04/01/2016
La fin du chemin
Merci pour tout, Michel!
Michel aura marqué ma génération par sa gentillesse, par ses chansons qui sont de véritables petites peintures sociales, et plus récemment par sa redécouverte et le choix de la foi chrétienne ainsi que par sa manière de vivre la maladie. Il émane de cet homme une bonté, une simplicité, un quête inlassable de sincérité et de vérité. Il a osé faire une chanson sur les divorcés à une époque où le mot était tabou. "Rimbaud chanterait" enthousiasmait tous les poètes en herbe dont je faisais partie. "62, nous quinze ans" a plus ou moins influencé mon "Mange-disque et autres souvenirs". "Les aveux" est à mon avis sa plus belle chanson, avec un texte et des arrangements sublimes, et ce refrain: "Il est fatigué, le prince charmant... ses rêves bleus sont un peu gris, son épée d'or est en fer blanc". Mais il faudrait écouter aussi ses dernières chansons, moins connues, mais pleines de foi et d'espérance. C'est dans son métier de chanteur qu'il a cherché à vivre sa foi, a-t-il un jour dans l'émission Le Jour du Seigneur. Réaction très saine et juste, car la plupart des convertis d'aujourd'hui cherchent plutôt à fuir la vraie vie pour se réfugier dans un monde qui les protégerait.
J'ai lu son livre "Oser Dieu" en novembre dernier. J'ai beaucoup aimé la sincérité et la simplicité de sa démarche. L'hommage que la France lui rend est mérité. Cet hommage dit aussi un pays en quête de sens. TP
Qui vivent dans des monastères
Dévots qui chantent des prières
Il y en a, il y en a encore.
Hier sur la colline de Taizé
Ils étaient plus de cinquante mille
Des types qui lisent les évangiles
Imagine qu'il y en a encore
Des gens qui croient en Dieu
Il y en a encore.
Il y aurait donc quelque part
Quelque part en-dessous de la nature
Quelqu'un qui aurait posé sa signature.
S'il y a vraiment quelque part
Quelqu'un qui regarde tout ça
Bravo le showman et be bop a lula!
Des Indiens qui ont vu Krishna
Des Juifs qui entendent Moïse
Des filles qui se marient à l'église
Il y en a, il y en a encore.
Et des toréadors à genoux
Des Saint François, des Michel-Ange,
Et des brahmans au bord du Gange
Et des simples d'esprit qui croient que c'est pas fini
Les mille fois qu'on est mort
Il y en a encore.
Il y aurait donc quelque part
Quelque part en-dessous de la nature
Quelqu'un qui aurait posé sa signature.
S'il y a vraiment quelque part
Quelqu'un qui regarde tout ça
Bravo le showman et be bop a lula!
S'il y a vraiment quelque part
Quelqu'un qui regarde tout ça
S'il y a vraiment quelqu'un qui regarde ça
S'il y a vraiment quelqu'un qui a fait tout ça
Bravo le showman et be bop a lula!
Be bop!
La la la la la la la la!
Be bop!
La la la la la la la la!
Be bop!
La la la la la la la la!
Be bop!
La la la la la la la la!
Be bop!
La la la la la la la la!
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03/01/2016
Seigneur, si tu veux m'attendre

Seigneur, si tu veux m'attendre encore,
Je serai le quatrième mage,
Parti de nulle part...
Parti sans étoile aux cieux,
Pour un voyage au bout du temps...
Pour un voyage au bout de moi...
Quand les ténèbres brouillent toutes les pistes,
Quand ma boussole intérieure bat la chamade,
Quand ma route s'enroule sur elle-même,
Tu me montres, quelque part dans ma nuit,
L'étoile inconnue que tu fais lever pour moi !
Tu me dis que je n'ai pas perdu ma vie,
Ce temps que j'avais rêvé tout autre !
Tu me dis que tu m'attends encore,
Car la fête ne commencera pas sans moi.
Et je t'offrirai mon enfance,
Tapie sous les décombres de mon passé...
J'adorerai l'Enfant de Noël,
Comme on s'agenouille, émerveillé,
Devant le miracle fragile d'une parole enfin devenue vraie.
Maintenant, je te vois en l'Enfant de Noël,
T'agenouiller devant moi,
Pour que je devienne enfin ton enfant...
Anonyme
PS Aujourd'hui, fête de Ste Geneviève (c'est le prénom de sa femme), je dédie ce texte, ce poème, cette prière à Michel Delpech décédé hier soir. Je suis sûr qu'il aurait pu écrire cela. Je lui rendrai hommage bientôt. TP
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02/01/2016
Nostalgie
Tu es là pour peu de temps encore et je ne pourrai te retenir.
Alors je t’écris un mot et tu l’emporteras.
La nappe étincelle, on dirait un linceul,
et devant mon assiette je suis seul.
Dans mes huitres réveillonne la mer de Cancale.
Le civet de chevreuil est une mare au diable
dans sa forêt de champignons.
Tu es là, tu ne dis rien.
Je regarde la table, tu tournes le dos.
sur elle s’émiettent les souvenirs
tandis que les doigts de Thomas Enhco
jettent des petits cailloux blancs
sur un chemin de jazz.
Sur ma serviette en papier
J’écris pour toi Nostalgie
mais le mot disparait
dans le buvard blanc aux étoiles grises.
La bûche glacée flambe et fond comme font
Blanche-Neige ou Cendrillon
quand arrive et tombe la nuit.
Et toi aussi tu t’en vas,
et toi déjà tu es partie.
Impossible pour moi de te retenir.
Tu as pris la dernière bulle de Champagne
et tu t’es envolée.
Tu deviens la belle absente,
la dernière feuille tombée du calendrier,
la minute de silence avant les douze coups de minuit,
le froissement de dentelle derrière la porte refermée.
Le piano s’endort sur Feathers.
Je couche ma plume dans son écrin nacré.
Le feu a froid sous le manteau de la cheminée.
Reste le silence…
et un peu de chocolat à la menthe…
TP
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01/01/2016
Bonne année 2016
Bonne et heureuse année 2016
à tous les lecteurs de ce blog
Je vous souhaite
1 an de santé,
366 jours de joie,
8 784 heures d’espérance,
527 040 minutes de courage,
31 622 400 secondes d’émerveillement
et beaucoup de paix et d’Amour.
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31/12/2015
La fin du monde
Et si on parlait de sobriété? de nouveaux modes de consommation? de faire la fête autrement?
Court-métrage de Michael Havenith
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30/12/2015
Croyez
Croyez en l'extase des nuages
qui traversent les grands horizons,
au petit vent du soir,
au coeur de l'été chaud.Croyez en la douceur
d'une amitié,
d'un amour,
à la main qui serre votre main.Car demain,
mais n'y pensez pas,
demain éclateront peut-être les nuages
et l'orage emportera vos amours.Tenez-vous serrés,
ne vous endormez pas sur un reproche non formulé,
endormez-vous réconciliés.
Vivez le peu que vous vivez dans la clarté.Julos Beaucarne
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