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15/02/2012

Vieillesse

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Heureux ceux qui respectent mes mains décharnées et mes pieds déformés.

Heureux ceux qui conversent avec moi, même si j’ai désormais quelque peine à bien entendre leurs paroles.

Heureux ceux qui comprennent que mes yeux commencent à s’embrumer, et mes idées à s’embrouiller.

Heureux ceux qui gardent le sourire quand ils prennent le temps de bavarder avec moi.

Heureux ceux qui ne me font jamais la remarque suivante : «C’est la troisième fois que vous me racontez cette histoire !»

Heureux ceux qui m’assurent qu’ils m’aiment et que je suis encore bon à quelque chose.

Heureux ceux qui m’aident à vivre l’automne de ma vie…

 

(Anonyme)

 

14/02/2012

St Valentin


Jean Ferrat - Louis Aragon: Aimer à perdre la raison (1980)

 

Il n’y a qu’une sorte d’amour,

mais il y en a mille différentes copies.

 

La Rochefoucauld

13/02/2012

Nuit de neige

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La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

La lune est large et pâle et semble se hâter.
On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
De son morne regard elle parcourt la terre,
Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.

Guy de Maupassant

00:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

12/02/2012

Pas sans l'autre

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Seigneur, tu es la lumière et la vie,
Mais comment aller vers Toi quand on est en survie? 
Ils sont toujours là ces exclus, ces demi-morts,
ceux dont la route est sans aurore.
Tu veux qu'ils se lèvent, marchent, relèvent la face 
mais comment et pour qui veux-tu qu'ils le fassent?

Il suffit de peu de choses pourtant
pour redonner cœur à ces frères souffrants:
le regard d'un passant, la prévenance d'un soignant.

Du voisin qui, simplement, dit bonjour,
au travailleur social qui recommence jour après jour,

ils sont légion à être reliés par l'amour
Ils puisent aux sources de la vie,
et, ensemble, cheminent avec tes enfants meurtris.

Seigneur, donne à tous tes serviteurs

d'avancer en frères et sœurs sur ta route, vers le bonheur.

 
Hubert Renard

11/02/2012

Long sera l'hiver

Sheila: Long sera l'hiver (1968) Version instrumentale

10/02/2012

Mon pays

Gilles Vignault: Mon pays (1965)