18/11/2011
Les fenêtres qui disent le ciel

Je plonge à longueur d’enfance
dans une mémoire à courbure de pommes
hirsute de chardons picorée d’odeurs
Un soleil vif y déniche les ombres
un visage sourit Une caresse naît
de bien plus loin que la main
Mon enfance comme un rêve sous mes paupières
avec des arbres derrière des fenêtres
qui disent le ciel
Un chemin de traverse aux ornières bien vivantes
Des morts qui surgissent et parlent à distance
Sans jamais dévoiler
ce que je ne sais pas encore
Georges Bonnet
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