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09/09/2021

Il y a sur la terre

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Il y a sur la terre au bord des grands chemins
Au creux de chaque vague, au creux de chaque main,
Il y a sur la terre, au sommet des collines,
Au bord des horizons, des fleuves et des villes
il y a sur la terre, à la source du pain,
De la sève et du sang, au fond des yeux humains,
Des gestes qui supplient, des plaintes qui s'exhalent,
Au creux des souvenirs, des perles et des larmes,
Il y a sur la terre, ce feu, cet or brûlant,
Ce brasier lumineux, ce torrent déferlant:
L'amour.
Souverain germe et unique substance
Irradiant de ses feux nos heures d'espérance,
Hommes nuages pierres plantes et océans
nés d'un même berceau, ou d'un même néant,
la disgrâce n'est pas d'être ou non animés,
mais d'être nés, de vivre, et n'avoir pas aimé.

Etienne Rebaudengo

Concerto pour piano en sol mineur "Il y a sur la terre". Piano: Dennis Lee

extrait de Phytandros (1991) d'après le Manifeste lyrique d'Etienne Rebaudengo

07/09/2021

S'il arrive que tu tombes

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S’il arrive que tu tombes
apprends vite
à chevaucher ta chute
que ta chute
devienne cheval
pour continuer
le voyage

Frankétienne
Anthologie de poésie haïtienne contemporaine
Éditions Points, 2015

18:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

02/09/2021

Hommage à Mikis Theodorakis

Mikis Theodorakis: Canto General  (Vienen los pajaros)

en hommage au compositeur décédé aujourd'hui à 96 ans.

Le cartable rêveur

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Pendant que tu étais
Sur la plage, cet été,
Ou bien dans la forêt,
As tu imaginé
Que ton cartable rêvait ?
Il rêvait d’avaler
Des crayons, des cahiers,
Puis d’aller comme on vole,
Sur le chemin de l’école.
 
Carl Norac

26/08/2021

Hommage au P. Olivier Maire

18/08/2021

Voici que la saison décline

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Voici que la saison décline,
L’ombre grandit, l’azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.

Août contre septembre lutte ;
L’océan n’a plus d’alcyon ;
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon.

La mouche, comme prise au piège,
Est immobile à mon plafond ;
Et comme un blanc flocon de neige,
Petit à petit, l’été fond.

 

Victor Hugo

00:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)