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17/11/2007

Me voici devant toi

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Seigneur, me voici devant Toi
avec les hommes et les femmes qui me ressemblent
comme des frères et des soeurs :
les pauvres types qui voudraient bien en sortir
mais qui n'en sortent pas : les drogués, les paumés,
les femmes de 'mauvaise vie',
tous ceux qui n'arrivent pas à résister au mal,
qui volent et qui tuent,
tous ceux qui ont perdu la foi, l'espérance, la charité...
et qui en souffrent ;

Seigneur, Tu nous regarde encore
de ce regard d'amour
que Tu as jeté sur la femme adultère,
sur la Samaritaine, sur Marie-Madeleine, sur le brigand pendu près de Toi :
sauve-nous, puisque Tu nous aimes.

Seigneur, Tu l'as dit,
Tu n'es pas venu pour les justes, mais pour les pauvres,
pour les malades, pour les pécheurs, pour nous.

Seigneur, je nous confie à Toi,
car je suis sûre de Toi,
je suis sûre que Tu nous sauves,
je suis sûre qu'à chacun de nous, les pauvres types,
Tu vas dire le jour de notre mort :
tu seras ce soir avec moi dans le Paradis,
car il y aura un soir où Tu nous revêtiras de Toi,

Toi qui es Dieu et qui es devenu un autre homme.
Comme nous Tu as eu faim et soif,
comme nous Tu as eu peur et Tu as pleuré,
comme nous Tu es mort.
Ton pauvre corps a été mis dans la tombe,
comme le sera le nôtre,
et Tu en es sorti transfiguré,
comme nous en sortirons un jour.
Mon bien-aimé, avec Toi la mort est belle,
La Résurrection nous attend. Merci.

Soeur Emmanuelle

Bon anniversaire! (99 ans)

11:00 Publié dans Prières | Lien permanent | Commentaires (0)

16/11/2007

Une fleur pour faire le monde


Les Poppys - Il faut une fleur pour faire le monde - 1978
Autres chansons des Poppys: ICI

14/11/2007

J'écris comme la mer

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J’écris comme la mer s’amuse avec la plage,

Comme la vague aussi dessine le rocher,

Ou comme les bateaux tremblent sur leur reflet ;

J’écris comme l’oiseau piétine un peu de sable.

 

Comme d’autres le font en taillant leur verger,

En repassant du linge, en faisant la cuisine,

Comme d’autres le font aux appels de l’usine,

Par le fer ou le bois, par la vigne ou le blé.

 

J’aimerais vous parler dans la langue des arbres

Qui se tiennent debout, tronc à tronc appuyés,

Avec des bruits de feuille et de branche et d’écorce,

Des mots de sève et de racines emmêlées.

 

Je prendrais à plein bras vos ciels et leurs nuages,

Vos rafales de pluie, vos myriades d’étoiles ;

Je laisserais le vent se jouer de nos rires

Et nous inventerions des musiques d’été.

 

Didier Rimaud

Dans « A force de colombe » Le Cerf 1994

08:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)