19/04/2011
Semaine Sainte

La semaine Sainte à la Roche-Guyon
Ici viennent mourir les derniers bruits du monde
Nautoniers sans étoile, abordez ! c'est le port :
Ici l'âme se plonge en une paix profonde,
Et cette paix n'est pas la mort.
Ici jamais le ciel n'est orageux ni sombre ;
Un jour égal et pur y repose les yeux.
C'est ce vivant soleil, dont le soleil est l'ombre,
Qui le répand du haut des cieux.
Comme un homme éveillé longtemps avant l'aurore
Jeunes, nous avons fui dans cet heureux séjour,
Notre rêve est fini, le vôtre dure encore ;
Eveillez-vous ! voilà le jour.
Coeurs tendres, approchez ! Ici l'on aime encore ;
Mais l'amour, épuré, s'allume sur l'autel.
Tout ce qu'il a d'humain, à ce feu s'évapore ;
Tout ce qui reste est immortel !
La prière qui veille en ces saintes demeures
De l'astre matinal nous annonce le cours ;
Et, conduisant pour nous le char pieux des heures,
Remplit et mesure nos jours.
L'airain religieux s'éveille avec l'aurore. ;
Il mêle notre hommage à la voix des zéphyrs,
Et les airs, ébranlés sous le marteau sonore,
Prennent l'accent de nos soupirs.
Dans le creux du rocher, sous une voûte obscure,
S'élève un simple autel : roi du ciel, est-ce toi ?
Oui, contraint par l'amour, le Dieu de la nature
Y descend, visible à la foi.
Que ma raison se taise, et que mon coeur adore !
La croix à mes regards révèle un nouveau jour ;
Aux pieds d'un Dieu mourant, puis-je douter encore ?
Non, l'amour m'explique l'amour !
Tous ces fronts prosternés, ce feu qui les embrase,
Ces parfums, ces soupirs s'exhalant du saint lieu,
Ces élans enflammés, ces larmes de l'extase,
Tout me répond que c'est un Dieu.
Favoris du Seigneur, souffrez qu'à votre exemple,
Ainsi qu'un mendiant aux portes d'un palais,
J'adore aussi de loin, sur le seuil de son temple,
Le Dieu qui vous donne la paix.
Ah ! laissez-moi mêler mon hymne à vos louanges !
Que mon encens souillé monte avec votre encens.
Jadis les fils de l'homme aux saints concerts des anges
Ne mêlaient-ils pas leurs accents !
Du nombre des vivants chaque aurore m'efface,
Je suis rempli de jours, de douleurs, de remords.
Sous le portique obscur venez marquer ma place,
Ici, près du séjour des morts !
Souffrez qu'un étranger veille auprès de leur cendre,
Brûlant sur un cercueil comme ces saints flambeaux;
La mort m'a tout ravi, la mort doit tout me rendre;
J'attends le réveil des tombeaux !
Ah ! puissé-je près d'eux, au gré de mon envie,
A l'ombre de l'autel, et non loin de ce port,
Seul, achever ainsi les restes de ma vie
Entre l'espérance et la mort !
Lamartine
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Terre d'envol
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17/04/2011
Rameaux

Ouvrez-vous, portes de justice,
Qu’il entre le Roi de gloire,
Qui est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, Dieu des armées.
La foule immense des enfants des hébreux
portait dans ses mains des branches de Palmier,
et ils criaient : « Hosanna, Fils de David. »

Ouvrez-vous, portes de justice,
Qu’il entre le Roi de gloire,
Qui est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, Dieu des armées.
La foule immense des peuples et des nations
porte dans ses mains les palmes de l’attente
et ils s’écrient : « Hosanna, Fils de David. »
Ouvrez-vous, portes de justice,
Qu’il entre le Roi de gloire,
Qui est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, Dieu des armées.
La foule immense de tout ce qui respire,
de tout ce qui vit, désire le jour de Dieu,
et tout s’écrie : « Hosanna, Fils de David. »

Ouvrez-vous, portes de justice,
Qu’il entre le Roi de gloire,
Qui est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, Dieu des armées.
La foule immense de tout ce qui soupire
gémit dans les douleurs de l’enfantement
vers toi languit : « Hosanna, Fils de David. »
Ouvrez-vous, portes de justice,
Qu’il entre le Roi de gloire,
Qui est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, Dieu des armées.
La foule immense de ceux que l’on torture
pour le nom du Christ, Église du silence,
tu t’écries : « Hosanna, Fils de David. »

Ouvrez-vous, portes de justice,
Qu’il entre le Roi de gloire,
Qui est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, Dieu des armées.
La foule immense des fils de Bethléem,
que l’on assassine et la voix de leur mère,
crie chaque jour : « Hosanna, Fils de David. »
Ouvrez-vous, portes de justice,
Qu’il entre le Roi de gloire,
Qui est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, Dieu des armées.
La foule immense de tous ceux qui sont nus,
qui sont en prison, qui souffrent la Passion
crie chaque jour : « Hosanna, Fils de David. »
Ouvrez-vous, portes de justice,
Qu’il entre le Roi de gloire,
Qui est ce roi de gloire ?
C’est le Seigneur, Dieu des armées.
La foule immense de tous ceux qui ont faim
dont on se détourne et qui n’ont plus la force
crie en silence : « Hosanna, Fils de David. »
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16/04/2011
Journée des disquaires
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13/04/2011
Haïkus

En haut de l'échelle j'ai peur
de ne pas trouver mon bonheur.
Du grand bureau du directeur
on sort petit, jamais vainqueur.
La file d'attente à la caisse
m'ennuie, m'impatiente et m'oppresse.
TP extraits de Rien(s)
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09/04/2011
CCFD 50 ans
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