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13/01/2017

La grâce du temps ordinaire

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Quand reprend le temps ordinaire, aussitôt après la fête du Baptême du Christ  ou après la Pentecôte, on est en général saisi par une sorte de nostalgie : qui se sent attiré, en effet, par l'«ordinaire» ? On range la crèche et ses santons, et avec elle l'odeur chaude et dorée de Noël... La fin du temps pascal signifie aussi le retour du cierge pascal à la sacristie... Les signes s'estompent et l'on se sent poussé au désert de la banale répétition des jours... Vraiment ?

Non pas vraiment. Car ordinaire, cela veut d'abord dire «ordonné» ; dans l'ordre. Le Maître des cérémonies (Dieu !) a tout disposé dans l'ordre de façon à ce que nous puissions jouir de l'harmonie qu'il a voulue et prévue pour nous. Le temps ordinaire, c'est le temps où toutes les réalités trouvent leur juste place selon le cœur de Dieu. Il ne s'agit pas de quitter le temps de la fête pour retrouver la grisaille du quotidien mais de vivre pleinement d'un mystère de salut (incarnation et rédemption, Noël et Pâques) qui s'inscrit jusque dans l'ordinaire de nos vies.

On pourrait croire alors qu'il s'agit d'une sorte de pause : on ne peut pas vivre intensément tout le temps, il faut parfois s'arrêter pour goûter, pour méditer, pour reprendre et savourer, pour ne pas se laisser dépasser par la liturgie... Ça n'est pas faux, mais ça n'est pas suffisant ; car ordonné veut aussi dire «tourné vers», «orienté» : le temps ordinaire, c'est donc aussi le temps orienté. Orienté vers quoi ? Orienté vers le Christ, tout simplement, lui l'Orient des Orients, la lumière sans couchant, le vrai Soleil de Justice. Le temps ordinaire, c'est le temps du marcheur, le temps du disciple qui se sait appelé à mettre ses pas dans ceux du Christ pour «marcher à sa suite». C'est un temps qui a un début – le baptême – et une fin – la Pentecôte. Renés en Christ dans la grâce de Noël, nous cheminons avec lui pour nous ouvrir à la grâce la plus grande qui soit : le don de son Esprit.

Non, le temps ordinaire n'est pas le temps du «moins» ou du «moins bien» mais le temps de se mettre en route... et c'est maintenant !

SOURCE

25/11/2016

Fin des temps

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Il pleut! il ne fait pas froid mais il pleut. On l'attendait cette pluie pour abreuver les champs, mouiller le marais, sortir nos parapluies. C'est novembre, la fine pluie de novembre qui arrose de mélancolie nos jours déjà bien courts. Hier, j'ai sorti un vieux disque de Georges Moustaki. J'avais envie d'écouter à nouveau "En méditerranée" pour un peu de soleil et d'exotisme sur fond de nostalgie et d'interrogation. Il y a des chansons que j'écoute comma ça, comme une prière, comme une parenthèse dans la grisaille quotidienne. Puis j'ai sorti un disque d'or de Léo Ferré pour écouter "Avec le temps". Oui, tout s'en va. J'ai l'impression que les jours passent comme feuilles tombant des arbres ou du calendrier. Le vinyle est resté sur la platine pour "La mémoire et la mer", "La solitude", "les poètes" et "C'est extra". Il pleut toujours, et la Parole de ces derniers jours d'année liturgique nous offre les pages colorées de l'Apocalypse. Des artistes en ont fait des tableaux, des tapisseries... Je rêve de voir ce beau livre en dessin animé avec comme illustration sonore le "Quatuor pour la fin des temps" d'Olivier Messiaen.   TP

03/02/2016

Ici et ailleurs

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Fille d'attente. Magasin.

Il est devant moi,
pantalon jeans lie de vin délavé,
Pull couleur jonquille à grosses mailles
directement sur la peau qui sent bon,
deux petites couettes avec un élastique
Juste au-dessus de la nuque,
de grandes lunettes à monture noire à la Christophe Willem.
Elle, à côté de lui, la tête sur son épaule,
bas noirs, long pull anthracite avec gros ceinturon.
Amoureuse, ça se voit.
Ils ont dans leur panier plein de petites choses.

Ils n’entendent pas la musique que diffuse NRJ,
Kenji Girac ou Gypsy Kings ou quelque chose comme ça,
Ni même le bip des caisses enregistreuses.
Pas un regard vers moi qui suis derrière,
Ils sont sur un petit nuage.
Autour les gens prennent des airs absents,
Ils regardent toujours au loin dans les files d’attente,
jamais près d’eux.
On vérifie si on a bien la carte bancaire,
si on n’a pas perdu ses clefs,
si la montre n’est pas arrêtée,
si on va être à l’heure.

On fait quelques pas.
C’est à leur tour.
Elle dépose sur le comptoir seize petites pochettes
de post-it, de décalco et autres images à coller ou à dessiner,
C’est peut-être bien de la déco pour ongles
à offrir à de jeunes ados de leurs familles.
La caissière commence à les compter
mais la devançant elle dit : Y’en a seize.
et elle précise plusieurs fois : Deux fois « ouit » !
sourire radieux à son copain qui ne dit rien.

De quel pays est-il
pour qu’elle insiste tant sur la multiplication
avec l’accent qu’elle lui emprunte
non pour se moquer
mais pour lui montrer toute son affection ?
Histoire de dire à l’entourage que même s’il n’est pas français
c’est un mec génial.

Dehors le temps est gris et c’est lundi.
J’ai envie de cartes postales et de soleils en Espagne.

TP

25/06/2015

Traces

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Un cœur en feu ! stop ! je m’arrête.

Elle s’arrête en double file.

Je baisse la vitre.

Sylvie Vartan. L’amour c’est comme une cigarette. Je reconnais.

Va-t-elle me regarder à défaut de m’entendre ?

Mais non ! Elle fait vrombir son cabriolet pour me narguer.

Feu vert. Là voilà qui démarre en trombe et disparaît dans un nuage de fumée.

Je cale. Abasourdi. Coincé entre deux parenthèses.

Je redémarre doucement.

Machinalement, j’allume l’autoradio. Nostalgie.

Alain Chamfort chante mélancoliquement : Traces de toi.

 

TP

25/08/2011

On muscle ses petits doigts

lunettes crayons.JPGJe sais que vous êtes une petite poignée de fidèles à regarder quotidiennement ce modeste blog. Parmi vous, il y a les inconditionnels qui laissent de temps en temps un message, mais les autres? Alors on va faire un effort! on va muscler ses petits doigts, dépoussiérer le clavier et envoyer un petit mot! histoire de montrer que vous savez écrire. Tout le monde a quelque chose à dire, à partager, à faire connaître. ainsi ce blog sera enrichi les uns par les autres et nous formerons une communauté de partage.

Souvent on me dit que ce blog est beau par ses couleurs, mais aussi par son contenu que je voudrais le plus apaisant possible parce qu'il y a d'autres lieux sur le net et ailleurs pour être le relais d'un monde triste et morose bien souvent. 

On dit aussi que le contenu est varié. C'est vrai que j'y vais de mes coups de coeur: un beau texte, une méditation, une chanson, un brin d'humour, mais jamais de méchanceté, encore moins de vulgarité. Poésie, littérature, chansons, réflexions spirituelles au sens large du thème, expressions de foi, prières sont le lot de ce blog, tout cela agrémenté par de belles photos. Quelquefois, cela peut vous paraître un peu disparate ou mélangé, c'est parce que je suis un peu comme ça aussi... j'ai des goûts éclectiques, mais qui se complètent. 

C'est un blog pour le partage et je suis toujours heureux de savoir que parmi vous il y en a qui emportent un bout de phrase pour la journée, et que la journée en devient ensoleillée.

Donc, on muscle ses petits doigts et on y va.

TP

27/09/2009

Chambre

chambre.jpgBien des chemins mènent à la chambre, le sommeil, l'amour, la méditation, Dieu, le sexe, la lecture, la réclusion, voulue ou subie. De l'accouchement à l'agonie, elle est le théâtre de l'existence, là où le corps dévêtu, nu, las, désirant, s'abandonne. On y passe plus de la moitié de sa vie, la plus charnelle, celle de l'insomnie, des pensées vagabondes, du rêve, fenêtre sur l'inconscient, sinon sur l'au-delà. 

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