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07/10/2010

Réflexions importantes

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal,

mais par ceux qui les regardent sans rien faire

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Ne rien faire, au delà de nos croyances ou de nos idées politiques, c’est accepter que le système mis en place dans notre monde libre repose sur l’approbation tacite d’une sorte de contrat passé avec chacun d’entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu :

1-J’accepte la compétition comme base de notre système, même si j’ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants.

2-J’accepte d’être humilié ou exploité à condition qu’on me permette à mon tour d’humilier ou d’exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.

3-J’accepte l’exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.

4-J’accepte de rémunérer les banques pour qu’elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu’elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j’accepte implicitement). J’accepte aussi qu’elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l’argent qui n’est autre que celui des autres clients.

5-J’accepte que l’on congèle et que l’on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s’écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.

6-J’accepte qu’il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu’on le fasse lentement en ingérant ou en inhalant des substances toxiques autorisées par les états.

7-J’accepte que l’on fasse la guerre pour faire régner la paix. J’accepte qu’au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J’accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d’armes et faire tourner l’économie mondiale.

8-J’accepte l’hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu’il s’agisse d’une énergie coûteuse et polluante, et je suis d’accord pour empêcher toute tentative de substitution s’il s’avérait que l’on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l’énergie, ce qui serait notre perte.

9-J’accepte que l’on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu’il s’agit d’un ennemi et nous encouragent à le tuer.

10-J’accepte que l’on divise l’opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l’impression de faire avancer le système. j’accepte d’ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu’elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux.

11-J’accepte que le pouvoir de façonner l’opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd’hui aux mains d’affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu’ils en feront.

12-J’accepte l’idée que le bonheur se résume au confort, à l’amour, au sexe, et la liberté d’assouvissement de tous les désirs, car c’est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie.

13-J’accepte que la valeur d’une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu’on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu’on l’exclue du système si elle n’est plus assez productive.

14-J’accepte que l’on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l’éducation et de la santé des générations futures.

15-J’accepte que l’on mette au banc de la société les personnes agées dont l’expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète nous savons que l’expérience ne se partage ni ne se transmet.

16-J’accepte que l’on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j’ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu’entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous.

17-J’accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l’avenir de la vie et de la planète.

18-J’accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu’on me le signale explicitement. J’accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l’agroalimentaire de breveter le vivant, d’engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l’agriculture mondiale.

19-J’accepte que les banques internationales prêtent de l’argent aux pays souhaitant s’armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu’il vaut mieux financer les deux bords afin d’être sûr de gagner de l’argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s’ils ne peuvent pas rembourser les emprunts.

20-J’accepte que les multinationales s’abstiennent d’appliquer les progrès sociaux de l’occident dans les pays défavorisés. Considérant que c’est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu’on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l’homme et du citoyen, nous n’avons pas le droit de faire de l’ingérence.

21-J’accepte que les hommes politiques puissent être d’une honneteté douteuse et parfois même corrompus. Je pense d’ailleurs que c’est normal au vu des fortes pressions qu’ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise.

22-J’accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l’agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident.

23-J’accepte que le reste de la planète, c’est-à-dire quatre milliards d’individus, puisse penser différemment à condition qu’il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d’expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives.

24-J’accepte l’idée qu’il n’existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d’une conscience et d’un langage, ce n’est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.

25-J’accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu’aujourd’hui tout ceci n’existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l’entendons sans cesse dans nos discours politiques.

26-J’accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l’explication du mystère de nos origines. Et j’accepte que la nature ait pu mettre des millions d’années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.

27-J’accepte la recherche du profit comme but suprême de l’Humanité, et l’accumulation des richesses comme l’accomplissement de la vie humaine.

28-J’accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J’accepte l’augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d’éléments radioactifs dans la nature. J’accepte l’utilisation de toutes sortes d’additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c’est qu’ils sont utiles et sans danger.

29-J’accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu’elle nous mène vers une catastrophe sans précédent.

30-J’accepte cette situation, et j’admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l’améliorer.

31-J’accepte d’être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux.

32-J’accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J’accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.

33-J’accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m’empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.

Si vous êtes contre, vous pouvez toujours mettre en œuvre les ressources de l’amitié et de l’amour, de la fraternité et de la responsabilité partagée, réfléchir, concevoir, oser et tisser, comme le permet l’Internet… tout retard rapproche du néant.

Fait par amitié sur la Terre, le 11 septembre 2003

 Ce très beau texte constitue presque un programme d’action.

L’auteur est inconnu et sa rédaction date un peu. En revanche il est d’une actualité encore brûlante ! 

08/09/2010

Indignation

L'écrivain Patrick Chamoiseau lance un tract poétique contre la politique sécuritaire de Sarkosy.

 
 

Il partage son indignation face aux stigmatisations gouvernementales dont sont victimes les Roms, et plus généralement les immigrés. L'écrivain Patrick Chamoiseau a écrit quelques lignes qui, depuis, circulent à toute vitesse et sont désormais imprimées sous forme de cartes postales protestataires à envoyer au président.

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19/04/2010

Culture

C'est Mozart qu'on assassine!

 

Le ministère de la Culture, les régions, les départements et les communes consacrent environ dix milliards d'euros aux affaires culturelles. Il ne s'agit pas d'animer nos vies avec des fêtes mais de financer des activités et de favoriser les conditions d'une expression artistique. Or, un vent mauvais souffle ces jours-ci sur les affaires culturelles. Les caisses se vident. L'État se désengage et les collectivités locales coupent le robinet. La culture en fait les frais car elle n'est pas prioritaire. La fermeture des services culturels semble un moindre mal face à d'autres urgences sociales...

 

Aujourd'hui, les craintes sont nombreuses à s'exprimer car la baisse des subventions menace à la fois la tenue des grands festivals et le quotidien de tous les citoyens. Le mécénat se nourrit de quelques avantages fiscaux consentis aux nantis lettrés qui savent bien que le vrai luxe est celui de la beauté de l'art. Mais la générosité éclairée des mécènes ne suffit pas à l'entretien des artistes. Car la société a besoin de cultures générales pour irriguer son quotidien à tous les niveaux. Ce sont les bibliothèques qui font battre le coeur des villes et des villages, ce sont les cours de dessin et de danse, les ateliers de théâtre et de vidéo qui font des têtes bien faites, ce sont la création de spectacles vivants et la permanence d'expositions qui font venir le monde dans les yeux de tout le monde, ce sont les festivals de tous les arts qui favorisent les rencontres entre les hommes de bonne volonté et nourrissent la paix sociale... Et c'est là que se noue notre identité.

Sans cette vitalité du voyage intérieur qui permet à chacun de se construire, que reste-t-il ? Des superproductions planétaires et de la télé en panne de réalité... Face au cauchemar de l'ignorance, au moment où la violence s'empare de l'école, quand les anciens se désolent de la perte des repères, il faut redire que le combat de l'intelligence se mène avec les armes de la connaissance. Au moment où les choix budgétaires s'annoncent dans la douleur du renoncement, il faut se rappeler une constante de l'Histoire. La commande publique a toujours été le moteur essentiel de la culture. Les pyramides, comme le Taj Mahal, le théâtre de Molière comme l'architecture de Versailles, la danse de Lully comme la musique de Beethoven, les cathédrales comme les places républicaines au coeur des villes, la Tour Eiffel comme le Louvre et tout ce qu'il contient, tout a été rendu possible au nom d'une puissance publique. Si les pouvoirs publics privent aujourd'hui les affaires culturelles de leurs fonds, c'est la société qui s'asphyxie, c'est Mozart qu'on assassine en chaque enfant... La culture n'est pas un accessoire pour faire joli. Elle n'est ni de droite ni de gauche. C'est l'air que nous respirons.

Hervé Bertho - Editoial Ouest-France du dimanche 18 avril 2010

 

21:00 Publié dans Cris | Lien permanent | Commentaires (0)

20/02/2010

Pétition

Communiqué de soutien à Zeyneb D.,
élève en classe de 3ème au collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône, victime d'une exclusion de 3 jours pour avoir osé porter, en classe, un tee-shirt « Palestine libre ! »
 
    Le Collectif caladois pour le peuple palestinien (CCPP) témoigne tout son soutien à Zeyneb D., élève en classe de 3ème du collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône (69400), victime d'une exclusion de 3 jours pour avoir osé porter, en classe, un tee-shirt « Palestine libre ! ».
    Alors que son professeur d'histoire avait, dans un cours précédent, fait l'éloge d'Israël et repris à son compte et devant les élèves toute la rhétorique justifiant la colonisation de la Palestine, Zeyneb a eu le courage de s'opposer à cette propagande indigne d'un fonctionnaire de la République en venant le lendemain en classe avec un tee-shirt : « Palestine libre ! ». Sommée de cacher son tee-shirt ou de quitter le cours, Zeyneb, choquée et humiliée par les cris de son professeur, a préféré sortir de classe. Le professeur s'en est alors pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans ».
    La direction du collège, prenant fait et cause pour le professeur, a décidé d'exclure pour trois jours l'élève Zeïneb.
    Si l'École de la République ne saurait encourager le prosélytisme de la part des élèves, elle peut encore moins le supporter d'un enseignant. À cet égard, la réaction de l'élève Zeyneb relève du courage et de l'exemplarité dans son refus de voir réécrire l'histoire par son professeur et de voir bafouer les droits imprescriptibles de tout un peuple. Le droit des peuples a disposer d'eux-mêmes, inscrit dans la Constitution de la République (Préambule), fait partie de l'enseignement d'éducation civique de la classe de 3ème. Le défendre est tout sauf un acte de prosélytisme.
    Le Collectif caladois pour le peuple palestinien demande donc l'annulation immédiate de la sanction prise contre Zeyneb D. ainsi que sa complète réhabilitation. Il demande en outre que Zeyneb et ses camarades puissent bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.
    Font également partie du Collectif caladois pour le peuple palestinien un certain nombre d'enseignants, actifs ou retraités, ainsi que des organisations syndicales (FSU), qui ont tenu à faire la déclaration suivante : « Tous, nous avons été scandalisés par le comportement et les paroles de ce « collègue » : de tels propos tendancieux, est-ce là l’enseignement ? L'humiliation et la violence traumatisante infligées à une adolescente, est-ce là la pédagogie ? Nous entendons dénoncer une faute grave : et professionnelle, et humaine : une attitude indigne d'un enseignant responsable. »
Contact du collectif:
ccpp69400@yahoo.fr
Lettre de soutien à Zeïneb: écrivez à la direction du collège Claude Bernard de Villefranche.

Soutien à Zeyneb

Écrivez au proviseur du collège de Zeyneb :claudeb69@gmail.com avec copie à : ccpp69400@yahoo.fr !
 
Exemple de mail :
 
Monsieur le Proviseur du collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône (69400),
 
    J'ai pris connaissance du cas de Mlle Zeyneb D. que vous avez décidé d'exclure pendant 3 jours pour avoir osé porté en classe un tee-shirt « Palestine libre » et parce qu'elle a quitté le cours, sous les hurlements de son professeur (ce que vous nommez désobéissance !).         Mais vous savez fort bien que Zeyneb ne faisait que répondre à la propagande de son professeur d’histoire, qui dans un cours précédent, faisait l'éloge d'Israël, en parfaite violation des principes de l'école républicaine. Plus tard, ce même professeur s’en est pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans » !

    C'est pourquoi je vous demande l’annulation immédiate de la sanction visant Mlle Zeyneb D. et sa pleine et entière réhabilitation. Je demande en outre que Zeyneb et ses camarades puissent bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.
Signature

 

15/11/2009

Secours catholique

Ce dimanche, journée nationale du Secours Catholique

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17/10/2009

Refus de la misère

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Message d’Eugen Brand, Délégué Général du Mouvement international ATD Quart Monde - 17 octobre 2009

 

 

Message du Délégué général du Mouvement international ATD Quart Monde à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre 2009

« Nos pays vont se retrouver sous l’eau » criaient ces jours des familles d’Asie obligées de vivre depuis toujours dans des zones les premières envahies par la furie des crues.

Typhons, tremblements de terre emportent ici les maisons, laissant des millions d’enfants et leurs parents affronter les éléments à mains nues. Et quand l’eau se retire, lorsque la boue aveugle recouvre les quartiers, les médias deviennent sourds, et dans les plaintes muettes fermente une violence causée par un trop-plein de malheur et d’injustices.

« Pourquoi ce sont toujours nos maisons qui sont détruites ? » alors que d’autres se réservent les zones protégées ?  « Quand je serai grand j’irai casser leur maison. » Des voix de mères s’élèvent : « Dans la tête et dans le cœur de nos enfants, nous voulons mettre autre chose que de la colère ». Dans cette époque secouée par tant de crises, écologique, énergétique, alimentaire, économique, financière, sociale, entendons-nous ces enfants et leurs parents ?

En ces jours où, sous couvert de lois aveugles et de frontières toujours plus infranchissables, l’arrogance des uns chasse les autres, au mépris de leurs droits essentiels, nous voulons, avec tous ceux qui défendent la dignité de chacun, être porteurs d’une histoire nouvelle reliant les générations, les communautés et les pays. Une histoire où le respect entre humains et le respect envers la terre se nourriront enfin, inséparablement.

En cette année du vingtième anniversaire de la convention des Droits de l’enfant, ce sont eux, les enfants, qui nous entraînent dans un monde habité par la confiance.

Nous sommes témoins que, par une infinité de gestes concrets, ils s’associent déjà avec des jeunes et des adultes, inventant des solidarités inédites. Des solidarités qui ne consistent pas seulement à conquérir sur la mer des hectares de bien-être pour quelques-uns, mais à gagner pour tous des espaces de terre ferme où s’expérimente un savoir vivre ensemble qui ne veut laisser personne de côté.

Ce n’est pas l’amnésie forcée ou le silence sur les atrocités endurées par les grands qui pourront libérer les enfants de la colère et leur offrir la terre d’avenir qui leur revient. La terre ferme à laquelle ils ont droit produit la fierté d’hériter du courage de leurs ainés pour tenir tête à l’humiliation et au manque de tout.

Dans le champ de toutes les générations, travaillons à cette culture d’un nouveau savoir-vivre ensemble où la mémoire et l’honneur restitués préservent du déchirement les liens familiaux et communautaires.

Cultivons ce savoir-vivre ensemble qui empêche de sombrer dans une solitude que la culpabilité gangrène.

Sur cette terre d’avenir pour les enfants, pour tous, cultivons les champs où chacune et chacun peut se reconnaître membre à part entière d’une humanité libérée de la peur d’affronter les injustices auxquelles il lui appartient de mettre fin.

 

- 12 octobre 2009

 

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