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27/11/2019

Protéger les enfants

L’enfant n’est pas un objet mais un sujet fragile, une personne. Il s’agit donc de le protéger de tout abus, de toute violence. Mais aussi de lui donner la sécurité physique, affective et sociale dont il a besoin pour grandir et devenir un adulte heureux et responsable.

C’est le grand apport de la Convention internationale des droits de l’enfant, adoptée par les Nations unies le 20 novembre 1989. Son 30e anniversaire, lors de la Journée mondiale de l’enfance, nous donne l’occasion de saluer les avancées accomplies grâce au travail de nombreux acteurs : Unicef, associations et bénévoles. Mais il s’agit aussi de combattre les menaces nouvelles qui pèsent sur les enfants.

En trente ans, ces droits ont permis de sauver de nombreux enfants. Des politiques de protection de l’enfance se sont développées. Ils sont aussi au cœur des objectifs du développement durable des Nations unies : lutte contre la pauvreté et la malnutrition, développement de l’éducation…

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Enfant du Yémen

Mais beaucoup reste à faire pour en finir avec la misère et les violences dont ils souffrent. 250 millions d’enfants vivent dans des zones de conflits ! Perdus, enlevés, déracinés, beaucoup sont la proie de criminels : trafiquants d’organes et d’êtres humains, terroristes qui les utilisent comme bombes, enfants soldats… À cela s’ajoutent les mariages forcés, l’esclavage domestique, l’exploitation dans les mines, les usines, les champs.

Il faut aussi protéger les enfants des déferlements de haine et de violence sur Internet, demande le pape François. Car ils sont exposés à la propagande terroriste, à la pornographie. Beaucoup sont harcelés ou même pris dans les filets de criminels et de trafiquants. La responsabilité pénale des entreprises numériques diffusant ces messages devrait être engagée.

L’enfant, une personne

Les droits de l’enfant reposent sur le fait de le considérer comme une personne. Or, beaucoup observent que la conscience de ces principes fondamentaux s’affaiblit, même dans les démocraties d’où ils proviennent.

Ainsi, alors que la Convention établit l’enfant comme sujet de droit, certaines pratiques comme celle des mères porteuses, font l’inverse : l’enfant devient l’objet d’un contrat. On glisse alors des droits de l’enfant au droit à l’enfant. Son intérêt supérieur compris par beaucoup comme le droit d’avoir un père et une mère, est aussi en question dans de nombreux pays : la GPA pour les hommes et la PMA pour les femmes, aboutissant à le priver de l’un ou de l’autre.

La France, patrie des droits de l’homme, se doit d’être exemplaire en respectant les droits de l’enfant. Un enfant sur cinq vit dans la pauvreté. Des enfants étrangers sont placés en centres de rétention avec leur famille, malgré la protestation du Défenseur des droits. Des milliers de mineurs sont victimes de violence sexuelle. La combattre résolument devrait conduire toutes les institutions concernées à agir avec courage. Les travaux de la Commission indépendante lancée par l’Église catholique semblent aller dans ce sens. Il faut espérer aussi que les mesures annoncées par le président de la République seront efficaces.

Cet anniversaire nous place devant nos responsabilités. Il nous invite à prendre du recul pour envisager les conséquences à long terme de nos choix et à être vigilants pour que les droits de l’enfant soient toujours respectés. S’unir est plus que jamais nécessaire pour combattre sans relâche toutes les violences dont tant d’enfants sont victimes aujourd’hui.

Editorial de Ouest-France de Jeanne Emmanuelle Hutin pour le 30ème anniversaire des droits de l'enfant.

Site de l'Unesco

Site de l'UNICEF, texte de la Convention

Il y a 30 ans, Saint-Preux créait pour cette occasion Les Cris de la Liberté et il a remis la partition au Pape Jean-Paul II.

Ci-dessous, un video-clip non officiel

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