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19/03/2006

Révoltant

De M. Marcel Magon, Conseiller Municipal de Montélimar:

A VOTRE BON COEUR MESSIEURS-DAMES
Bernadette Chirac est venue à Montélimar faire son cinéma pour récolter ses pièces jaunes. 200 kg de pièces ont été recueillies (correspondant à environ 10 000euros) J ai interrogé M. le Maire ( UMP ) de la ville pour savoir combien cette opération nous avait coûté. Sans compter le prix de l affrètement du TGV spécial,du détournement de plusieurs trains sur l Ardèche, le coût du personnel des services techniques et de la police municipale etc, la ville a déboursé 80000( pris sur nos impôts locaux, bien sûr).
 
Mais, plus choquant encore, les chambres et repas, dans un des meilleurs hôtels-restaurants de le région, pour« la première dame de France » etson aréopage de 130 personnes ont été réglés avec un chèque de l association « Opération Pièces Jaunes».
 
Quand on pense à tous les petits enfants qui ont cassé leur tirelire pour faire de la publicité à Mme Chirac, au Maire de Montélimar et payer ces agapes !
 
Certains n ont pas beaucoup de vergogne.
 
Ce mercredi 8 mars 2006
Marcel MAGNON, Conseiller Municipal de Montélimar

Commentaire: comme le disait un jour l'acteur Philippe Noiret dans une interview: "Les gens qui s'occupent de leur image sont des imbéciles." TP
 
 
 

08:05 Publié dans Cris | Lien permanent | Commentaires (1)

La colère de Jésus

23 mars 2003
Année B: 3e dimanche du Carême
Jean 2, 13-25
« Il (Jésus) trouva installé dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. » (v. 14)

 

     On s’imagine mal un geste, comme celui de Jésus chassant les vendeurs du Temple, posé aujourd’hui à quelque endroit de notre institution ecclésiastique. Celui ou celle qui oserait s’y aventurer recevrait certainement une grande part de réprobation de ceux qui sont au pouvoir et même d’humbles personnes croyantes pour qui l’institution est sacrée. On entendrait les mêmes discours sur le respect du sacré. Des voix s’élèveraient pour suggérer d’autres actions moins radicales.

     À plusieurs, ce passage d’Évangile est apparu trop compromettant pour l’image qu’on s’est souvent construite autour de Jésus. Dans mon enfance et plus tard aussi, j’ai souvent entendu que Jésus avait fait une « sainte colère ». J’avais vite compris alors que ce n’était pas une colère comme on en fait nous-mêmes. Jésus ne pouvait pas laisser monter en lui de tels sentiments; ce serait un manque de contrôle de lui-même évident. N’était-il pas Dieu? Je ne savais pas, ignorant que j’étais des textes de Premier Testament, que Dieu lui-même pouvait faire d’immenses colères.

     Pourtant, devant ce qu’était devenu le Temple, Jésus n’avait plus d’autre choix que de poser un geste fort provocateur et, à bien des égards, au risque même de sa vie. Le Temple était alors un lieu où on marchandait Dieu. C’en était trop. Il sent que les paroles ne suffisent plus. Il passe aux gestes qui traduisent plus fortement ce que des prophètes ont perçu comme étant la « passion de Dieu ». Ce trafic d’animaux et d’argent exaspère Jésus, qui se rend bien compte que tout cela n’a rien à voir avec la foi en Dieu.

     Ce passage de Jean nous fait voir une facette peu connue et peu commune de la personnalité de Jésus. Si Jésus avait la passion de Dieu - et il l’avait -, c’est qu’il tenait, au prix même de sa vie, à ce que cette relation à Dieu soit gratuite, gratifiante. Il tenait à ce que cette relation soit ouverture, espérance et non marchandage de toutes sortes, tant dans les gestes que les paroles. Il tente d’ouvrir le Temple qui se refermait, pour ouvrir ainsi la relation à Dieu.

     La colère de Jésus veut déranger, déplacer, interroger les juifs. Dieu ne se tient pas dans ces endroits de marchandage, mais il vit en nous à même la qualité de relations que Jésus entretient avec Lui et qu’il veut nous laisser, en mémorial, comme un chemin à suivre. Le véritable Temple doit s’ouvrir aux dimensions du monde, un monde sensible à la pauvreté des personnes. C’est un corps à bâtir dans la fragilité et la gratuité. Et c’est lorsque les paroles ne sont plus entendues, qu’il ne reste que les gestes prophétiques. Et si on sait l’interpréter, il s’agit d’un geste de résurrection. Désormais, « Dieu est partout », là où le coeur humain s’ouvre à son accueil et à l’accueil des autres.

     Tout est dit fortement dans ce geste. Nous n’avons plus à marchander Dieu ou avec Dieu, c’est un cul-de-sac. Dans nos assemblées, dans nos réflexions communes ou individuelles, il s’agit de créer un espace de gratuité, dans le pardon mutuel, dans la reconnaissance de l’autre.

     Par sa colère et ses coups de fouet, Jésus a voulu, de façon forte, rouvrir cet espace du coeur humain.

GUY LAPOINTE
Montréal

18/03/2006

Histoire de cailloux

Un jour, un vieux professeur de l’École nationale d’administration publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof. n’avait donc qu’une heure pour "passer sa matière". Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit :

« Nous allons réaliser une expérience ».

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d’un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :

« Est-ce que ce pot est plein ? ».

Tous répondirent : « Oui ».

Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment ? ».

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux... jusqu’au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda « Est-ce que ce pot est plein ? »

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un d’eux répondit :

« Probablement pas ! ».

« Bien ! » répondit le vieux prof

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ». Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent « Non ! » .

« Bien ! » répondit le vieux prof.

Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit :« Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ».

« Non » répondit le vieux prof « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite ».

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience, de l’évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors:

« Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Votre santé ? Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Relaxer ? Prendre le temps ... ? Ou... toute autre chose ? Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir... sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question :

"Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ?"

« Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (votre vie). »

D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

 

17/03/2006

Prêtre oui... mais comment?

PRÊTRE OUI, MAIS COMMENT?

S’il prêche plus de dix minutes…il n’en finit pas!
S’il parle de contemplation…il plane!
S’il aborde des problèmes sociaux…il vire à gauche!
S’il parle de morale…il est de droite!

S’il refuse de prendre une bière…il joue au pharisien!
S’il accepte d’en prendre une…il devient alcoolique!
S’il reste à son bureau…il ne voit personne!
S’il fait des visites…il n’est jamais au presbytère!

S’il est trop chaleureux…il a des problèmes affectifs!
S’il est réservé et un peu froid…il est certainement refoulé!
S’il collabore avec un conseil paroissial…il se laisse mener!
S’il ne collabore pas…il mène tout à lui seul!

S’il fait des travaux à l’église…il jette l’argent par les fenêtres!
S’il ne fait rien…il laisse tout à l’abandon!
S’il fait rire pendant ses homélies…il fait du théâtre!
S’il est trop intellectuel…on dit qu’il est trop cérébral!

S’il est jeune…il n’a pas assez d’expérience!
S’il est vieux…il devrait bientôt prendre sa retraite!

Mais si les autorités décident de fermer la paroisse par manque de prêtres,
on dit : « Ah non! Ça ne se passera pas comme ça, il faut faire signer une pétition ».

André Daigneault

 

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16/03/2006

Carnet de notes

Une mère entre dans la chambre de sa fille qu’elle trouve vide. Sur le lit, une lettre. Elle imagine le pire en ouvrant la lettre.


« Maman chérie, je suis désolée de devoir te dire que j’ai quitté la maison pour aller vivre avec mon copain. Il est l’amour de ma vie, tu devrais le voir, il est tellement mignon avec tous ses tatoos, son piercing & sa super moto. Mais ce n’est pas tout ma petite maman chérie, je suis enfin enceinte. Et Abdoul dit que nous aurons une vie superbe dans sa caravane en plein milieu des bois. Il veut beaucoup d’enfants avec moi, c‘est mon rêve aussi. Je me suis rendue compte que la marijuana est bonne pour la santé et soulage les maux. Nous allons en cultiver et en donner à nos copains lorsqu’ils seront à court d’héroïne et de cocaïne pour qu’ils ne souffrent pas. Entre-temps, j’espère que la science trouvera un remède contre le sida pour qu’Abdoul aille mieux. Il le mérite vraiment tu sais. Ne te fais pas de soucis pour moi maman, j’ai déjà 13 ans, je peux faire attention à moi toute seule & le peu d’expérience qui me manque, Abdoul peut le compenser avec ses 44 ans. J’espère pouvoir te rendre visite bientôt pour que tu puisses faire la connaissance de tes petits enfants. Mais d’abord, je vais avec Abdoul chez ses parents en caravane pour que nous puissions nous marier. Comme ça ce sera plus facile pour lui, pour son permis de séjour.
Ta fille qui t’aime.
PS : Je te raconte des idioties Maman, je suis chez les voisins ! Je voulais juste te dire qu’il y a des choses bien pire dans la vie que le bulletin scolaire que tu trouveras sur la table de nuit »

 

08:27 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (1)

15/03/2006

Les jeunes et le CPE

La Croix : Les jeunes d¹aujourd’hui sont-ils plus touchés par la précarité que leurs aînés ?


Michel Fize, sociologue au CNRS  : « Parler d¹une génération précaire n¹est pas la plus juste expression car cela fait longtemps que les clignotants indiquent une dégradation de la condition d¹entrée des jeunes dans la vie active. La précarité a maintenant trente ans d¹âge. Ce qui se passe aujourd’hui n¹est pas une surprise. J¹y vois l¹exacte répétition du mouvement contre le contrat d¹insertion professionnelle (CIP) d¹Édouard Balladur en 1994. Les étudiants ne voulaient pas alors du « smic jeunes ».

Ils disent non au CPE dans les mêmes termes. La précarité est devenue au fil des années le mode d¹entrée ordinaire dans le monde du travail. Avec le CPE, une étape supplémentaire est franchie car ce nouveau contrat reconnaît officiellement une précarité qui s¹est déjà installée dans la pratique.

Il faut en moyenne une bonne dizaine d¹années avant d¹atteindre ce précieux sésame que représente le CDI. Les jeunes vont de stage en stage puis de stage en CDDŠ D’où le récent mouvement de rébellion des stagiaires. En 1994, ces derniers étaient relativement épargnés. Aujourd’hui, même ceux qui ont bac + 6 éprouvent de grandes difficultés à décrocher un emploi. Le rapport au travail a certes bien changé. Les jeunes sont plus sensibles à la flexibilité. Ils n¹envisagent pas d¹exercer toute leur vie le même emploi dans la même entreprise. Mais il ne faut pas confondre cette flexibilité admise avec la précarité.

À cette aggravation de la précarité s¹ajoute celle de la rémunération. Les écarts n¹ont cessé de se creuser entre les aînés et les jeunes. En 1975, l'écart des revenus entre les 30 et les 50 ans était de 15 %. En 1995, cet'écart atteignait 35 %. Les salaires des jeunes, à niveau de qualification'égal, se sont tassés. On dit parfois que ce mouvement traduit une défiance à l'égard du monde professionnel. Lors des manifestations de ces jours-ci, on a en effet entendu des slogans contre le travail lui-même. Je ne pense pourtant pas qu¹ils traduisent l¹état d'esprit de la grande majorité de cette génération qui veut travailler, mais pas à n'importe quel prix. Les jeunes, depuis plusieurs décennies, n¹envisagent pas une activité au vu de leurs seules capacités mais aussi de leur goût. »

La Croix : La jeunesse peut-elle se mobiliser au-delà de ses différences ?


Georges Felouzis, professeur de sociologie à l¹université Bordeaux II (1) : « Il me semble peu probable que la jeunesse dans son ensemble se fédère autour du contrat première embauche. En France, à l¹image de la société, la jeunesse est fragmentée. D'un côté, on trouve celle des universités, potentiellement diplômée, qui lutte actuellement contre le CPE. Ces étudiants bénéficient d¹une visibilité sociale, ils ont une capacité collective à s¹organiser et à se faire entendre. De l'autre, et notamment
dans les cités, vit une jeunesse plus précaire, faiblement diplômée, qui éprouve de grandes difficultés à accéder à l'emploi. Durant la crise des banlieues, à l¹automne dernier, il n¹est pas anodin que l¹on ait parlé de ’révolte’ et non de ‘mouvement social’ : cette jeunesse n¹avait ni relais organisationnel pour traduire ses revendications, ni représentation politique. De façon un peu schématique, nous avons là deux jeunesses, qui peuvent difficilement s¹agréger autour d¹un même combat.

Cela, évidemment, n'empêche pas les étudiants anti-CPE de se réclamer de la jeunesse tout entière, afin de légitimer leur combat. Mais on se situe dans l'ordre du discours. En réalité, le mouvement contre le contrat première embauche n'est pas plus fédérateur que ne le fut la crise des banlieues. D'autant que ces deux jeunesses ont des intérêts divergents sur la question. Ceux qui manifestent aujourd’hui ­ pour beaucoup étudiants en fac de lettres seront diplômés à 23, 24 ans, voire plus et ont pour modèle l¹emploi public. Ils n¹ont guère d'avantages à retirer du CPE et défendent le contrat à durée indéterminée (CDI) auquel ils peuvent prétendre. Rien de comparable avec la situation des jeunes de banlieue. Pour beaucoup, le « CDI pour tous» veut plutôt dire : pas d¹emploi du tout. Pas ou peu qualifiés, sans réseau, ils peuvent avoir intérêt à un contrat plus souple, même si rien, à l'heure actuelle, ne garantit son efficacité.
Une dernière réflexion, toutefois : pour gagner son combat, la jeunesse desuniversités n¹a pas forcément besoin du soutien des banlieues. Elle se suffit à elle-même, forte d¹une vraie capacité à mobiliser. Ce qui en ditlong sur la crise de représentation politique qui frappe notre société en général. » le «CDI pour tous » veut plutôt dire : pas d¹emploi du tout. Pas ou peu qualifiés, sans réseau, ils peuvent avoir intérêt à un contrat plus souple, même si rien, à l'heure actuelle, ne garantit son efficacité.

La Croix : Les jeunes sont-ils moins individualistes qu¹on ne le pensait ?


Bernard Roudet, sociologue à l¹Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (2) : « Il faut parler d'individualisation plutôt que d'individualisme. L'individualisme renvoie à une attitude qui pourrait s'exprimer comme suit : "Je ne pense qu¹à moi et je suis prêt à marcher sur les pieds des autres pour arriver." Ce n¹est pas le cas de cette génération. Mais elle a tendance à faire des choix et à affirmer ses valeurs en dehors de ce que pourraient vouloir leur imposer les institutions traditionnelles que sont la famille, l'école, l'Église ou les organisations politiques. De ce point de vue, on assiste, c'est vrai, à une certaine déconnexion intergénérationnelle.
Cela ne veut pas dire pour autant que les jeunes ne sont pas engagés et qu'ils n'ont pas une forme de conscience collective. Leur prise de distance avec le monde politique les a rendus paradoxalement souvent plus compétents sur les grands problèmes de société et de relations internationales. Mais leur système de valeurs est plus hétérogène et leur engagement prend des formes différentes. Ce n'est plus un engagement à long terme fondé sur la défense d¹un idéal. Il est plus ponctuel, plus axé sur un projet particulier, et prend une forme essentiellement protestataire avec une recherche d'efficacité immédiate. On l'observe depuis 1986. Ce type de mouvement resurgit régulièrement, tous les trois ou quatre ans, ces dernières années avec les manifestations contre Le Pen en 2002 ou plus récemment, contre la réforme du bac.
La mobilisation contre le CPE a ceci de particulier qu¹elle témoigne d¹une inquiétude forte à l'égard de l¹avenir. De fait, les enquêtes auprès des jeunes montrent qu'ils ont plutôt confiance en eux et en leur propre avenir, mais sont inquiets sur le devenir de la société, et c'est sans doute ce qu'ils veulent exprimer aujourd’hui. La nouveauté me semble par ailleurs résider dans les débats entre étudiants sur les modalités d¹action, avec une opposition forte au blocage des cours, y compris parmi ceux qui sont contre le CPE . Cela donne le sentiment que ce mouvement, qui a connu un départ laborieux, est davantage porté par un petit noyau de militants que les précédents. »

Recueilli par Bernard GORCE, Marine LAMOUREUX et Céline ROUDEN

(1) Coauteur avec Olivier Galland de Les jeunes Européens et leurs valeurs, 2005, Éd. La Découverte
(2) Dernier ouvrage paru : L¹apartheid scolaire, Paris, Éd. du Seuil, 2005 (avec Françoise Liot et Joëlle Perroton)

10:55 Publié dans Cris | Lien permanent | Commentaires (1)