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15/10/2019

L'extase du selfie

Smartphone, vapoteuse, écouteurs… Dans son dernier livre, Philippe Delerm décrypte certains de nos usages numériques avec poésie.

Ça se prend en selfie à bout de bras, ça vapote dans un coin en attendant son train, ça « swipe left » sur Tinder, ça discute même au téléphone, écouteurs dans les oreilles… Dans son dernier livre, L’extase du selfie et autres gestes qui nous disent, Philippe Delerm nous décortique, et avec, certains de nos gestes numériques. S’adonnant à une succession de descriptions minimalistes, le nouvelliste concède une part de poésie dans nos gestes les plus quotidiens, parfois décriés, régulièrement critiqués. C’est comme « une première gorgée de bière », ça se boit tout seul et ça fait du bien.

Le selfie

Un soi avantageux, au bout de la tension du bras.

Nous en prenons tous, mais sommes les premiers à taxer les autres de narcissiques chroniques : le selfie divise, mais il n’en reste pas moins un geste universel. Moins critique que nous, Philippe Delerm a choisi d’observer. Il voit le touriste naïf, celui qui se prend en photo, doigts en V, devant la Tour Eiffel ; et puis la prise de selfie bon enfant, celle qui immortalise le moment avec un ami ou une personnalité chérie. Mais finalement, il se rend compte que c’est le fait de tendre le bras, de s’éloigner de soi pour mieux s’en rapprocher, qui le fascine.

La cigarette électronique

On n’ose pas même dire que la cigarette électronique se fume. Elle se biberonne en retrait, visage penché, regard fuyant.

Elles sont passées où, les stars de ciné ? Celles qui balancent leur réplique et disparaissent dans une mystérieuse volute de fumée ? Avec le vapotage, substitut connecté de la cigarette portée aux lèvres, on a quand même nettement moins de charisme, regrette l’auteur. Ah le temps où l’on pouvait cloper partout, se tuer à petit feu, mais avec style et en toute connaissance de cause…

Le « swipe »

A-t-on vécu vraiment ou n’a-t-on fait que frôler sans atteindre ?

Passer d’un contenu à l’autre en un glissement de doigt, c’est un peu le leitmotiv de nos vies. Geste mythifié par l’application de rencontres Tinder, le « swipe » nous réserve bien des surprises. On ne sait d’ailleurs pas toujours ce qui nous attend au tournant. L’auteur lui, y voit surtout la mémoire incarnée au bout de nos doigts, le réel devenu artificiel. Les photos et les souvenirs défilent, mais l’on ne peut jamais réellement s’en saisir : « la vie est là mais de l’autre côté de la paroi ».

Le « kit mains libres »

C’est beau, cette façon de célébrer leur intimité dans le souffle de l’air hivernal ou la rumeur ensoleillée de la ville d’été.

On les pense fous lorsqu’on les croise. Immobiles ou marchant d’un pas pressé, ils semblent parler seuls. Ce n’est qu’en voyant le fil de leurs écouteurs – ou plus discrets encore, leurs écouteurs sans fil ! – que l’on comprend la supercherie : ils conversent avec quelqu’un d’autre, ailleurs. À l’autre bout du fil, il y a un inconnu. C’est lui qui intéresse l’auteur, lui et l’intimité qui réside dans un échange que l’on entendra jamais qu’à moitié.

Un livre à déguster en vapotant (négligemment).

L’extase du selfie et autres gestes qui nous disent, Philippe Delerm – Aux éditions du Seuil.

SOURCE

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22/09/2019

La chaleur

Un premier roman intéressant, celui de Victor Jestin: "La chaleur" chez Flammarion.

Je l'ai lu avec avidité. Il y a du Camus dans cette chaleur où tout devrait être bien. Mais voilà...

J'espère qu'il aura un des prix littéraires de  cette rentrée

Voir aussi ICI

Flammarion

Et encore ICI

19/09/2019

Yves Viollier

Yves Viollier

17/09/2019

Soif

Soif.jpgAmélie Nothomb revient tous les ans pour la rentrée littéraire avec un nouveau roman. Personnellement, je n'ai encore jamais lu un de ses livres. Cette femme souvent habillée en noir, coiffée d'un large chapeau et au rouge à lèvres rutilant m'intrigue, ne m'inspire pas confiance. Ecrire un roman par an, c'est pour moi plus du commercial que de la bonne littérature, mais j'ai certainement tort, car la critique est plutôt bonne. Après, on aime ou on n'aime pas.

Et voilà que son nouveau roman "Soif" parle de Jésus. Je décide de m'y intéresser. J'ai vu l'auteure à la télévision, j'ai acheté le livre. Je l'ai commencé.

Nathalie Nothomb confie : "Depuis que j’ai 2 ans et demi, j’ai voulu raconter l’histoire de Jésus mais je n’étais jamais prête à le faire. Je reportais sans cesse, jusqu’au printemps 2018 quand je me suis dit : « Ma vieille, tu as maintenant plus de 50 ans, tu ne vas pas t’améliorer. Si tu n’écris pas ce livre maintenant tu ne le feras jamais."
C’est pour cette raison qu’elle déclare, à la sortie de son vingt-huitième roman publié, que c’est le livre de sa vie. Le thème : la passion, la crucifixion et la mort du Christ comme si elle se mettait à sa place.
Outre la description de ses dernières heures, le Christ/Amélie évoque des souvenirs qui lui sont chers : ses miracles, dont la noce de Cana, ses liens avec les apôtres, dont Judas, ses moments intimes avec sa mère et Marie-Madeleine.

J'en reparlerai après lecture pour savoir quelle mystique a piqué Nathalie Nothomb.

12:00 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

14/09/2019

Les âmes simples

Voir aussi mon blog ICI

13/09/2019

Christian Bobin