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01/01/2017

Bonne année!

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Bonne année 2017

à tous ceux qui sont fidèles à ce modeste blog.

Thierry

15/12/2016

Noël a du prix

Pour ce qui est des cadeaux de Noël proprement dits, Deloitte nous rassure, cela va mieux. Le département Consumer business du cabinet publie depuis dix-huit ans une étude annuelle et nous a informé l’an dernier que, après un léger fléchissement, les dépenses des Français sont reparties à la hausse : à Noël dernier, « le budget moyen des Français pour les fêtes de fin d’année » a été de 577 €, dont 350 € en cadeaux. C’est beaucoup quand on sait qu’il s’agit d’une moyenne et que bon nombre de Français ne pourront faire aucune dépense particulière à Noël et devront se contenter de ce que les associations et les services publics leur offriront.

bougienoel.jpgRevenir à des cadeaux symboliques est une piste. Dans une communauté religieuse assez libre de ses règles de vie où j’ai une amie, on a renoncé un temps à tout cadeau à Noël, au nom de la non-propriété, centrale dans la tradition monastique. Puis on a trouvé cela un peu dur et, depuis quelques années, chacun reçoit un cadeau d’une valeur très modique – 4 € maximum.

Il y a quelques années, un adolescent de ma famille a offert à tous ses proches une heure de son temps. L’idée était forte – la critique aussi. Donner du temps est beaucoup plus engageant que donner un cadeau, en recevoir est beaucoup plus précieux. Et c’est se dégager de l’empire des choses.

Une autre piste consisterait à découpler le jour de Noël et la remise des cadeaux. Ce lien est récent. Il n’est pas de mise partout. Les étrennes du jour de l’An sont nées dans la Rome antique et ont perduré longtemps en Europe. Pourquoi ne pas revenir à la tradition des cadeaux du premier de l’An ? Dans de nombreux pays du Nord et de l’Est de l’Europe, c’est saint Nicolas qui passe, aux premières heures du 6 décembre. En Italie du Nord, sainte Lucie, le 13 décembre. En Espagne, les Rois mages, le 6 janvier ; à Rome et aux alentours, la Befana, le jour de l’Épiphanie également. On ne fête pas moins la Nativité le 25 décembre dans ces régions, et sans doute allégé, désencombré.

extrait de la chronique de Laurence Cossé dans La Croix du 14 décembre 2016

Texte complet ICI

01/11/2014

Toussaint

 
Heureux celui qui garde les mains vides,

Et laisse l'or et l'orgueil aux avides :

Un roi grandit dans le pauvre comblé.

 

Heureux celui qui, face aux violences,

Est lisse tel un roseau sans défense :

Les doux tiendront sur le monde ébranlé.

 

Heureux celui qui sait le don des larmes,

La grâce amére où la lutte désarme

C'est l'affligé qui sera consolé.

 

Heureux celui dont le coeur et la tête

Ont faim et soif de justice parfaite :

Il trouvera sous la vigne le blé.

 

Heureux celui qui saigne mais pardonne

Et rend le bien pour le moral qu'on lui donne.

Devant son juge il parait sans trembler.

 

Heureux celui qu'épargne toute fange :

Du clair regard où se mirent les anges,

Il verra Dieu sans en être aveuglé.

 

Heureux celui qui sème la concorde,

Les mots de miel dans les bouches qui mordent :

Un arc en ciel viendra l'auréoler.

 

Heureux tous ceux que d'autres jugent dignes

Du vieux mépris dont le croix est le signe :

Car du Royaume ils possédent la clé.

 

Office des Heures.

 

05/01/2014

Epiphanie

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Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode Le Grand.
Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent:
"Où est le roi des juifs qui vient de naître?
Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui."

En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie.
Ils lui répondirent: "A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète:
Et toi Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée,
car de toi sortira un chef qui sera le berger d'Israël mon peuple."
Alors, Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue;
puis, il les envoya à Bethléem, en leur disant:
"Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant.
Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille moi aussi me prosterner devant lui."

Sur ces paroles du roi, ils partirent.
Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait.
Elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant.
Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.

En entrant dans la maison,ils virent l'enfant avec Marie sa mère; et tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui.
Ils ouvrirent leurs coffrets et offrirent leurs présents: de l'or, de l'encens, de la myrrhe.
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,
ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

 

Evangile de St Matthieu


04/01/2014

Rêve

Alors qu'un certain humoriste qui se croit artiste se permet de faire rire une France amnésique, comme il est bon de retrouver ce discours de Martin Luther King pour crier notre espérance de voir disparaître à tout jamais le racisme qui est en nous et autour de nous.

"I have a dream" par Martin Luther King

"J'ai fait un rêve" discours prononcé par Martin Luther King
au Lincoln Memorial de Washington D.C., le 28 août 1963.

Je suis heureux de participer avec vous aujourd'hui à ce rassemblement qui restera dans l'histoire comme la plus grande manifestation que notre pays ait connu en faveur de la liberté.
Il y a un siècle de cela, un grand américain qui nous couvre aujourd'hui de son ombre symbolique signait notre acte d'émancipation. Cette proclamation historique faisait, comme un grand phare, briller la lumière de l'espérance aux yeux de millions d'esclaves noirs marqués au feu d'une brûlante injustice. Ce fut comme l'aube joyeuse qui mettrait fin à la longue nuit de leur captivité.

Mais cent ans ont passé et le Noir n'est pas encore libre. Cent ans ont passé et l'existence du Noir est toujours tristement entravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination; cent ans ont passé et le Noir vit encore sur l'île solitaire de la pauvreté, dans un vaste océan de prospérité matérielle; cent ans ont passé et le Noir languit toujours dans les marches de la société américaine et se trouve en exil dans son propre pays.

C'est pourquoi nous sommes accourus aujourd'hui en ce lieu pour rendre manifeste cette honteuse situation. En ce sens, nous sommes montés à la capitale de notre pays pour toucher un chèque. En traçant les mots magnifiques qui forment notre constitution et notre déclaration d'indépendance, les architectes de notre république signaient une promesse dont héritaient chaque Américain. Aux termes de cet engagement, tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur.

Il est aujourd'hui évident que l'Amérique a failli à sa promesse en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu d'honorer son obligation sacrée, l'Amérique a délivré au peuple noir un chèque sans valeur; un chèque qui est revenu avec la mention "Provisions insuffisantes". Nous ne pouvons croire qu'il n'y ait pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance en notre pays. Aussi sommes nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous fournira sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes également venus en ce lieu sanctifié pour rappeler à l'Amérique les exigeantes urgences de l'heure présente. Il n'est plus temps de se laisser aller au luxe d'attendre ni de pendre les tranquillisants des demi-mesures. Le moment est maintenant venu de réaliser les promesses de la démocratie; le moment est venu d'émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale; le moment est venu de tirer notre nation des sables mouvants de l'injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la fraternité; le moment est venu de réaliser la justice pour tous les enfants du Bon Dieu. Il serait fatal à notre nation d'ignorer qu'il y a péril en la demeure. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu'advienne un automne vivifiant de liberté et d'égalité.

1963 n'est pas une fin mais un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de laisser fuser la vapeur et se montrera désormais satisfait se préparent à un rude réveil si le pays retourne à ses affaires comme devant.

Il n'y aura plus ni repos ni tranquillité en Amérique tant que le Noir n'aura pas obtenu ses droits de citoyen.

Les tourbillons de la révolte continueront d'ébranler les fondations de notre nation jusqu'au jour où naîtra l'aube brillante de la justice.

Mais il est une chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui mène au palais de la justice : en nous assurant notre juste place, ne nous rendons pas coupables d'agissements répréhensibles.

Ne cherchons pas à étancher notre soif de liberté en buvant à la coupe de l'amertume et de la haine. Livrons toujours notre bataille sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Il ne faut pas que notre revendication créatrice dégénère en violence physique. Encore et encore, il faut nous dresser sur les hauteurs majestueuses où nous opposerons les forces de l'âme à la force matérielle.

Le merveilleux militantisme qui s'est nouvellement emparé de la communauté noire ne doit pas nous conduire à nous méfier de tous les Blancs. Comme l'atteste leur présence aujourd'hui en ce lieu, nombre de nos frères de race blanche ont compris que leur destinée est liée à notre destinée. Ils ont compris que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. L'assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l'injustice doit être mené par une armée biraciale. Nous ne pouvons marcher tout seuls au combat. Et au cours de notre progression, il faut nous engager à continuer d'aller de l'avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Il en est qui demandent aux tenants des droits civiques : "Quand serez vous enfin satisfaits ?" Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que le Noir sera victime des indicibles horreurs de la brutalité policière.

Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos corps recrus de la fatigue du voyage ne trouveront pas un abris dans les motels des grand routes ou les hôtels des villes. Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d'aller d'un petit ghetto à un ghetto plus grand.

Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos enfants seront dépouillés de leur identité et privés de leur dignité par des pancartes qui indiquent : "Seuls les Blancs sont admis." Nous ne pourrons être satisfaits tant qu'un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu'un Noir de New York croira qu'il n'a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits tant que le droit ne jaillira pas comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable.

Je n'ignore pas que certains d'entre vous ont été conduits ici par un excès d'épreuves et de tribulations. D'aucuns sortent à peine de l'étroite cellule d'une prison. D'autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d'être battus par les tempêtes de la persécution, secoués par les vents de la brutalité policière. Vous êtes les pionniers de la souffrance créatrice. Poursuivez votre tache, convaincus que cette souffrance imméritée vous sera rédemption.

Retournez au Mississippi; retournez en Alabama; retournez en Caroline du Sud; retournez en Géorgie; retournez en Louisiane, retournez à vos taudis et à vos ghettos dans les villes du Nord, en sachant que, d'une façon ou d'une autre cette situation peut changer et changera. Ne nous vautrons pas dans les vallées du désespoir.

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis : même si nous devons affronter des difficultés aujourd'hui et demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : "Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux."

Je rêve que, un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve que, un jour, l'État du Mississippi lui-même, tout brûlant des feux de l'injustice, tout brûlant des feux de l'oppression, se transformera en oasis de liberté et de justice.
Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd'hui un rêve !

Je rêve que, un jour, même en Alabama où le racisme est vicieux, où le gouverneur a la bouche pleine des mots "interposition" et "nullification", un jour, justement en Alabama, les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd'hui un rêve !

Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissés, tout éperon deviendra une pleine, tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtres faits de chair tout à la fois.

Telle est mon espérance. Telle est la foi que je remporterai dans le Sud.

Avec une telle foi nous serons capables de distinguer, dans les montagnes de désespoir, un caillou d'espérance. Avec une telle foi nous serons capables de transformer la cacophonie de notre nation discordante en une merveilleuse symphonie de fraternité.
Avec une telle foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d'aller en prison ensemble, de nous dresser ensemble pour la liberté, en sachant que nous serons libres un jour. Ce sera le jour où les enfants du Bon Dieu pourront chanter ensemble cet hymne auquel ils donneront une signification nouvelle -"Mon pays c'est toi, douce terre de liberté, c'est toi que je chante, pays où reposent nos pères, orgueil du pèlerin, au flanc de chaque montagne que sonne la cloche de la liberté"- et si l'Amérique doit être une grande nation, il faut qu'il en soit ainsi.
Aussi faites sonner la cloche de la liberté sur les prodigieux sommets du New Hampshire.

Faites la sonner sur les puissantes montagnes de l'État de New York.
Faites la sonner sur les hauteurs des Alleghanys en Pennsylvanie.
Faites la sonner sur les neiges des Rocheuses, au Colorado.
Faites la sonner sur les collines ondulantes de la Californie.
Mais cela ne suffit pas.

Faites la sonner sur la Stone Mountain de Géorgie.
Faites la sonner sur la Lookout Mountain du Tennessee.
Faites la sonner sur chaque colline et chaque butte du Mississippi, faites la sonner au flanc de chaque montagne.

Quand nous ferons en sorte que la cloche de la liberté puisse sonner, quand nous la laisserons carillonner dans chaque village et chaque hameau, dans chaque État et dans chaque cité, nous pourrons hâter la venue du jour où tous les enfants du Bon Dieu, les Noirs et les Blancs, les juifs et les gentils, les catholiques et les protestants, pourront se tenir par la main et chanter les paroles du vieux "spiritual" noir : "Libres enfin. Libres enfin. Merci Dieu tout-puissant, nous voilà libres enfin."

 

01/11/2013

Quel saint êtes-vous?

 

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La Toussaint a de multiples facettes. D’abord, elle célèbre notre solidarité avec tous les croyants qui nous ont précédés et auxquels nous sommes reliés de façon mystérieuse mais efficace... Ce qui veut dire par exemple, qu’entre une Thérèse de Lisieux et nous, la connexion s’établit naturellement. Et que, chose tout à fait incroyable, sa "sainteté" est aussi la nôtre. En retour, nos "bonnes actions" sont versées intégralement au trésor commun. Saints connus, inconnus, petits et grands croyants, nous sommes tous sous le régime de la communauté des biens. Vue ainsi,la Toussaint est bien plus qu’une simple commémoration des saints, c’est la promesse que tous ensemble, un jour, "nous verrons Dieu". Bonne fête !

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