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10/11/2006

Collections

medium_gdmere_enfant.jpgC'est l'histoire vraie d'un enfant qui collectionnait... Un jour, pourtant, il avait laissé tomber ses collections. Ses parents, vaguement inquiets, avaient fini par le questionner. "Une collection, c'est jamais terminé. Alors, ça sert à quoi?, avait répondu le bonhomme. Et puis quand je serai mort, qu'est-ce qu'on en fera?" Ce n'était donc pas un caprice. Mais une sorte de vertige existentiel.

Qu'à dix ans, pas plus, un gamin songe déjà à sa propre disparition, était-ce normal? était-ce grave? Manifestait-il de la maturité pour son âge ou un commencement de dégoût de la vie?

C'est une mamie qui avait su trouver les mots pour exprimer sa foi chrétienne et pour rassurer le garçon: "Je suis plus près de partir que toi, mais je ne suis pas triste. J'abandonne tout ce que, dans mon existence d'enfant, de maman puis de grand-mère, j'ai pu accumuler et qui trouvera preneur, ou peut-être pas, après ma mort...Qu'importe! Des collections, j'en ai fait moi aussi. Si les tiennes commencent à te rendre malheureux, alors laisse-les dans leurs boîtes. Jusqu'à présent, elles t'ont rendu heureux; elles t'ont enseigné la patience, le plaisir d'entreprendre et de construire. Ce n'est pas du temps perdu. Mais maintenant, fais comme moi, si tu veux. Si tu cherches bien, tu vas trouver chaque jour d'autres bonheurs, tu vas en distribuer aussi. C'est de cela que je fais collection désormais. Crois-moi, on n'en a jamais fini et ça reste longtemps, longtemps après nous..."

Eh oui, rien que des collectors et pour la vie!

Extrait d'une chronique d'Yves Durand dans La Croix du 8 novembre 2006.

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