19/02/2012
Hallelujah

J'ai entendu dire qu'il y avait un accord secret
Que David jouait et qui plaisait au Seigneur
Mais la musique te laisse tout à fait indifférente, n'est-ce pas
Ca se joue un peu comme cela, la quarte, la quinte
L'accord mineur tombe et l'accord majeur s'élève
Le roi déchu compose l'hallelujah
Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...
Ta foi était forte mais tu avais besoin de preuves
Tu l'as vu se baignant sur la terrasse
Sa beauté et le clair de lune t'ont retourné
Elle t'a attaché sur sa chaise de cuisine
Elle a cassé ton trône et coupé tes cheveux
Et de tes lèvres elle a tiré l'hallelujah
Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...
Mon amour, je suis déjà venu ici
Je connais cette pièce et j'ai marché sur ce sol
Je vivais seul avant de te rencontrer
J'ai vu ton étendard sur ton arche de marbre
Mais l'amour n'est pas une marche de victoire
C'est un hallelujah froid et brisé
Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...
Il fut un temps où tu me laissais savoir
Ce qui se passait vraiment dans ta tête
Mais maintenant tu ne le montres plus du tout
Mais souviens-toi du moment où j'agissais en toi
Comme le faisait la sainte colombe
Et chaque souffle que nous respirions était un hallelujah
Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah...
Bien, il y a peut-être un dieu là-haut
Mais tout ce que j'ai appris de l'amour
Etait comment tuer quelqu'un qui t'as surpassé
Ce ne sont pas des pleurs que tu entends la nuit
Ce n'est pas quelqu'un qui a vu la lumière
C'est un hallelujah froid et brisé
Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah... .
Une traduction de la chanson de Léonard Cohen (1984)
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18/02/2012
Le ciel

Le Ciel,
voilà ce que mon âme éprise d’absolu a cherché
tout au long d’une vie qui a pu paraître à certains confuse
et, pour tout dire parfumée au soufre du démon.
Le Ciel !
Malheur à celui qui ne comprendra pas cela. […]
Le Ciel ne se trouve ni en haut, ni en bas, ni à droite, ni à gauche.
le Ciel est exactement au centre de la poitrine de l’homme qui a la Foi.
(Salvador Dalí)
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17/02/2012
Enivrez-vous

Enivrez-vous !
Il faut être toujours ivre.
Tout est là : c’est l’unique question.
Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules
et vous penche vers la terre,
il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ?
De vin, de poésie, ou de vertu, à votre guise.
Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois,
sur les marches d’un palais,
sur l’herbe verte d’un fossé,
dans la solitude morne de votre chambre,
vous vous réveillez,
l’ivresse déjà diminuée ou disparue,
demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge,
à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit,
à tout ce qui roule,
à tout ce qui chante, à tout ce qui parle,
demandez quelle heure il est ;
et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront :
Il est l’heure de s’enivrer !
Pour n’être pas les esclaves martyrisés du temps,
enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse !
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.
(Charles Baudelaire, les petits poèmes en prose)
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16/02/2012
A ceux qui disent

Dieu de miséricorde infinie,
A ceux qui disent que le monde est lumière
Je dis qu’il est bien sombre parfois.
A ceux qui disent que le monde
Est multitude de Paix et d’Amour
Je dis qu’il est bien menacé parfois.
Dieu de miséricorde infinie,
A ceux qui disent que le monde se perd
Je dis : allez vers le chemin de rencontre.
A ceux qui disent que la vie s’efface
Je dis : trouvez le plein accord dans le regard.
Dieu de miséricorde infinie,
A ceux qui parlent sans connaître
Et qui parlent sans voir
Je dis : ne méprisez pas,
L’incertitude règne dans nos cœurs,
Elle est reine des obstacles,
Elle parle à voix haute souvent,
Elle est l’ennemie de soi..
A ceux qui cherchent
Je dis : la parole est infinie tendresse
Car elle est Dieu
Milko paris, ancien prisonnier
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15/02/2012
Vieillesse

Heureux ceux qui respectent mes mains décharnées et mes pieds déformés.
Heureux ceux qui conversent avec moi, même si j’ai désormais quelque peine à bien entendre leurs paroles.
Heureux ceux qui comprennent que mes yeux commencent à s’embrumer, et mes idées à s’embrouiller.
Heureux ceux qui gardent le sourire quand ils prennent le temps de bavarder avec moi.
Heureux ceux qui ne me font jamais la remarque suivante : «C’est la troisième fois que vous me racontez cette histoire !»
Heureux ceux qui m’assurent qu’ils m’aiment et que je suis encore bon à quelque chose.
Heureux ceux qui m’aident à vivre l’automne de ma vie…
(Anonyme)
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14/02/2012
St Valentin
Jean Ferrat - Louis Aragon: Aimer à perdre la raison (1980)
Il n’y a qu’une sorte d’amour,
mais il y en a mille différentes copies.
La Rochefoucauld
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