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26/01/2015

Comme je suis

Toi qui m’aimes comme je suis.
 

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Seigneur, réconcilie-moi avec moi-même.
Comment pourrais-je rencontrer et aimer les autres
Si je ne me rencontre et ne m’aime plus.
Seigneur, Toi qui m’aimes tel que je suis
Et non tel que je me rêve,
Aide-moi à accepter ma condition d’homme
Limité mais appelé à se dépasser.
Apprends-moi à vivre
Avec mes ombres et mes lumières
Mes douceurs et mes colères,
Mes rires et mes larmes,
Mon passé et mon présent.
Donne-moi de m’accueillir comme Tu m’accueilles,
De m’aimer comme Tu m’aimes.
Délivre-moi de la perfection que Tu veux me donner,
Ouvre-moi à la sainteté que Tu veux m’accorder.
Epargne-moi le remords de Juda
Rentrant en lui-même pour n’en plus sortir,
Épouvanté et désespéré par son péché.
Accorde-moi le repentir de Pierre,
Rencontrant le silence de ton regard
Plein de tendresse et de pitié.
Et si je dois pleurer,
Que ce ne soit pas sur moi-même
Mais sur Ton amour offensé.
Seigneur, Tu connais le désespoir qui ronge mon cœur.
Le-dégoût de moi-même,
Je le projette sans cesse sur les autres!
Que ta tendresse me fasse exister à mes propres yeux!
Je voudrais tellement déverrouiller la porte de ma prison
Dont je serre moi-même la clef!
Donne-moi le courage de sortir de moi-même.
Dis-moi que tout est possible à celui qui croit.
Dis-moi si je peux encore guérir

Dans la lumière de ton regard et de ta Parole.

 

Michel Hubault

25/01/2015

Voir Dieu

L’histoire des deux hommes qui ont vu Dieu
-
Jean Michel Di Falco
 

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J’ai rencontré un jour en Polynésie deux hommes qui ont vu Dieu. J’étais dans un village depuis déjà quelques jours et bavardant avec un vieux, il me montre deux hommes et me dit: «Vous voyez ces deux là-bas, ce sont de très, très bons amis, mais il n’en a pas toujours été ainsi. Autrefois, ils étaient tout le temps en guerre. Tout était une occasion de querelle. La vie devenait insupportable pour l’un comme pour l’autre, mais aussi pour tout le village».
Un jour quelques anciens disent à l’un de ces hommes:
«La seule solution, maintenant que tout a été essayé, c’est que tu ailles voir Dieu».
«Je veux bien, dit l’autre, mais où?»
«Rien de plus simple, il suffit que tu montes là-haut sur la montagne et là, tu verras Dieu».
Et le voilà parti sans trop hésiter à la rencontre de Dieu.
 
Après plusieurs jours de marche et d’effort, il découvre Dieu qui était là et qui l’attendait. Il avait beau se frotter les yeux, il n’y avait aucun doute, Dieu avait le visage de son voisin. Ce que Dieu lui a dit, personne ne le sait. En tout cas, de retour au village ce n’était plus le même homme.
Mais malgré sa gentillesse, sa volonté de se réconcilier avec son voisin, tout allait toujours mal car l’autre redoublait d’imagination pour inventer de nouvelles querelles.
Les anciens se dirent entre eux:
«Lui aussi, il faut qu’il monte voir Dieu».
Bien que très réticent, ils réussirent à le persuader. Et là aussi, sur la montagne, Dieu avait le visage de son voisin...
 
De ce jour, tout a changé et la paix a régné dans le village.

22/01/2015

Espérance

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21/01/2015

Pas de deux

00:00 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)

20/01/2015

La neige est blanche

Gérard Manset; La neige est blanche (1979)

15/01/2015

Le temps ordinaire

 

La grâce du temps ordinaire ?

 

chemin_lumiere.jpgQuand reprend le temps ordinaire, aussitôt après la fête du Baptême du Christ  ou après la Pentecôte, on est en général saisi par une sorte de nostalgie : qui se sent attiré, en effet, par l'«ordinaire» ? On range la crèche et ses santons, et avec elle l'odeur chaude et dorée de Noël... La fin du temps pascal signifie aussi le retour du cierge pascal à la sacristie... Les signes s'estompent et l'on se sent poussé au désert de la banale répétition des jours... Vraiment ?

 

Non pas vraiment. Car ordinaire, cela veut d'abord dire «ordonné» ; dans l'ordre. Le Maître des cérémonies (Dieu !) a tout disposé dans l'ordre de façon à ce que nous puissions jouir de l'harmonie qu'il a voulue et prévue pour nous. Le temps ordinaire, c'est le temps où toutes les réalités trouvent leur juste place selon le cœur de Dieu. Il ne s'agit pas de quitter le temps de la fête pour retrouver la grisaille du quotidien mais de vivre pleinement d'un mystère de salut (incarnation et rédemption, Noël et Pâques) qui s'inscrit jusque dans l'ordinaire de nos vies.

 

On pourrait croire alors qu'il s'agit d'une sorte de pause : on ne peut pas vivre intensément tout le temps, il faut parfois s'arrêter pour goûter, pour méditer, pour reprendre et savourer, pour ne pas se laisser dépasser par la liturgie... Ça n'est pas faux, mais ça n'est pas suffisant ; car ordonné veut aussi dire «tourné vers», «orienté» : le temps ordinaire, c'est donc aussi le temps orienté. Orienté vers quoi ? Orienté vers le Christ, tout simplement, lui l'Orient des Orients, la lumière sans couchant, le vrai Soleil de Justice. Le temps ordinaire, c'est le temps du marcheur, le temps du disciple qui se sait appelé à mettre ses pas dans ceux du Christ pour «marcher à sa suite». C'est un temps qui a un début – le baptême – et une fin – la Pentecôte. Renés en Christ dans la grâce de Noël, nous cheminons avec lui pour nous ouvrir à la grâce la plus grande qui soit : le don de son Esprit.

 

Non, le temps ordinaire n'est pas le temps du «moins» ou du «moins bien» mais le temps de se mettre en route... et c'est maintenant !

 

SOURCE