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07/05/2020

Déconfiner Dieu

Activisme des réseaux sociaux

Pas de rassemblements, pas de sacrements, pas d’Eucharistie : de fait, la période que vivent les catholiques est étonnante. Elle a provoqué cependant une intense créativité sur les réseaux sociaux, avec des messes sur Facebook, Twitter, YouTube. Certains prêtres se sont donné beaucoup de mal pour répondre au manque ainsi créé, avec le risque de renvoyer une image bien cléricale et, partant, masculine du catholicisme. Comme une ruse de l’histoire, au moment même où le pape François avait entrepris une réflexion sur l’excès de cléricalisme… Cet activisme sur les réseaux sociaux peut aussi parfois verser, comme l’analyse le dominicain Dominique Collin, dans une vision fonctionnaliste de la foi (1), où l’image importe plus que le message, ce dont le pape François lui-même s’est ému. On sait que le catholicisme a toujours entretenu un lien étroit avec les techniques visuelles, les églises de la contre-réforme, à Rome, le manifestent assez. Mais ces spectaculaires bénédictions de villes contre le virus, tous ornements sacerdotaux dehors, avaient parfois un côté bien fellinien…

Il ne s’agit pas de critiquer, et l’auteure de ces lignes a elle-même été heureuse de pouvoir profiter des messes retransmises à la télévision. Mais n’est-ce pas l’occasion de nous interroger sur le sens de ce que nous vivons ? De profiter de ce moment exceptionnel, le kairos, comme l’écrit dans un magnifique texte (2) le père Tomás Halik, théologien tchèque, pour voir ce à quoi notre foi a été renvoyée durant ce confinement, avec l’impossibilité d’assemblée dominicale ? Nous avons envie de retourner dans nos églises, mais l’absence de célébration liturgique épuise-t-elle toute la foi ? La période que nous venons de vivre prouve bien l’inverse : nous nous sommes sentis en communion, sans communier. Elle peut aussi nous inciter à revoir notre compréhension de l’Eucharistie, qui, comme l’écrit Anne Lécu, est aussi le service d’autrui (3).

De nouvelles pistes

Au fond, que célèbre-t-on le dimanche ? Un rassemblement de voisins qui s’apprécient dans un lieu donné avec un prêtre donné ? Ou bien une communion aux dimensions universelles ? La communion des saints n’est pas un vain mot dans l’Église. Nous avons poussé à bout la logique de Pie X qui a instauré la communion hebdomadaire, voire quotidienne, en faisant de nous des « consommateurs d’hosties », dans une vision parfois réductrice du sacrement. Or, le nombre de prêtres diminue. Si l’on n’est capable d’ouvrir les églises que pour la messe, on va devoir en fermer beaucoup dans les années qui viennent. Cette crise peut justement nous offrir de nouvelles pistes, sans pour autant, évidemment, renoncer à l’eucharistie. Le confinement a donné lieu à de très belles liturgies domestiques, le christianisme renouant alors avec ses racines juives. Il a permis la formation de groupes de lectures, de méditations, d’études sur la Bible, d’écoute de la Parole, bien au-delà des cercles de pratiquants habituels. Et aussi autorisé une Semaine sainte dans la prière et le silence. Enfin, il s’est traduit par de nombreux gestes de solidarité de la part des paroisses et de leurs prêtres. À se demander si, plutôt que de se battre pour déconfiner les messes, il ne vaudrait pas mieux se battre pour déconfiner Dieu lui-même, et le sortir d’églises parfois trop fermées.

 

(1) « Deus ex machina », de Dominique Collin
sur revue-etudes.com

(2) « Les églises fermées, un signe de Dieu ? »  sur La Vie.fr

(3) Ceci est mon corps, d’Anne Lécu, éd. du Cerf.

Isabelle Gaulmyn, journaliste à La Croix

Source

03/05/2020

4ème dimanche de Päques

4ème dimanche de Pâques A

« Mes brebis connaissent ma voix »

Journée des vocations

 

brebis.jpg

porte.jpg« Mes brebis connaissent ma voix. » On ne devrait jamais ouvrir l'Evangile ou écouter la lecture du dimanche sans chercher à bien connaître la voix de Jésus.

Nous n'avons pas son visage mais nous avons sa parole. Les gardes envoyés par les grands prêtres pour l'arrêter revinrent bredouilles et éblouis en disant : « Jamais homme n'a parlé comme cet homme ! »  Eh bien, nous connaissons la voix de Jésus quand nous sentons que personne ne parlera comme lui.

En effet, Jésus emploie les mots les plus ordinaires, mais ces mots reviennent de très loin, ayant pris des résonances qui peuvent changer une vie par une seule phrase.

Elle est justement dans cet évangile d'aujourd'hui la parole qui peut tout changer pour nous, la parole qui ouvre soudain sur l'infini. Après avoir dit : « Je suis la porte », il a ajouté que c'est la porte de la vie : « Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé, il pourra aller et venir librement et il trouvera tout pour vivre. »

Qui n'a jamais eu envie d'être un vivant ? En ce temps de confinement où la mort rôde autour de nous, la question nous habite sans doute un peu plus.

La voix continue : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance. » Ce verset est, à mon avis, la plus belle des promesses de Dieu, celle qui nous comblera le plus. Il faut la savourer aux jours heureux. Il faut la reprendre aujourd’hui avec empressement et entêtement puisque, autour de nous, personne n’en parle et, à nos yeux, tout semblerait dire le contraire.

St Luc, dans les Actes des Apôtres, nous rappelle ce que doit être notre conduite en nous racontant ce qui s'est passé le Jour de la Pentecôte. Il ne s'agit pas pour nous de mépriser le monde, en disant, par exemple, qu’il est mauvais, mais de nous tourner vers, nous convertir à Jésus Christ qui seul peut pardonner nos péchés et nous donner l'Esprit Saint. C'est à nous maintenant d'écouter sa voix et de laisser fructifier la vie qui nous a été donnée à notre baptême.

Cette voix nous met en confiance; cette voix nous conduit. St Pierre, dans la deuxième lecture, nous dit qu'adhérer au Christ ne met pas à l'abri de la souffrance, mais lui donne du sens. Le berger qui nous conduit a lui-même connu la souffrance, sans perdre confiance en Dieu. Bien plus, il en a fait une offrande d'amour. Et Pierre nous invite à marcher à la suite de ce berger, dans l'espérance.

Oui, ce berger est un berger qui nous fait vivre. Il connaît chacun de nous par son nom. C'est un berger qui ne se contente pas de nous connaître, mais qui sait prononcer notre nom, un berger qui nous appelle. Quand nous sommes tentés de suivre d'autres maîtres, d'autres voix – philosophes, gourous et autres stars – rappelons-nous que Jésus, lui, nous offre la vraie vie, la vie en abondance.

A cette vie nous y goûtons par le baptême. La porte du baptême nous a fait entrer dans la vie du Ressuscité. Une préface du temps pascal affirme que dans le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus, chacun de nous est déjà ressuscité. Oui, nous vivons de la vie même du ressuscité.

Voilà pourquoi, pour ceux qui veulent l'entendre, la voix du Seigneur nous met en confiance dans ce monde qui connaît bien des soubresauts en ce moment; sa voix nous conduit à travers les méandres de la vie; sa voix nous façonne aussi : elle nous fait devenir ce que nous sommes en suscitant notre propre voix, en suscitant les mots pour notre propre réponse à l'appel qui nous est adressé pour entrer toujours plus en avant dans la vie qui, sans cesse, nous est  proposée.

C'est ce dimanche la journée de prière pour les vocations. La Parole de Dieu est la source inépuisable des vocations. Accueillie, assimilée, méditée, elle façonne en nous l'être intérieur, elle dessine en nous le visage, l'image, de Celui qui est la Parole incarnée : Jésus. Dans la lumière vivante de l'Esprit, elle donne valeur d'éternité à notre existence terrestre et nous fait entrer dans le Mystère de Dieu.

Dans l'Eglise et pour le monde, nous avons besoin de toutes les vocations. L'Esprit Saint ne manque pas d'imagination pour faire entendre la voix du berger qui veut venir nous façonner. N'étouffons pas cette voix qui nous invite, au-delà des réponses particulières que nous avons su donner un jour ou l'autre, à faire de notre vie une offrande d'amour, une eucharistie.

C'est seulement dans ce témoignage-là que nous pouvons aussi prier, comme nous y sommes plus particulièrement invités aujourd’hui, pour que d'autres, plus jeunes, puissent eux aussi faire de leur vie une offrande d'amour de la manière qu'il plaira au Seigneur.

Vous qui lisez cette homélie en famille, vous les parents, les jeunes et les enfants qui, en ce temps de confinement, prenez du temps, au moins le dimanche, pour prier ensemble, écouter ensemble la voix du Seigneur en lisant les textes que la liturgie de l’Eglise propose, saurez-vous chacun faire entendre votre voix au Seigneur ? Quelle réponse d’amour allez-vous lui donner, lui qui vous appelle par votre nom parce qu’il vous connait et parce qu’il veut faire de grandes choses avec vous?

Vous les parents, pourquoi ne pas interpeller vos enfants pour que demain, il y ait encore des prêtres, des religieux et religieuses dont notre Eglise et chacun de nous a besoin ? Comment faire en sorte que leurs voix répondent à la voix du Seigneur ? Aidez-les à connaitre la voix du Berger qui nous conduit !    TP

26/04/2020

Troisième dimanche de Pâques

TROISIEME DIMANCHE DE PAQUES

Les disciples d’Emmaüs

emmaus.jpg

 

C’est une belle histoire que celle des disciples d’Emmaüs, une belle page d’Evangile, une Bonne Nouvelle qui nous touche plus particulièrement cette année, en ce temps pascal qui ne nous permet pas de faire éclater notre joie en la résurrection comme on le fait d’habitude.

 

On nous a souvent expliqué dans des catéchèses ou des homélies, ou nous l’avons découvert par nous-mêmes, que ce récit a le plan d’une messe : une liturgie de la Parole et une liturgie eucharistique.

 

Une liturgie de la Parole, et c’est la première partie du récit de Saint Luc :

  • la parole des disciples entre eux, tristes, inquiets, déçus,
  • celle de Cléophas qui raconte les derniers événements qui ont eu lieu à Jérusalem (la mort de Jésus),
  • la parole de quelques femmes que l’on rapporte et qu’on ne croit pas vraiment,
  • la parole de cet inconnu qui fait route avec eux et explique le sens de ces événements à la lumière des Ecritures.

 

Dans nos maisons où nous sommes invités à rester pour raisons sanitaires, nous avons aussi des liturgies de la parole :

  • des paroles rituelles : comment ça va ? tu as bien dormi ?
  • des paroles qui racontent les événements, des mots qui tentent d’expliquer la pandémie, d’autres qui essaient de donner du sens à tout ce qui nous dépasse, à tout ce qui est incroyable,
  • Il y a les nouvelles qui nous arrivent par les medias, il y a celles que l’on va chercher en téléphonant à nos proches,
  • Il y a ce qu’on dit en général, il y a qu’on veut savoir,
  • Il y a ce qu’on raconte et qu’on ne croit pas,
  • Il y a la vérité que l’on cherche,
  • Il y a les consolations qu’on espère,
  • Il y a des espoirs déçus, il y a ce à quoi on s’accroche,
  • Et il y a la Parole de Dieu, plus qu’un livre qu’on ouvre ou n’ouvre pas : Jésus qui nous rejoint, qui est là à nos côtés et qui veut nous ouvrir au sens de tout cela.
  • Et il y a notre joie de croire, notre joie pascale qui, cette année, ne peut pas s’exprimer par nos chants à l’église avec nos frères chrétiens ou par des rencontres familiales et amicales avec nos visages rayonnant de printemps… cette parole, expression de foi confinée qui ne peut se dire que par un bouquet de fleurs de son jardin pour décorer sa maison quand on est seul ou par un bouquet de mots parfumés qu’on ne peut offrir qu’à nos plus proches, et c’est déjà très beau.

 

Une liturgie de la Parole. Peut-être n’avons-nous jamais pris autant conscience de l’importance de la parole ? de tous ces mots qu’on ne dit jamais parce qu’on les croit inutiles ou parce que ça va de soi :

  • les mots : bonjour, s’il te plait, merci, pardon, je t’aime.
  • les mots que l’on dit sans trop prêter attention : il fait beau aujourd’hui ! comment vas-tu ? prends soin de toi !
  • « les mots bleus, ceux qu’on dit avec les yeux quand parler semble ridicule ».

 

Quand on est en famille et qu’on a la chance de manger tous ensemble, ce qui n’est pas souvent le cas en temps normal, on échange sur ce qu’on a fait dans la journée entre parents et enfants, parfois la discussion va un peu plus loin, elle va jusqu’à dire comment on a vécu ce temps passé à « l’école autrement » ou au « travail à distance ». La discussion peut prendre aussi la forme de la confidence, des secrets partagés, de la confession entre tel ou tel.

Jamais, je pense, la parole ne nous a autant rassemblés.

 

C’est trop peu de dire que la parole nous socialise : elle créé la communion entre nous, cette communion que Dieu a voulu vivre avec nous puisque la Parole (le Verbe) s’est fait chair en Jésus.

Etre disciple de Jésus nous invite à devenir des êtres de parole, et de parole incarnée, c’est-à-dire visible et engagée, pour le témoignage, la présence, le partage, la solidarité, la fraternité, la communion, la prière.

 

Liturgie eucharistique, deuxième partie du récit de Saint Luc :

Les disciples et l’inconnu arrivent à l’auberge. La révélation de la présence du Christ Jésus dans la fraction du pain nous fait découvrir sa présence dans nos partages de vie, dans nos partages de la Parole. Cette présence nous permet d’expérimenter la vraie joie chrétienne, celle de Pâques.

Même si pour le moment nous ne pouvons pas nous approcher de la table eucharistique, apprenons à faire mémoire du Christ dans notre vie, celle qui se présente à nous aujourd’hui avec nos questions et nos espoirs, nos incertitudes et notre foi pascale.

Pour nous, comme pour les disciples d’Emmaüs, la présence du Christ dans l’Eucharistie nous révèle rétrospectivement sa présence dans le quotidien de nos vies. « Tu étais là, Seigneur, et nous ne le savions pas. Oui, tu es là dans les moments que nous traversons, tu fais route avec nous et tu nous parles ». Nous te rendons grâce pour tout cela.

TP

11/04/2020

Samedi Saint

Une belle méditation pour ce Samedi saint.

06/04/2020

Un petit machin

L'HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA  SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN. 

Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d'invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l'ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment. 

Ce que les grandes puissances occidentales n'ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yemen, ce petit machin l'a obtenu (cessez-le-feu, trêve...). 

Ce que les entreprises n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (remise d'impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d'investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques…).

Ce que les gilets jaunes et les syndicats  n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée...).  

Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu'ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n'est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d'une vie réussie.  

Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité.  

Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l'argent n'a  aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.

Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir. 

Quelques jours seulement ont suffi à l'univers pour établir l'égalité sociale qui était impossible à imaginer.

La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme. 

Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour clôner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.

Puisse cela servir à réaliser la limite de l'intelligence humaine face à la force du ciel.

Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation.  

Il a suffi de quelques jours pour que l'humanité prenne conscience qu'elle n'est que souffle et poussière. 

Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ? 

Rendons-nous à l'évidence en attendant la providence. 

Interrogeons notre "humanité" dans cette "mondialité" à l'épreuve du coronavirus. 

Restons chez nous et méditons sur cette pandémie.  

Aimons-nous vivants !

 

texte reçu par courriel

François Valéry: Aimons-nous vivants  (2002)

 

27/02/2020

Passer par le désert

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Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la Grâce de Dieu ; c’est là qu’on se vide, qu’on chasse de soi tout ce qui n’est pas Dieu et qu’on vide complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul.

C’est indispensable… C’est un temps de grâce, c’est une période par laquelle toute âme qui veut porter des fruits doit nécessairement passer. Il lui faut ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé, au milieu desquels Dieu établit son règne et forme en elle l’esprit intérieur.

Si cette vie intérieure est nulle, il y aura beau avoir du zèle, de bonnes intentions, beaucoup de travail, les fruits sont nuls : c’est une source qui voudrait donner de la sainteté aux autres, mais qui ne peut, ne l’ayant pas : on ne donne que ce qu’on a et c’est dans la solitude, dans cette vie, seul avec Dieu seul, dans ce recueillement profond de l’âme qui oublie tout le créé pour vivre seule en union avec Dieu, que Dieu se donne tout entier à celui qui se donne ainsi tout entier à Lui.

Notre Seigneur n’en n’avait pas besoin mais il a voulu nous donner l’exemple.

Rendez à Dieu ce qui est à Dieu.

Méditation du Bienheureux Charles de Foucauld