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12/02/2020

Verte Venise

DSCF2924.JPG«Verte Venise» de Thierry Piet, paru en mai 2019 aux éditions Echo Optique, n’est ni un guide touristique ni un livre religieux. C’est une balade contemplative dans le Marais poitevin.La citation en page de garde, extraite d’un poème, donne le ton au recueil: «Je sais que derrière le rideau de peupliers un mystère m’attend.» Le poète nous emmène dans quelques lieux désignés: Courdault, Sainte-Christine, Aziré, La Garette, La Repentie, Maillezais, la Vieille Autize. D’autres lieux sont simplement suggé-rés: les ponts, les rigoles de cet écrin très fréquentés par ceux qui aiment la bonne solitude et le repos, loin des rumeurs et des agitations de la ville.Au fil des 34 poèmes, l’auteur convie au passage Jean-Jacques Rousseau, Van Gogh, Vivaldi, Shakespeare, La Fontaine, sans oublier les moines de Maillezais, Les Missionnaires de la Plaine ou encore la chorale «Les Voix du Marais». Les photographies chaleureuses et mystérieuses de Sylvain Ruelle donnent à voir ce «paradis mis à nu où mythes et déités se sont tus». Et quand on referme le livre, le lecteur, prenant les mots du poète, de se dire qu’en chacun de nous il y a un peu de beauté et de mystère, un peu de marais, «une barque née d’un arbre». TP

Source AVQL N° de Janvier 2020 p 15

08/02/2020

Rainer Maria Rilke

Rilke: extrait de "Lettre à un jeune poète"

Il y a cent ans, après une vie faite de voyages, le célèbre poète de langue allemande Rainer Maria Rilke s'installe dans la région de Sierre. Et c'est là qu'il compose ses dernières oeuvres et termine sa vie.

Wikipedia Rilke

05/02/2020

Sur l'ancienne voie ferrée

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Il y avait une voie

ferrée comme un voyage

qui ne se ferait plus

 

Un arbre s'étire

et sort de l'hiver

sémaphore libéré des caténaires

 

Un soleil de chandeleur arrose

les chevaux montés par des enfants

drapés de rouge

 

On se promène on court

pour une santé de fer

et des poumons de flanelle

 

Sous le pont coule une Vendée de boue

et la basse rumeur de la ville

paraît bien sourde

 

On croit entendre au loin

siffler le train

d'une enfance qui revient

 

TP

14:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

14/01/2020

Papy

papy.jpg

Ainsi va la vie, papy,

le printemps, l'été,

l'automne et le sonotone

où résonnent

quelques cris de l'enfant

que tu fus

avant que l'hiver venu  

tout se soit tu.

TP

00:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

01/01/2020

Bonne année

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Le temps se renouvelle
À l'aube d'un nouvel horizon
La vie devient l'étincelle
Des plus belles résolutions.

Et les rêves aux goûts d'éternité
Poursuivent leur chemin
Pour que chaque lendemain
Se dessine dans la sérénité.

Alors en cette nouvelle année
Mes vœux d'amour et d'amitié
Aux personnes dans mon cœur
À qui je souhaite le plus grand bonheur.


Jérôme G. Lupus

25/12/2019

La terre comme un berceau

WP_20191223_005[1].jpgPotier ou poète, peu importe, dans ton langage tu es les deux. Tu as façonné le monde avec tes mains, avec tes mots aussi.

Tu as ouvert ton cœur et tel un marchand de sable tu as semé des étoiles dans la nuit et  tu as allumé des réverbères. Tout fut illuminé. La vie est apparue ! Tu as jeté à foison le poisson dans les rivières, donné nourriture aux bêtes des pâturages et planté des rosiers pour qu’on s’émerveille.

Tu nous as créés avec un peu d’argile, pouvoir de tes mains, et beaucoup de ton souffle, puissance de ta Parole. Nous, pour être maître et gardien de toutes choses comme apprivoiser la rose et aimer nos frères dans la justice et la paix.

« J’ai encore quelque chose à te montrer, me dit-il. Viens ! » Je me hasarde à le suivre. La porte est entrouverte, je la pousse doucement, et sur la paille un enfant me sourit. « Tu vois, je ne savais plus quoi te donner, alors je l’ai mis au monde, lui, mon propre fils. C’est ton frère. Je te le confie. Ce monde, je l’ai voulu comme un berceau, pas comme un tombeau… C’est notre maison commune, car le ciel et la terre sont désormais remplis de ma gloire. »

Maison commune ? mais où est ta lumière quand des fumées toxiques obscurcissent le ciel ? où est la nourriture quand on ne sait plus partager ? où est mon frère quand je n’en suis plus le gardien ? Emmanuel, Dieu avec nous, mais nous ? sommes-nous avec lui pour encore nous émerveiller, partager, rendre grâce et être frères de tous les hommes sans exception ?

Viennent les cieux nouveaux et la nouvelle terre que ta bonté nous donnera, où la justice habitera.

Que ce Noël soit pour tous joyeusement fraternel !

TP