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04/12/2017

Un cri pour la terre

14/11/2017

Ne sombre pas

 

Un beau témoignage à lire pour s'en nourrir

10/11/2017

La vengeance du pardon

pardon.jpgUn beau livre, fort et captivant

Tout sur le livre: ICI

A lire absolument pour passer un bon moment, pour découvrir les méandres du chemin du pardon à donner ou à recevoir. Un livre très subtil comme son auteur sait le faire. Quatre histoires qui ne nous laissent pas indifférents.

00:00 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1)

29/08/2017

Mon père, ma mère et Sheila

eric romand.jpegCe mois-ci vient de sortir un roman autobiographique d'Eric Romand: "Mon père, ma mère et Sheila" chez Stock. Il y a exactement quatre ans, le 28 août 2013, je faisais paraître chez Echo Optique: "Le mange-disque et autres souvenirs" dans lequel la chanteuse Sheila occupe une place dans chaque souvenir d'enfance raconté.

Mis à part mes recueils de poèmes, le livre d'Eric Romand et le mien sont des premiers livres, et le personnage de Sheila en est le point commun.

"Le mange-disque" est plus épais et il relate surtout les années 60. Une quarantaine de chansons est évoquée. La dernière est "Poupée de porcelaine" qui date de fin 72. Mon livre contient une trentaine de petites histoires écrites un peu comme des nouvelles avec toute la poésie liée à l'insouciance de l'enfance et au bonheur des verts paradis.

Le livre d'Eric Romand, d'une écriture plus proche des instantanés et des flashes sur les années 70 et 80, est moins épais, plus élagué, plus incisif et rapide. La présence de Sheila se fait discrète, irrégulière aussi.

Les contextes familiaux décrits ne sont pas les mêmes: une famille plutôt heureuse de mon côté, une famille connaissant le divorce et le suicide de l'autre côté. Pour ma part, je me suis contenté de raconter quelques bons souvenirs d'enfance; pour sa part, Eric Romand s'attarde davantage sur l'adolescent et le jeune adulte qu'il devient, époques plus délicates et difficiles à raconter avec justesse que celle de l'enfance où souvent tout est merveilleux.

Et je comprends très bien l'auteur. Dire qu'on aime Sheila quand on est ado et que tout le monde écoute selon les décennies les Beatles, Ten years after ou Supertramp, c'est être ringard, c'est être exclu, c'est ne pas être comme tout le monde! J'ai connu cela aussi jusqu'à une période récente. Mais Sheila, par son charisme et sa volonté d'entreprendre et de réussir à tout prix, est la seule chanteuse qui a été capable de fidéliser toutes celles et tous ceux qui, quelles que soient les époques, ont eu un contact avec elle par une chanson, une télévision, un concert.

Pour conclure, "Mon père, ma mère et Sheila" est un très beau premier livre que je recommande. Lecture facile assurée et retour sur les années passées pas désagréable du tout.

Mais qu'en pense Sheila?

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Taper "mange-disque" dans la rubrique Rechercher

et vous aurez d'autres articles concernant mon livre.

TP

03/03/2017

Retourner à la mer

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28/01/2017

Leçon d'émerveillement

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• « S’émerveiller », de Belinda Cannone, Stock, 188 p., 18 €

Il n’est pas donné à quiconque de s’émerveiller du monde, pense-t-on. Malheur personnel ou noirceur des environs : on peut trouver mille bonnes raisons à la morosité, à l’inquiétude, voire au désespoir. Mais si quelques-uns ne s’y résignent pas, ils peuvent saisir la main de Belinda Cannone pour emprunter un autre chemin.

L’émerveillement n’est pas une naïveté au monde

Sous la forme d’une promenade méditative plus que d’une réflexion méthodique, la romancière et essayiste réveille le sens et les saveurs de l’émerveillement, avec la conviction que « s’émerveiller résulte d’un mouvement intime, d’une disposition intérieure par lesquels le paysage à ma fenêtre ou l’homme devant moi deviennent des événements ».

L’émerveillement n’est pas une naïveté à l’égard du monde, pas plus qu’une fuite hors des conditions de vie communes. Au contraire, souligne Belinda Cannone, il nous fait entrer dans un rapport plus intense au réel et au présent. Nous place dans une « surprésence », cette « capacité de se tenir dans un état de présence extrême au monde qui le fait advenir dans son éclat ».

L’émerveillement peut surgir des choses les plus simples

Pour entrer dans l’émerveillement, pas besoin que ce que nous contemplons soit grandiose ou admirable. Car il est lié à une manière de voir. C’est pourquoi il peut surgir de la contemplation des choses les plus simples, les plus banales en apparence : un arbre, une lumière, un oiseau, un geste…

Rédigé à la première personne, ce livre pourrait être une méditation nombriliste. Au contraire, tout en étant intimiste, il est aussi ouvert vers les autres. Cet autre que l’émerveillement me fait voir sous un angle nouveau ou que je prends toujours à témoin du merveilleux que j’ai entrevu.

Des photographies en noir et blanc pour ponctuer la lecture

Ainsi mis en appétit, on se demandera comment faire pour s’émerveiller plus souvent… Il convient de « faire taire les bruits et l’agitation du monde pour se rassembler en soi, se concentrer » recommande Belinda Cannone, mais cette concentration « n’est pas un effort », contrairement à ce qu’indique l’expression courante « faire l’effort de se concentrer ». Il s’agit plutôt d’« être rassemblé en soi-même pour favoriser la voyance », et suffisamment « hors-de-soi », détaché de soi, pour « qu’advienne l’émerveillement ».

L’ouvrage, par son tempo, ses détours, infuse chez le lecteur cette disposition. Un signe en témoigne. Au premier feuilletage, on trouve presque insignifiantes les photographies en noir et blanc (1) qui ponctuent la lecture. Et puis, au fil des pages, les voici qui retiennent l’attention, étonnent, émeuvent. Comme si, déjà, on s’était mis à regarder autrement…

Elodie Maurot

La Croix du 26 janvier 2017