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17/11/2020

J'écris

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Seul avec le silence bourdonnant d’abeilles
et la fenêtre en croix
sur l’absence habitée

le coquelicot de la lampe dans la nuit

seul à traduire ce qu’on gagne
à vivre dans un lieu perdu
au bout du monde
où tout commence

où se penchent les ombres tutélaires
de Sérusier de Max Jacob de Ségalen
de Saint-Pol-Roux le Magnifique

seul avec tous
frère des choses
à écouter sans fin venir
les pas de Dieu

la plume à la fine pointe de l’âme
à mains nues

j’écris

 

Gilles Baudry

Le bruissement des arbres dans les pages

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31/10/2020

Les feuilles quittent l'arbre

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Les feuilles quittent l'arbre

Peut-être pour mieux vivre

Pour sentir d'autres souffles

Tenter d'autres lumières

 

Retrouver leur demeure

De terre et de mémoire

Sans rien perdre du ciel

 

J'écrivais des poèmes

Serait-ce un peu pareil?

 

Gérard Bocholier

dans "J'appelle depuis l'enfance".

La Coopérative

Paru dans La Croix samedi 31 novembre 2020

15:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

26/10/2020

Dans la main du Grand Amant

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Je m'en reviendrais,
avec ma musette pleine de larmes, de livres et de rêves.
Et à mon tour je dévorerai l'Inconnu
dans une ineffable et éternelle étreinte.
Je m'en viendrai avec la souvenance des paysages et des peuples.
Chanteront les mers, danseront les galaxies, tressailliront les peuples.
Donner, se donner.
Nous sommes tous dans la main du Grand Amant
et les premiers balbutiements de notre adoration
sont les premiers moments de notre dignité.

Xavier Grall dans "L'inconnu me dévore"

21/10/2020

A Samuel Paty par Gauvain Sers

À Samuel Paty par Gauvain Sers

Horrifié par l'assassinat de l'enseignant de Conflans-Sainte-Honorine, le chanteur creusois, lui-même fils de professeur, a écrit un texte en hommage au père de famille assassiné par un terroriste islamiste.

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Paraît qu'on s'habitue

Aux larmes de la nation

Ce matin, j'me suis tu

Sous l'coup de l'émotion

Paraît qu'on s'habitue

Quand l'infâme est légion

Tous ces hommes abattus

Pour les traits d'un crayon

 

Paraît qu'on s'habitue

À défendre à tout prix

Les 3 mots qu'on a lus

Aux frontons des mairies


Paraît qu'on s'habitue

Quand on manque de savoir

Par chance, on a tous eu

Un professeur d'Histoire


Paraît qu'on s'habitue

À la pire barbarie

Mais jamais j'n'y ai cru

Et pas plus aujourd'hui


Paraît qu'on s'habitue

Aux horreurs qu'on vit là

Mais l'innocent qu'on tue

Je ne m'habitue pas

 

16/10/2020

A l'aube revenant

Cinq ans après "In extremis", le nouvel album de Francis Cabrel parait aujourd'hui. Il s'appelle "A l'aube revenant" dont voici le titre éponyme. Très beau texte.

14/08/2020

Nocturne

Nocturne de Jean Sulivan

00:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)