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12/03/2009

Rue des étoiles

08:00 Publié dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (0)

11/03/2009

Enfin, que des bonnes nouvelles!

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Dans ce monde de grisaille, en crise et tout ce qu'on veut, il était temps qu'un blog apparaîsse où il n'y ait que des bonnes nouvelles! ça nous change du journal de 20h et du cancan des commères.

Allez-y vite!les bonnes nouvelles, c'est par ICI.

10/03/2009

Petit poème


Les frères Taloche - petit poème

08:00 Publié dans Humour, Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

09/03/2009

Le hareng saur

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Le hareng saur

A Guy.

Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.

Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.

Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.

Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.

Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.

Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.

J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,
Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,
Et amuser les enfants - petits, petits, petits.

Charles Cros (1842-1888) dans "Le coffret de santal"

17:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

08/03/2009

Poème de femme

8 mars: Journée de la femme en cette semaine de la poésie

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Flux et reflux


Quelle est ton heure de fête, ton heure de gloire, d’aise à vivre et à chanter ?
Est-ce à la fine pointe du jour, quand basculent les ténèbres et que toute chose émerge comme au premier matin ?
Est-ce la jubilation de l’éveil : je suis vivant ! cri du corps au mode ; j’existe dans cet univers à créer !
Et montent vers toi les odeurs familières, les mille bruits du quotidien, et tu touches le drape, la joue,
le mur, comme s’ils étaient miraculeux.
Est-ce la première rencontre, le premier visage ou la première main allant vers ton visage,
ta main ; le choc du regard, sa trouée ?
Est-ce dans le nid de la matinée, quand tu épouses le travail à plein corps ?
Est-ce à la césure de midi, lorsque s’équilibrent passé et futur, comme une certitude et une promesse ?
Est-ce dans le feu de l’après-midi, quand s’adoucit l’éclat des heures.
Ou bien le soir glissant vers la nuit, sa tendresse complice, son chuchotement heureux de retrouvailles sans faille, sa plénitude ?
Pour te connaître, te reconnaître, il me faut entrer dans ta perte et ton excès, tes deuils et tes fêtes

Colette Nys-Mazure

08:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

06/03/2009

La môme néant

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La môme néant


Quoi qu'a dit ? - A dit rin.
Quoi qu'a fait ? - A fait rin.
A quoi qu'a pense ? - A pense à rin.

Pourquoi qu'a dit rin ?
Pourquoi qu'a fait rin ?
Pourquoi qu'a pense à rin ?

- A' xiste pas.

Jean Tardieu dans "Monsieur, monsieur" 1951

08:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)