Dans la tête et dans le cœur de nos enfants, nous voulons mettre autre chose que de la colère ». Dans cette époque secouée par tant de crises, écologique, énergétique, alimentaire, économique, financière, sociale, entendons-nous ces enfants et leurs parents ?
En ces jours où, sous couvert de lois aveugles et de frontières toujours plus infranchissables, l’arrogance des uns chasse les autres, au mépris de leurs droits essentiels, nous voulons, avec tous ceux qui défendent la dignité de chacun, être porteurs d’une histoire nouvelle reliant les générations, les communautés et les pays. Une histoire où le respect entre humains et le respect envers la terre se nourriront enfin, inséparablement.
En cette année du vingtième anniversaire de la convention des Droits de l’enfant, ce sont eux, les enfants, qui nous entraînent dans un monde habité par la confiance.
Nous sommes témoins que, par une infinité de gestes concrets, ils s’associent déjà avec des jeunes et des adultes, inventant des solidarités inédites. Des solidarités qui ne consistent pas seulement à conquérir sur la mer des hectares de bien-être pour quelques-uns, mais à gagner pour tous des espaces de terre ferme où s’expérimente un savoir vivre ensemble qui ne veut laisser personne de côté.
Ce n’est pas l’amnésie forcée ou le silence sur les atrocités endurées par les grands qui pourront libérer les enfants de la colère et leur offrir la terre d’avenir qui leur revient. La terre ferme à laquelle ils ont droit produit la fierté d’hériter du courage de leurs ainés pour tenir tête à l’humiliation et au manque de tout.
Dans le champ de toutes les générations, travaillons à cette culture d’un nouveau savoir-vivre ensemble où la mémoire et l’honneur restitués préservent du déchirement les liens familiaux et communautaires.
Cultivons ce savoir-vivre ensemble qui empêche de sombrer dans une solitude que la culpabilité gangrène.
Sur cette terre d’avenir pour les enfants, pour tous, cultivons les champs où chacune et chacun peut se reconnaître membre à part entière d’une humanité libérée de la peur d’affronter les injustices auxquelles il lui appartient de mettre fin.
- 12 octobre 2009
voir 17 octobre
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14.03.2009
Qui lit la poésie aujourd'hui?
Qui lit de la poésie aujourd’hui? Personne ou presque, une poignée d’individus passionnés, souvent poètes eux-même. C'est le Printemps des Poètes 2008 et les médias vont encore donner une vision arbitraire de la poésie contemporaine, en soulignant l’importance «médiatique» du Slam, au moment où sort le deuxième album de Grand Corps Malade, en évoquant quelques poètes célèbres comme Philippe Jaccottet, Yves Bonnefoy ou Bernard Noël, entre autres, qui écrivent et publient depuis très longtemps et qui sont heureusement soutenus par de grands éditeurs. Mais est-ce que le Grand Public les connait?
Faites un sondage dans la rue et posez la question suivante: citez-moi un poète contemporain vivant? On vous répondra par des noms de disparus: Prévert, Aragon ou Eluard, dans le meilleur des cas et on ne saura pas répondre exactement à votre question. Mais qui connait Ariane Dreyfus ou Jacques Ancet? Mais quid de tous les milliers de poètes de France et de Navarre, qui n’ont pas de lecteurs parce que les grands médias ne s’intéressent pas à la poésie, de toutes ces revues menacées de disparaitre, parce que les institutions ont décidé de baisser ou bien de supprimer les subventions? Cela touche même les «poètes célèbres et soutenus par de grands éditeurs».
«Aujourd’hui Poème» est en passe de mourir. «Le Nouveau Recueil» n’existe plus sur support papier et survit grâce au Net. Des revues d’importance moyenne, des revues plus petites encore, des maisons d’édition avec des auteurs moins prestigieux mais tout aussi talentueux, disparaissent, des associations n’ont plus le droit de tenir un stand au Marché de la Poésie, Place St Sulpice, à Paris, en Juin, par faute de non-rentabilité: voilà ce qu’est la poésie aujourd’hui! Depuis 2007, des associations comme le Club de Poètes de Champigny sur Marne (Médiathèque Jean-Jacques Rousseau) regroupant des amateurs de poésie, des enseignants ou des professionnels de la culture comme les bibliothécaires ne peuvent plus demander un stand alors qu’elles ont les moyens de le payer! Au Marché de la Poésie, il n'y a plus que des éditeurs et certaines revues (ce qui est normal pour un Marché), mais plus d'associations!!!
La Poésie en France? Elle est moribonde! Et le Slam est un écran de fumée qui cache l’essentiel.
Je soutiens évidemment toutes les manifestations du Printemps des Poètes mais je pense qu’il faut être vigilant et surtout s’inquiéter de la disparition de certaines revues et de certains éditeurs.
Vu dans Blibliobs
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06.02.2009
L'intégrisme: la maladie des religions
Lu dans le dernier numéro de La Vie à propos de la réhabilitation des évêques intégristes dont l'un d'eux est négationiste:

Olivier Py, directeur du théâtre de l'Odéon à Paris, revient avec force sur les raisons qui l'ont motivé à soutenir l'appel de La Vie
« Je soutiens cette pétition car je suis scandalisé. Humilié, car j’ai toujours envie de défendre le pape, et Benoît XVI, et je ne sais quel argument trouver. C’est la première fois dans ma vie de chrétien que je suis en désaccord total avec l’Église. L’intégrisme est la maladie des religions. Et, dans toutes les religions, on le combat. Nous, nous devrions en être protégés par le pouvoir central du Vatican. Or, là, c’est le Vatican lui-même qui ouvre la porte. C’est un signe catastrophique envoyé au monde. Si nous acceptons la dérive sectaire chez nous, comment allons-nous la combattre dans les autres religions ? Les intégristes ont choisi de s’exclure, laissons-les à leur choix. Mais je pense à ceux qui songent à devenir chrétiens. Combien vont hésiter à passer le seuil d’une Église qui refuse les divorcés, qui rejette ceux qui vivent avec une personne du même sexe, mais accepte les négationnistes. C’est une question morale. Non pas théologique. Les accueillir sous prétexte de faire l’unité de l’Église, c’est à coup sûr faire exploser l’unité. Explosion que j’espère. Il faut dire haut et fort que le discours des intégristes et le nôtre, ce n’est pas la même chose. Je suis né en 1965. Je n’ai connu que l’Église de Vatican II. Et cette Église est ce qu’elle est parce qu’il y a eu Vatican II. Le tournant fondamental, ce n’est pas la liturgie. Peu importe la messe en latin. Le tournant, c’est la place des fidèles qui devient centrale. C’est la remise en cause d’une hiérarchie qui ne va pas avec le message du Christ. Après le Concile, le fidèle est au centre de l’Église et je suis profondément attaché à cette idée d’un Vatican II à réaliser, qui n’est pas fini. Être catholique, c’est croire à l’universel. Être en accord avec le message du Christ, c’est être ouvert à l’autre. Le Christ remplace l’endoctrinement par l’amour, son message est résolument séparé des enjeux politiciens du temps. Les intégrismes, toujours et partout, sont à l’opposé de la tolérance : ce sont
des mouvements racistes, réactionnaires et nationalistes déguisés. »
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25.01.2009
Vaincre la lèpre

Vivre c'est aider les autres à vivre.
56ème journée mondiale des lépreux
24 et 25 janvier 2009
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21.01.2009
Le cercle du silence
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02.01.2009
Appel de Pax Christi
Le 11 novembre 2006, à la suite d'événements dramatiques survenus dans la bande de Gaza, les présidents d'un certain nombre d'organisations et institutions chrétiennes, réunies à l'initiative de Pax Christi, lançaient un appel: « Assez de sang et de larmes au Proche-Orient ». Cet appel fut porté au Président de la République en appui d'un projet de Conférence Internationale pour la paix entre Israël et la Palestine. Deux ans plus tard la même « logique perverse de l'affrontement et de la violence » (Benoît XVI – Message de Noël), qui avait motivé cet appel, se déploie de nouveau, avec pour acteurs principaux l'Etat d'Israël et le Hamas dans la bande de Gaza et ce sont les mêmes populations innocentes qui en sont les victimes. Voilà pourquoi c'est le même appel que Pax Christi voudrait lancer, lourdement grevé de deux années supplémentaires de souffrance des populations et de forfaiture des responsables.
« Assez de sang et de larmes à Gaza ». Aucune raison politique ne saurait justifier le sang et les larmes des innocents, de quelque nationalité qu'ils soient. Nous adjurons Monsieur Ehoud Olmert, premier ministre de l'Etat d'Israël, nous adjurons Monsieur Ismaïl Hanyeh, responsable du Hamas, d'arrêter « le massacre », de mettre fin à une escalade dont le seul résultat est la ruine, la souffrance et la mort. Nous adjurons la communauté internationale de ne pas se réfugier dans les discours inefficaces et les faux-fuyants et d'intervenir dans ce face à face meurtrier. Il est inacceptable que soit dénié à un peuple le droit à la reconnaissance et à la sécurité. Il est encore plus inacceptable que des hommes, des femmes et des enfants innocents meurent sans raison. Quelles que soient les responsabilités des uns et des autres, les acteurs de cette tragédie auront à rendre compte devant leur Dieu de leur aveuglement et de leur cynisme. Il n'y a pas d'autre manière de signifier une volonté de paix que de s'asseoir à une table de dialogue et de négociation.
Le peuple d'Israël et le peuple de Gaza sont nos amis. C'est eux que nous voulons et que nous devons défendre. Ce texte nous l'adressons au Président de la République Française afin qu'il fasse tout ce qui est possible auprès des décideurs du monde entier pour éviter un embrasement plus vaste. Nous l'adressons aux co-signataires de l'appel de 2006, pour qu'ils expriment publiquement leur propre rejet de ces évolutions inhumaines. Nous l'adressons aux hommes de religion que sont le Grand Rabbin Bernheim et le Président Moussaoui, pour qu'ils élèvent leur voix dans ce combat pour la paix. Nous l'adressons aux diverses sections de Pax Christi International pour que par leur intermédiaire de nombreux hommes de bonne volonté se mobilisent en faveur de cette paix.
Paris, en la veille de la Journée Mondiale pour la Paix du 1er janvier 2009
+ Marc Stenger
Evêque de Troyes
Président de Pax Christi France
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14.12.2008
Que vive le dimanche!
Que vive le dimanche !
| Monsieur le Président, Père Patrice Gourrier, |
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07.12.2008
Le travail, le dimanche
Le travail cesse d’ennoblir l’homme au moment où il commence à l’asservir
Ce message, tiré de la Bible, nous voulons aujourd’hui le mettre en lumière au moment où nous croyons menacées des valeurs qui nous semblent essentielles comme chrétiens et comme citoyens engagés dans le monde ouvrier.
C’est pourquoi nous ne pouvons pas nous taire devant un projet qui va casser le code du travail, briser la vie sociale et familiale, entraîner une perte des repères de notre société.
Allons-nous devoir travailler sept jours sur sept pour espérer compenser des salaires qui n’évoluent pas et qui ne permettent pas de vivre décemment ? On nous dit que seuls les volontaires travailleront le dimanche. Nous savons que c’est un leurre. Personne n’est dupe de ce « prétendu » volontariat. Peu à peu la loi du marché s’imposera et devant la menace de perdre son emploi, le salarié n’aura pas d’autre choix que d’accepter. Les premiers touchés seront inévitablement les personnes défavorisées, en grande précarité.
Cette légalisation du travail le dimanche touchera d’autres secteurs d’activité (garde d’enfants, transports, approvisionnement, nettoyage…)
Par ailleurs n’irons-nous pas vers d’autres dérives : ouverture des grandes surfaces une partie de la nuit ? Ou encore le travail continu le week-end… ?
Alors quand nous retrouverons nous ?
L’organisation du temps ne peut se faire quand, dans une famille et dans une société, personne n’a le même rythme. Dans notre monde individualisé nous mesurons l’importance de la convivialité, de la gratuité : se retrouver pour faire du sport, faire la fête en famille, entre amis, se cultiver, participer à des manifestations culturelles, vivre un culte religieux… C’est tout cela qui crée le lien social. C’est tout cela qui permet à l’homme de se construire et de vivre en harmonie avec les autres. Car nous sommes des êtres de relation.
C’est quand on veut nous enlever un bien précieux acquis de haute lutte que l’on se rend compte de son inestimable valeur. Comment se rencontrer, se connaître, partager des valeurs communes si chacun est réduit à son individualité ?
Parce que nous sommes convaincus qu’il faut garder le sens du bien commun, de la fraternité et de la justice sociale, nous demandons expressément aux députés et sénateurs de prendre toute la mesure des conséquences qu’engendrerait cette loi et par conséquent de s’y opposer.
Les Délégués et Coordonnateurs Diocésains de Mission Ouvrière des régions Bretagne / Pays de Loire.
Nantes, le 2 décembre 2008
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02.12.2008
Non à l'hyper Noël!
22:00 Publié dans Actualités, Cris | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







Je fais partie de ceux que votre discours prononcé au palais du Latran, le 20 décembre 2007, a enthousiasmé. En effet, tout en respectant le principe de laïcité, auquel je suis profondément attaché, vous avez officiellement reconnu qu’il était important « d’assumer les racines chrétiennes de la France et même les valoriser, tout en défendant la laïcité parvenue à la maturité ». Emporté par cet enthousiasme, je n’ai pas hésité - au risque d’être critiqué, et cela n’a pas manqué d’arriver - à lire certains passages de votre discours en chaire, soulignant sa portée historique. Quelle ne fut pas ma déception lorsque j’ai appris que vous souhaitiez modifier la loi de 1906 sur le travail le dimanche !