08/03/2008
Journée de la femme en poésie
Il est seize heures , je dispose de quelques minutes
Pour savourer une orange à la chair juteuse et sucrée.
Et je suis malheureuse de penser : Ingrid n’en déguste plus ,
Même si elle en mange son goût doit être fade , altéré ,
Dans la jungle colombienne sa liberté perdue .
Dans sa mémoire affective , des images du bonheur et de réussite
sont toujours présentes , elles la rassurent , la portent .
INGRID BETANCOURT , jeune députée et sénatrice
Fatiguée, amaigrie et blessée en son âme et son corps
Séquestrée par des insurgés , son moral est bas et ses forces s’épuisent .
Alors pour tenir, elle passe inlassablement , encore et encore
Le film de sa vie d’avant , dans sa tête , le jour et la nuit
Les images se bousculent et apparaissent les visages de ses enfants
Quelle n’a pas vus depuis six longues années, à ses visages chéris
Elle sourit et pleure , ils lui manquent atrocement .
“ Courageuse Ingrid, tu mérites la liberté”.
Et tu l’auras bientôt, car souhaitée par tous ceux qui se soucient de toi.
Souffrant de la faim , abandonnée et meurtrie , offensée dans ta dignité,
Ces FARC te la rendront , ainsi qu’aux gens qui sont auprès de toi
Aussi privés de liberté , vous rentrerez chez vous , heureux et soulagés ....
Car même dans le cœur d’un guerrier , il y a trace d’humanité
Pour avoir été conçu par des parents amants et aimés .
De par les sites de “ La journée de la femme 8 mars 2008 “,
A travers le web mondial , les médias écrits et télévisés ,
Le monde sait que tu as combattu la corruption et le trafic de cocaïne.
Ingrid , il faut que tu saches que ta lutte n’est pas ignorée ,
Tu es notre modèle , notre grande DAME .
Tes parents , amis et admirateurs , réunissent leurs pouvoirs de persuasion
Envers les autorités responsables pour ta remise en liberté immédiate .
Courageuse Ingrid , jamais nous ne t‘abandonnerons .
Tu demeures dans notre coeur et nos plus fidèles pensées ,
Et si pour nous , la paix et le bonheur font l’alchimie de notre quotidien ,
Dans ce quotidien , nous avons gardé une place pour toi
Et les autres séquestrés ......
Cette place a un nom commun à tous : LIBERTE !
CHANTAL CAUBLOT
08:01 Publié dans Actualités, Cris, Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)
07/03/2008
Rouges et bleus
je suis ciseaux et puzzle
sur le carreau
vitrail inachevé
en mal de lumière
mes rouges et mes bleus
ne sont pas heureux
n'est pas Chagall
qui veut
TP dans "Soleil Beu Résurrection"
éditions Press-Stances 1996
08:02 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)
06/03/2008
Repos
Déchirer la chair
de la prune
Jeter le noyau
Parole fracassante
sur le carrelage
des cuisines
Puis s'asseoir
dans la soie
des conforts
Laisser chuchoter
les fougues fatiguées
Télécommande
et
J.S. come Bach
sur une fugue
étincelante
T.P. extrait de "Soleil Bleu Résurrection"
édition Press-Stances 1996
18:27 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)
05/03/2008
J'écris
J’écris
Les cris de la vie
A l’encre des nuits
Etonné d’être aussi petit
A la naissance des sens
Au lieu-dit Poésie
Qui donne son fruit
TP
17:58 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)
27/02/2008
Psaume
Je m’étais promis de surveiller mes paroles;
j’étais résolu à me taire
en présence de gens qui rejettent Dieu.
Je me suis enfermé dans le silence
plus que je n’aurais dû.
Ça devint une douleur insupportable,
en dedans de moi, c’était un vrai feu.
Obsédé par une telle brûlure,
j’ai fini par éclater devant le Seigneur :
Père, sors-moi de cette vie;
donne-moi de voir la fin de mes jours;
fais-moi saisir comme je suis éphémère !
Les jours que tu me donnes sur la terre
ne sont pas plus qu’un grain de sable :
ils équivalent à rien devant ton éternité.
Qui paraît solide ne vaut pas plus que du vent :
il va et vient, c’est comme de brefs éclairs.
Il a beau s’agiter, il ne déplace que de l’air;
il entasse des choses que d’autres disperseront.
Ô mon Père, que puis-je attendre de la vie ?
C’est en toi que je mets mon espérance :
libère-moi du mal qui m’habite,
ne permets pas que je sois bouleversé
par les moqueries de qui te rejette.
Encore une fois, je veux me taire
et me fier à tes interventions.
Que je ne regarde pas mes épreuves
comme des coups de colère venus de toi,
ni comme des événements que tu inspires.
Mais tu les utilises pour m’éduquer
en me détachant de mes égoïsmes,
car ils ne sont qu’illusions.
Écoute ma prière, ô mon Père, c’est un cri;
tu vois bien que je suis malheureux.
Bien sûr, tu n’es pas obligé de répondre :
chez toi, je suis invité gratuitement,
comme toute l’humanité.
Révèle-moi ton regard de miséricorde
avant que je ne quitte cette terre.
Psaume 39 réécrit par R. Gauthier, o.m.i.
10:44 Publié dans Prières | Lien permanent | Commentaires (0)
25/02/2008
Je m'étonne!
Je les vois bien,
moi qui ai presque tout,
je les vois bien ceux qui n'ont presque rien.
Depuis le temps que je te prie,
je m'étonne, mon Dieu,
que tu ne fasses rien pour eux.
Je les vois bien,
moi qui vis heureux dans un joli coin paisible.
Je les vois bien tous ceux qui s'écroulent
sous les bombes ou les sagaies.
Depuis letemps que je te prie,
je m'étonne, mon Dieu,
que tu ne fasses rien pour eux.
Je les vois bien,
moi qui habite un chez moi bien douillet,
je les vois bien tous ceux qui, à longueur de journée et de nuit,
battent la semelle jusque dans ma rue.
Depuis le temps que je te prie,
je m'étonne, mon Dieu,
que tu ne fasses rien pour eux.
Arrête un peu ta prière et pense à ceci:
Grâce à tes yeux, je les ai bien vus moi aussi.
Mais pour aller vers eux, je n'ai plus de pieds,
pour les comprendre, pour les aider, pour les sauver,
je n'ai plus que ton cerveau, tes mains et ton coeur.
Alors? Quand nous y mettons-nous?
Louis Sintas, s.j.
10:00 Publié dans Prières | Lien permanent | Commentaires (0)

















