09.05.2008

Pascal Sevran

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Né le 16 octobre 1945, Pascal Sevran a écrit quelque 500 chansons dont "Il venait d'avoir 18 ans" pour Dalida. En 1977, il rencontre François Mitterrand avec lequel il entretiendra jusqu'au bout une amitié indéfectible.

En 1984, il anime sur TF1 l'émission qui le rendra célèbre: "La chance aux chansons", diffusée pendant 17 ans, sur TF1 puis sur France 2 qui à partir de 2001 deviendra "Chanter la vie".

Passionné de littérature, Pascal Sevran était également auteur. Il avait reçu le Prix Roger Nimier en 1979 pour "Le passé supplémentaire".

Après la mort de son compagnon de longue date, en 1998, il écrivait son journal intime. Fin 2006, il avait provoqué un tollé en tenant des propos controversés sur la sexualité des Noirs et avait reçu un sévère avertissement de son employeur, France 2.


Décès pascal sevran 09/ 05/ 08 bfm.t

30.04.2008

Césaire

Video Clip en Hommage au poète Aimé Césaire ( Eric Virgal ) avec Orlane et Jocelyne Béroard.

Aimé Césaire, de son nom complet Aimé Fernand David Césaire est né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique) et décédé le 17 avril 2008. Des obsèques nationales ont été organisées en son honneur.

17.04.2008

Quand il est mort le poète...

1676434607.jpgLe poète et homme politique Aimé Césaire est mort aujourd'hui.

Son site.

Biographie sur Wikipedia.

 

Il me suffirait d'une gorgée de ton lait jiculi pour qu'en toi je découvre toujours à même distance de mirage - mille fois plus natale et dorée d'un soleil que n'entame nul prisme - la terre où tout est libre et fraternel, ma terre.

Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J'ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ».

Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai».
Et je lui dirais encore :
« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »

Et venant je me dirais à moi-même :
« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle,car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »
Extrait du
Cahier d'un Retour
au pays natal

(Présence Africaine éditeur)

17.01.2008

Senor météo

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Et voilà l'averse qui tombe
Il n'y a plus de saison
Depuis qu'on a fait la bombe
Ah de Simone

Aye señor Carlos
Ma grénouille est malade
Ayaye pauvre señor
Et elle n'a plus vingt ans
Aye quelle catastrophe
Le soleil est en rage
Elle avait annoncé du beau temps

Señor météo
On nous dit qu'il fait beau
Señor météo
Oh là là, quel frigo
Aye señor météo
On dormir transistor
Espérensa qu'alors il a tort

L'été on s'enrhume facile
Et depuis les restrictions
On dort en costume de ville
Ah, j'en bretonne

Les venises sa vésoum
Oublions le chauffage
Emporté par le fuel
Ne formons qu'un seul corps
Et de tous leurs atours
Aimons-nous davantage
L'amour est le seul vrai radiateur

Señor météo
On nous dit qu'il fait beau
Señor météo
Oh là là, quel frigo
Aye señor météo
On dormir transistor
Espérensa qu'alors il a tort

Madame est là ?
Madame est là s.v.p ?
Oh non la madame est partie danser le chachacha
Señor Carlos
Le chachacha señor Carlos
En ville le chachacha

À la télévision
Tu annonces la neige
Il prend ses précautions
Je mets mon bermuda
Si dans ses prévisions
Il promet le soleil
Je ressors mon parapluie à pois rouge

Señor météo
On nous dit qu'il fait beau
Señor météo
Oh là là, quel frigo
Aye señor météo
On dormir transistor
Espérensa qu'alors il a tort

Señor météo
On nous dit qu'il fait beau
Señor météo
Oh là là, quel frigo
Aye señor météo
On dormir transistor
Espérensa qu'alors il a tort

(Claude Lemesle - Jo Dassin)

Doublement d'actualité: le mauvais temps

et la disparition de Carlos.

Adios Carlos

10.01.2008

Jean Cussat-blanc

Jean Cussat-Blanc est décédé à la suite d'un infarctus le 31 décembre 2007 à l'âge de 94 ans.

Voici la biographie que faisait de lui Anne Sophie Migné (originaire de La Roche sur Yon) dans son mémoire "Résurrection  1941-1992".

Jean Cussat-Blanc est né en 1913 à Guéret (Creuse), d'un père instituteur libre, organiste et compositeur, et d'une mère catholique et traditionaliste. Il passe son enfance à Riom (Puy de Dôme) auprès d'une grand-mère qu'il vénérera.

En 1925 (son père étant depuis 1924 directeur de l'école libre de Monfort-du-Gers), il entre au Collège Salinis puis au petit séminaire d'Auch, qui lui est jumelé. En 1930 il passe au grand séminaire, qu'il quitte pour un an d'études de Mathématiques Générales à l'Institut Catholique de Toulouse. Ordonné prêtre en 1938, il est nommé professeur au Collège Saint-Taurin d'Eauze. L'expérience de la communauté, et de la vie sacerdotale telles qu'il les découvre, et des relations conflictuelles avec son archevêque, - qui lui dénie le droit d'écrire dans la presse et les revues, et d'éditer - , lui donnent à comprendre qu'il a commis une erreur en entrant dans le clergé. En 1939, il est mobilisé en Tunisie et va rejoindre avec son régiment les zouaves du Camps Servière en tant qu'infirmier-aumônier. C'est en 1941, après avoir repris son poste de professeur au collège de Saint Taurin, mais aussi ses relations à l'Institut catholique de Toulouse, qu'il décide de fonder une revue de poésie qu'il nomme Résurrection dans une double perspective, de foi en une poésie d'un art chrétien et de confrontation à la guerre. La réprobation de l'archevêque d'Auch demeure et s'étend bientôt aux activités de résistance de Jean Cussat- Blanc. La rencontre d'Odile Lacave le déterminera à demander sa réduction à l'état laïc, que grâce à, des amis religieux et à l'évêque des Forces armées d'occupation, il obtiendra.
L'expérience poétique de Jean Cussat-Blanc est antérieure à ces événements ; en effet celui-ci avait déjà édité deux petits recueils, Jeune Offrande (1938) et Démences (1940), et collaboré à diverses revues sous le pseudonyme de Jean de Samblac, alliant cette particule de noblesse au projet d'une chevalerie de poésie. C'est ainsi qu'il participe notamment aux Cahiers de Corymbe dirigés par Mme D'Hue Dressler, à l'Effort Clartéiste d'Albert de Teneuille, à Mâtines qui regroupe des "témoignages catholiques de poésie et d'art" et fut fondée en 1936 par le Père François Ducaud-Bourget. Ces trois revues sont de facture traditionaliste. Il publie également quelques articles dans La Croix. » Résurrection
La revue Résurrection naît en 1941 d'un refus d'abdiquer devant les tourmentes de l'histoire. Revue à teneur spirituelle, elle ne s'en tient pas à cette seule dimension et se donne pour but de découvrir de nouveaux talents d'écriture et de "témoigner de l'homme, de sa valeur, de sa dignité individuelle et collective". Elle dénonce dans la France occupée de 1943, sur la couverture d'Attentes de l'Homme, la déportation et l'élimination des juifs. Après D'une prison, son directeur Jean Cussat-Blanc, recherché, échappe à la milice, rejoint le maquis d'Armagnac puis s'engage dans l'Armée de Libération. Entre 1941 et 1945, Résurrection publie 26 cahiers et divers recueils. On y trouve les noms de Françoise d'Eaubonne, Alain Borne, Luc Estang, Lanza del Vasto, Loys Masson, le Père de Lubac. Collaborations aussi de René Guy Cadou, René Nelli
La revue entre en sommeil après la guerre et n'est publiée que de façon épisodique mais renaît en 1977 sous l'impulsion de son fondateur. Le journal Le Monde la salue en ces termes : "Le modèle de la petite revue". Elle affirme avec force sa culture humaniste sans rien renier de la foi chrétienne qui a présidé à sa fondation. Fidèle à l'idéal de ses débuts, elle s'ouvre aux jeunes talents, soucieuse d'une poésie au service de l'homme et du devenir de l'homme. Cet engagement militant, libre de tout intérêt et de toute idéologie a permis l'expression d'une palette d'auteurs, pour une bonne part des jeunes générations, qui ont trouvé auprès de Jean Cussat-Blanc un accueil enthousiaste et généreux. Si l'homme avait des convictions affirmées, il est resté ouvert à tous les horizons de la poésie jusqu'à imaginer la plus belle des utopies, l'"Union mondiale des poètes", sans trouver beaucoup d'échos à son projet. La plus belle de ses rencontres se fera dans les années 1970 avec Thierry Metz qui n'avait pas publié avant de rencontrer Jean Cussat-Blanc. Il sera le premier à l'encourager à poursuivre son œuvre, à lui permettre d'être reconnu par ses pairs et le monde de l'édition.

À ce jour Résu, sans cesse enrichie de nouvelles voix, a publié plus de 119 numéros (4 numéros par an) et plus de 250 poètes de tendances diverses.
Elle a fait l'objet en 1992 d'une recherche universitaire de Anne Sophie Migné, Résurrection 1941-1992.
La disparition de son fondateur signifie-t-elle sa disparition ? On peut souhaiter qu'elle lui survive, poursuivant l'œuvre d'humaniste et de découvreur qui fut la sienne avec une foi déterminée.

Plusieurs de mes poèmes ont été publiés dans cette revue à laquelle j'étais abonné depuis une vingtaine d'années.

Bibliographie :
Jeune offrande (Cahiers du Touvère, 1938)
Démences (Feuillets de l'Ilôt, 1940)
Offert à Dieu (Didier, 1946)
La vie de Marie de Rainer Maria Rilke (Traduction, préface et notes - Typographie Boin, 1949)
Amours, recueil anonyme (L'amitié par le livre, 1955)
Offert aux hommes (L'amitié par le livre, 1963)
Avec les jours avec les hommes (Oswald, 1974)
Noël de la faim (Résurrection, 1979)
Ode aux Rosenberg (Résurrection)
Sur notre soir paisible (Résurrection, 1982)
Aux Christ de Rib (Atelier du 4ème jour, 1988)
Langage (Résurrection, 1989)
Symphonies (Résurrection, 1991)
Prométhée libéré (Résurrection, 1991)
Si vous saviez aimer. La fable de l'Enfant-Roi et de l'Enfant-Poète (Librairie bleue, 1992)
Vasque ou le poème d'un simple amour (La Bartavelle, 1995)
Instants d'ici et de l'ailleurs (La Bartavelle, 1999)

02.01.2008

julien Gracq

701b611cd1d652a8e8a52e92998f0a2b.jpgJulien Gracq nous a quittés le 22 décembre dernier.

Normalien agrégé d’histoire, Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier, a été enseignant en lycée à Nantes, puis à Paris. Son premier roman, Au château d’Argol (1938), très marqué par le romantisme allemand et le surréalisme, reçoit le soutien d’André Breton.
Déployant des paysages oniriques, ses romans s’intéressent aux situations de tension, d’attente informulée, qui laissent place à la rêverie et au surgissement du mythe :
Un balcon en forêt se déroule dans les Ardennes, pendant la Drôle de Guerre, et  Le Rivage des Syrtes (1951), dans lequel deux pays se font face en attendant le conflit, a souvent été rapproché du Désert des Tartares de Dino Buzzati.
Critique littéraire reconnu, Julien Gracq, à la vie discrète et retirée, est l’auteur d’un pamphlet sur le milieu littéraire,
La Littérature à l'estomac (1950).
Il refuse le prix Goncourt pour
Le Rivage des Syrtes en 1951, et, fidèle à son éditeur José Corti, refuse également la publication de ses livres en édition de poche. Il est le seul auteur vivant à être publié en édition de la Pléiade.

Il est mort le samedi 22 décembre 2007 à Angers, suite à un malaise. Il vivait toujours dans son village natal de Saint-Florent-le-Vieil, dans le Maine-et-Loire. Julien Gracq avait 97 ans.

Pour rendre hommage à ce grand écrivain, je vous renvoie sur quelques sites:

Editeur José Corti

Remue-net

TP

25.11.2007

Barbara, dix ans déjà

Il y a dix ans aujourd'hui disparaissait la longue dame brune.

Un site qui lui rend hommage.

22.11.2007

Maurice Béjart

22 novembre, jour de la Ste Cécile, patronne des musiciens: décès du danseur et chorégraphe Maurice Béjart.

Voir aussi ICI.

31.08.2007

Dix ans déjà... mère Térésa

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Seigneur, quand je suis affamé,

Donne-moi quelqu’un qui ait besoin de nourriture.

Quand j’ai soif,

Envoie-moi quelqu’un qui ait besoin d’eau

Quand j’ai froid,

Envoie-moi quelqu’un à réchauffer.

Quand je suis blessé,

Donne-moi quelqu’un à consoler.

Quand ma croix devient lourde,

Donne-moi la croix d’un autre à partager.

Quand je suis pauvre,

Conduis-moi à quelqu’un dans le besoin.

Quand je n’ai pas de temps,

Donne-moi quelqu’un que je puisse aider un instant.

Quand je suis humilié,

Donne-moi quelqu’un dont j’aurai à faire l’éloge.

Quand je suis découragé,

Envoie-moi quelqu’un à encourager.

Quand j’ai besoin de la compréhension des autres,

Donne-moi quelqu’un qui ait besoin de la mienne.

Quand j’ai besoin qu’on prenne soin de moi,

Envoie-moi quelqu’un dont j’aurai à prendre soin.

Quand je ne pense qu’à moi,

Tourne mes pensées vers autrui.

 

Mère Teresa.

 

 

08.06.2007

Gaston Chaissac

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