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16/04/2020

Jeudi de Pâques

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"Prenez du chocolat

afin que les plus méchantes compagnies

vous paraissent bonnes."

 

Madame de Sévigné

15/04/2020

Mercredi de Pâques

Petits poèmes confinés

(extraits)

 

Le coucou joue à cache-cache
avril file un mauvais coton
en mai le printemps fait tache

Dans la boulangerie pas un mot
juste la chaude odeur du pain des gâteaux
et le sourire masqué de la boulangère

A la radio la chanson des infos
n'a de portée que l'écho
saisissant des confins mal maîtrisés

Derrière le buisson des écrans
les enfants comptent sur leurs doigts
pour taper le clavier et recevoir des leçons

TP

COVID19-CONFINE.png

13/04/2020

7ème continent

Nouvelle chanson de Sheila: 7ème continent.

Paroles d'Amaury Salmon et musique d'Elio Antony.

Magnifique! Chantée pour la première fois dans "La Boite à secrets", vendredi 10 avril sur France 3, avec parmi les autres invités Mimi Mathy et Olivier Minne que l'on voit dans cette vidéo.

12/04/2020

Alléluia! il est ressuscité

Alléluia du "Messie" de Haendel

confinement oblige, chacun chante chez soi, mais tous ensemble!

10/04/2020

Pas toujours facile en famille!

06/04/2020

Un petit machin

L'HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA  SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN. 

Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d'invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l'ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment. 

Ce que les grandes puissances occidentales n'ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yemen, ce petit machin l'a obtenu (cessez-le-feu, trêve...). 

Ce que les entreprises n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (remise d'impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d'investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques…).

Ce que les gilets jaunes et les syndicats  n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée...).  

Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu'ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n'est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d'une vie réussie.  

Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité.  

Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l'argent n'a  aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.

Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir. 

Quelques jours seulement ont suffi à l'univers pour établir l'égalité sociale qui était impossible à imaginer.

La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme. 

Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour clôner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.

Puisse cela servir à réaliser la limite de l'intelligence humaine face à la force du ciel.

Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation.  

Il a suffi de quelques jours pour que l'humanité prenne conscience qu'elle n'est que souffle et poussière. 

Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ? 

Rendons-nous à l'évidence en attendant la providence. 

Interrogeons notre "humanité" dans cette "mondialité" à l'épreuve du coronavirus. 

Restons chez nous et méditons sur cette pandémie.  

Aimons-nous vivants !

 

texte reçu par courriel

François Valéry: Aimons-nous vivants  (2002)