Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/01/2013

Ensemble c'est tout

18744345.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20070222_044555.jpg

Dimanche soir, j'ai regardé sur Arte ce très beau film de Claude Berri: "Ensemble c'est tout" d'après le roman d'Anna Gavalda avec Audrey TautouGuillaume CanetLaurent Stocker 


La rencontre de quatre destins croisés qui vont finir par s'apprivoiser, se connaître, s'aimer, vivre sous le même toit.
Camille fait des ménages le soir dans les bureaux et dessine avec grâce à ses heures perdues. Philibert est un jeune aristocrate féru d'histoire, timide, émotif et solitaire, il occupe un grand appartement que possède sa famille. Franck est cuisinier, viril et tendre, il aime infiniment sa grand-mère, Paulette, une vieille dame fragile et drôle.
Leurs doutes, leurs chagrins, c'est ensemble qu'ils vont apprendre à les adoucir, pour avancer, réaliser leurs rêves. Ils vont se découvrir et comprendre qu'ensemble, on est plus fort.


 
Bande annonce
 
Voir aussi ICI
 
Ensemble on est plus fort! Une belle leçon de courage et de solidarité dans ce monde où règne le chacun pour soi. Il y a des films qui font du bien, comme ça, un dimanche soir, au seuil d'une nouvelle année. Pour se dire que la vie continue et que sa beauté réside dans tous les liens fraternels que nous pouvons tisser. Il suffit de se rencontrer, de s'apprivoiser, de se comprendre et de s'aimer.

00:00 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (0)

10/11/2011

Pas comme hier

 

ecologie.jpg


Demain ne sera pas comme hier.
Mais avec Toi Seigneur,
je regarde devant avec confiance.
Je sais que le monde que je connais
va devoir changer.
Cesser le gaspillage, la pollution, l’exploitation
signifie moins d’opulence
et moins d’exotisme.
Je sais aussi que changer de vie,
changer de cœur,
c’est aller vers plus de bonheur.

Tu m’invites à ne pas voir le changement
comme un renoncement,
mais comme un appel à plus de vie,
un appel à inventer un nouveau monde,
monde de partage,
loin de l’esclavage de l’avoir et du pouvoir.
Tourné vers l’autre et la beauté du monde.
Tourné vers Toi.
Seigneur, avec Toi,
je vais dans l’Espérance.

Elise Bancon

30/08/2011

Perfect baby

Perfect baby: film franco-chinois de Wang Jing, produit par Jean-Jacques Annaud.

Avec Deng Chao, Jane March, Clémence Saint-Preux et Jean-Baptiste Maunier.

Musique de Saint-Preux.

Sortie en Chine le 6 août.

26/02/2011

Des hommes,des dieux,des césars

hommes-dieux-xavier-beauvois-L-1.jpgSacré meilleur film, "Des hommes et des dieux" raconte l'histoire des moines de Tibhirine assassinés en Algérie en 1996. Oeuvre spirituelle et exigeante déjà vue par 3,2 millions de spectateurs, elle a reçu trois Césars, en plus du Grand prix du jury recueilli lors du dernier festival de Cannes.

Dans son discours, Xavier Beauvois a eu une pensée pour le cinéaste François Truffaut et a évoqué l'élection présidentielle de 2012 en France.

"Je n'ai pas envie que dans la campagne électorale qui arrive, on dise du mal des Français musulmans, j'ai envie qu'on soit avec eux, c'est la leçon de ce film", a-t-il déclaré.

"Des hommes et des dieux" a aussi valu le César du meilleur second rôle à Michael Lonsdale pour son incarnation lumineuse d'un moine-médecin, frère Luc.

28/10/2010

Timidité


Le Syndrome du Timide

par Pierre-Axel Vuillaume-Prézeau, jeune réalisateur de Nalliers, qui a remporté le premier prix des lauréats de la « Biennale des vidéos créatives » organisée par Youtube et les musées Guggenheim.

Parmi les 23 000 court-métrages participants, 125 ont été retenus en sélection officielle pour être soumis au vote du jury de « La Biennale des vidéos créatives ». La nuit dernière  à New-York, les 25 lauréats du concours ont été désignés dont la vidéo de Pierre-Axel.

Son court-métrage   »Le syndrome du timide » est diffusé dans les 5 musées Guggenheim du monde et sur la 5ème avenue de New York.

Pierre-Axel s’était déjà fait remarquer par le « New York Times’s Freakonomics blog » avec une vidéo parodiant le livre « Freakonomics » cité dans les cours d’économie de M. Schweitzer, professeur d’économie de l’ICES de la Roche/Yon  : « Les Incroyables aventures de Steven D. Levitt & Stephen J. Dubner ».

08:00 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (0)

20/09/2010

Interview L. Wilson

hommes-dieux-xavier-beauvois-L-1.jpgLa Croix Votre interprétation de l’Abbé Pierre dans « Hiver 54 » a ponctué votre carrière. Vous enfilez à nouveau l’habit religieux pour un rôle marquant, celui du Prieur de Tibhirine, Christian de Chergé, dans « Des Hommes et des dieux » de Xavier Beauvois. Comment avez-vous abordé cette expérience ?

Lambert Wilson : J’ai d’abord eu peur de me laisser enfermer dans l’image du spécialiste des rôles d’ecclésiastiques. Mais en réalité, les deux expériences sont assez éloignées. « Hiver 54 » était une fresque sur un événement presque plus politique que religieux. Il s’agissait d’incarner un homme en colère contre une injustice sociale. Avec « Des Hommes et des dieux », nous avons vécu, en tant que comédiens, une aventure très profonde qui nous a tous changés.

À quelques mois d’intervalle, j’ai aussi tenu le rôle du comte de Chabannes dans le dernier film de Bertrand Tavernier, « La Princesse de Montpensier » (sortie le 3 novembre). Une expérience encore différente, où j’incarnais un protestant à l’époque des guerres de religions. Ces personnages ont en commun d’avoir la foi comme principal moteur.

Comment avez-vous abordé le personnage du P. de Chergé ?

Il s’est d’abord passé quelque chose de l’ordre du petit miracle, qui fait qu’en tant que comédiens, nous nous sommes glissés dans ces habits-là de façon très évidente. Quelques jours de retraite à l’Abbaye de Tamié nous ont permis de nous imprégner de ces vies qui sont entièrement consacrées à Dieu. Mais le déclic est vraiment venu du chant, ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on sait l’importance de cette pratique dans la vie des moines, avec sept offices par jour.

Le chant, comme la danse, sort les acteurs de leur intellectualisme. Dès qu’il y a chant, il y a partage. Il faut descendre de son piédestal, abattre ses cartes. En répétant, nous nous sommes ridiculisés, nous avons ri, nous nous sommes trouvés. Et nous avons été happés par la qualité de ces chants.

Ensuite, chacun est allé à sa manière au plus près de son rôle. Il s’agissait de rendre hommage à des personnes disparues qui sont encore très présentes à la mémoire de leurs proches. Nous nous sommes sentis très investis.

Êtes-vous sensible à l’univers monastique ?

Je me suis toujours senti attiré par cette vie. Je trouve les abbayes et les monastères très beaux, notamment dans une région qui m’est chère, la Bourgogne, avec ce mélange si particulier de minéralité et de spiritualité. Je suis fasciné par les cloîtres, cette présence du ciel au-dessus de ce qu’on peut voir comme une réduction du monde.

Indépendamment de mes réflexions spirituelles, dans ma vie de tous les jours, j’ai facilement recours à la musique des moines ou, d’une manière plus générale, à la musique religieuse pour accomplir certaines tâches. Je sors ainsi du temps contemporain, que je ne supporte plus, et j’entre dans un autre temps.

Le temps s’est tellement accéléré que les hommes restent sur le carreau. Moi aussi. Le rythme que nous nous imposons ne me paraît plus humainement supportable. Hélas, je ne pourrais pas être moine, j’ai trop de choses à faire dans ce monde…

De quoi vous sentez-vous plus riche après ce rôle ?

Cela m’a fait du bien de me débarrasser du détail, de l’ici et du maintenant. J’étais en habit. Je me sentais bien avec ce vide-là.

Depuis la fin du film, je perds tout, comme si, inconsciemment, je ne voulais plus des objets. J’ai touché là un essentiel qui me correspond très bien. Je le répète, je ne suis pas prêt à devenir moine, mais il me plairait de l’être de temps en temps. D’ailleurs, mes amis proches m’appellent parfois frère Lambert et il y a, chez moi, en Bourgogne, quelque chose qui ressemble à la vie monacale.

Tout cela m’a permis de reconnaître l’essentiel, même si je me débats encore avec beaucoup de choses futiles. J’ai vécu une sorte d’éblouissement mystique, dont je suis revenu, mais, après avoir été longtemps ambigu par rapport à cette question, j’assume aujourd’hui beaucoup mieux le fait de croire. En revanche, je suis toujours aussi peu à l’aise avec les dogmes.

N’êtes-vous pas engagé sur une sorte de chemin de dépossession ?

Ce n’est pas très pratique lorsqu’on est comédien, mais beaucoup de choses me paraissent tomber d’elles-mêmes. En rentrant du tournage, je me suis intéressé différemment à ceux qui m’entourent. Je leur ai posé des questions sur leurs croyances. Aujourd’hui, je leur demande davantage comment ils vont plutôt que ce qu’ils font. Ce qui est de l’ordre du compassionnel prend une importance croissante dans ma vie.

Comment fait-on exister la foi à l’écran ?

Xavier Beauvois a eu l’instinct de choisir des acteurs pour qui la question de la foi était une chose donnée, comme Michael Lonsdale. Ou qu’il pensait capables d’avoir assez de candeur pour aller dans cette direction sans posture cynique. Je pense que c’est pour cela que nous avons pu, de manière désinhibée, nous exposer ensemble dans ce bain-là.

 

Recueilli par Arnaud SCHWARTZ pour La Croix