Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/06/2017

Temps ordinaire

to.gif

Quand reprend le temps ordinaire, aussitôt après la fête du Baptême du Christ  ou après la Pentecôte, on est en général saisi par une sorte de nostalgie : qui se sent attiré, en effet, par l'«ordinaire» ? On range la crèche et ses santons, et avec elle l'odeur chaude et dorée de Noël... La fin du temps pascal signifie aussi le retour du cierge pascal à la sacristie... Les signes s'estompent et l'on se sent poussé au désert de la banale répétition des jours... Vraiment ?

 

Non pas vraiment. Car ordinaire, cela veut d'abord dire «ordonné» ; dans l'ordre. Le Maître des cérémonies (Dieu !) a tout disposé dans l'ordre de façon à ce que nous puissions jouir de l'harmonie qu'il a voulue et prévue pour nous. Le temps ordinaire, c'est le temps où toutes les réalités trouvent leur juste place selon le cœur de Dieu. Il ne s'agit pas de quitter le temps de la fête pour retrouver la grisaille du quotidien mais de vivre pleinement d'un mystère de salut (incarnation et rédemption, Noël et Pâques) qui s'inscrit jusque dans l'ordinaire de nos vies.

 

On pourrait croire alors qu'il s'agit d'une sorte de pause : on ne peut pas vivre intensément tout le temps, il faut parfois s'arrêter pour goûter, pour méditer, pour reprendre et savourer, pour ne pas se laisser dépasser par la liturgie... Ça n'est pas faux, mais ça n'est pas suffisant ; car ordonné veut aussi dire «tourné vers», «orienté» : le temps ordinaire, c'est donc aussi le temps orienté. Orienté vers quoi ? Orienté vers le Christ, tout simplement, lui l'Orient des Orients, la lumière sans couchant, le vrai Soleil de Justice. Le temps ordinaire, c'est le temps du marcheur, le temps du disciple qui se sait appelé à mettre ses pas dans ceux du Christ pour «marcher à sa suite». C'est un temps qui a un début – le baptême – et une fin – la Pentecôte. Renés en Christ dans la grâce de Noël, nous cheminons avec lui pour nous ouvrir à la grâce la plus grande qui soit : le don de son Esprit.

 

Non, le temps ordinaire n'est pas le temps du «moins» ou du «moins bien» mais le temps de se mettre en route... et c'est maintenant !

SOURCE

 

02/05/2017

C'est une folie

rose.jpg

C’est une folie de haïr toutes les roses
parce que une épine vous a piqué,
d’abandonner tous les rêves
parce que l’un d’entre eux ne s’est pas réalisé,
de renoncer à toutes les tentatives
parce qu’on a échoué…

C ‘est une folie de condamner toutes les amitiés
parce qu’une d’elles vous a trahi,
de ne croire plus en l’amour
juste parce qu’un d’entre eux a été infidèle,
de jeter toutes les chances d’être heureux
juste parce que quelque chose
n’est pas allé dans la bonne direction.

Il y aura toujours une autre occasion,
un autre ami,
un autre amour,
une force nouvelle.

Pour chaque fin
il y a toujours un nouveau départ.

 

Saint-Exupéry

27/04/2017

La Pâque avec vous

paques.jpg

Chers amis,
Ce matin de Pâques,
nous voulons tisser avec vous
une belle broderie pascale

recevoir avec vous le regard du Ressuscité
qui rallume le feu dans les yeux
et réchauffe les solitudes et les cœurs glacés

nous redire ensemble les paroles du Ressuscité
qui relèvent, pardonnent
et parlent de la dignité de tout homme.

regarder avec vous les mains du Ressuscité
qui abreuvent la source
désaltèrent la liberté et donnent la joie d’aimer

faire avec vous les gestes du Ressuscité
qui enlèvent les chaînes de nos vies
et ouvrent au partage et à la solidarité

accueillir avec vous l’Amour du Ressuscité
pour chacun de nous
et pour tous ceux qui attendent l’espoir d’une libération

Avec le Ressuscité, nous sommes tous appelés à broder
l’immense tapisserie du monde nouveau sans cesse à construire

Allez, n’aie pas peur,
Accroche ta vie au Fil de l’Espérance !

 

Communauté chrétienne d’Angers ( France)

Message adressé au nom de la communauté chrétienne
à la communauté chrétienne de la maison d’arrêt la nuit de Pâques

19/04/2017

Où donc verra-t-on le Christ?

Christ-aux-1000-visages.jpg

Où donc verra-t-on le Christ
sinon à travers des communautés rassemblées
pour célébrer sa mort et sa Résurrection
et la joie qui en jaillit pour le monde ?

Où donc entendra-t-on le Christ
sinon à travers des communautés
qui annoncent sa parole de libération
à travers des actes de pardon et de paix ?

Où donc brillera le visage du Christ
sinon à travers des communautés
vivant concrètement selon son Esprit
et pratiquant chaque jour son Evangile ?

Seigneur Jésus,
envoie-nous sur les chemins quotidiens !
Envoie-nous donner notre bienveillance,
accorder notre attention,
engager notre solidarité,
travailler pour la dignité,
prendre du temps pour la prière, et qu'ainsi
à travers notre existence menée selon l'Evangile,
apparaisse le Visage du Christ
pour nos frères de ce temps !

Une chrétienne

18/04/2017

Pâques: un regard neuf

pâques2.jpg

Chaque être porte en lui-même une part de résurrection.
Chaque être peut nous enrichir, à condition de plonger en lui
dans ce qu'il y a de beau, de meilleur, de lumineux, de divin.

Malheureusement, nous épluchons d'abord les ténèbres de l'autre. Et nous en restons là.
Le Christ est là, dans chaque être, enfoui, prêt à se faire reconnaître, et nous passons sans le voir.
Nous manquons la rencontre souvent, pris par notre égoïsme, nos refus,
nos barrières, nos intolérances, nos rejets.
Nous avons besoin de demander dans notre prière le regard du Christ.
Il plongeait dans les êtres avec une telle intensité, une telle fraîcheur, une telle nouveauté,
que personne n'oubliait jamais plus ce regard. Et en vivait.

Le Christ ressuscité a besoin de notre regard de tendresse et de miséricorde pour aborder chaque être.
Plonger dans ce que chaque personne a de meilleur, c'est recevoir une parcelle de la lumière du Ressuscité.

Père Guy Gilbert

17/04/2017

Celui qui regarde vers Pâques

tombeau ouvert.jpg

Celui qui regarde vers Pâques
Porte sa croix
Comme une femme porte
son enfant car jésus fait de sa croix une naissance.
      Il porte sa croix comme un arbre porte du fruit
      Car jésus fait du bois mort un printemps.
Il porte sa croix comme chacun porte son nom
Car jésus fait de sa croix le nom de son amour.
      Il porte sa croix comme un livre porte un titre,
      Car jésus fait de la croix le titre des chrétiens.
Il porte sa croix comme un facteur porte le courrier,
Car Jésus fait de la croix la bonne nouvelle que mort est morte.
      Il porte la croix comme on porte la tête haute,
      Car, avec sa croix, Jésus ressuscite la dignité de l’homme.
Il porte sa croix comme on porte la contestation,
Car Jésus fait de la croix un signe de contradiction.

Jean Debruyne