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26/06/2011

Fête Dieu

pain-vin.jpg

Pourquoi tant d'importance à cette Pâque Juive
Que tu prends si grand soin à faire préparer,
Sinon pour désigner l'épreuve décisive
De ton Heure prochaine, et nous la partager ?...

Nous pouvons apprécier avec quelle maîtrise
Tu marches vers ta mort quand, menacé, proscrit,
A deux disciples sûrs les signes tu précises
Pour en ville trouver l'endroit que tu choisis...

Ruse d'homme traqué, ou regard de prophète
Qui nous décrit le lieu d'un tout nouveau festin
Puisque tu viens offrir le menu de la fête :
Notre Pâque, c'est toi quand sonne ton destin ?...

Seuls comptent désormais ces trois ou quatre gestes
Dont tu changes le sens : prendre et bénir le pain,
Le rompre et partager, quand ta Parole atteste
Qu'il s'agit de ton corps remis entre nos mains...

Ainsi nous donnes-tu ton existence même
Dans toute son ampleur, jusqu'au dernier moment
Où, plongé dans la nuit, tu reçois ton baptême,
Menant le plan de Dieu à son achèvement...

Si nous voulons entrer dans cette plénitude,
La coupe de ton sang qu'ensemble nous buvons,
Nous apprend dans l'amour à vivre l'attitude
Qui révèle de Dieu le suprême abandon...
P. Hamain

00:04 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

25/06/2011

La parabole des nombrils

Ca me tracasse beaucoup, dit Dieu, cette manie qu’ils ont de se regarder le nombril au lieu de regarder les autres.

J’ai fait les nombrils sans trop y penser, dit Dieu, comme un tisserand qui arrive à la dernière maille et qui fait un noeud, comme ça, pour que ça tienne, à un endroit qui ne paraît pas trop... J’étais trop content d’avoir fini !

nombrils_du_monde_14.jpgL’important, pour moi, c’était que ça tienne.

Et, d’habitude, ils tiennent bon, mes nombrils, dit Dieu, mais ce que je n’avais pas prévu, ce qui n’est pas loin d’être un mystère, même pour moi, dit Dieu, c’est l’importance qu’ils accordent à ce dernier petit noeud, intime et bien caché.

Oui, de toute ma création, dit Dieu, ce qui m’étonne et que je n’avais pas prévu, c’est tout le temps qu’ils mettent, dès que ça va un peu mal, à la moindre contrariété, tout le temps qu’ils mettent à se regarder le nombril, au lieu de regardre les autres, au lieu de voir les problèmes des autres.

Vous comprenez, dit Dieu, j’hésite, je me suis peut-être trompé ?

Mais, si c’était à recommencer, si je pouvais faire un rappel général, comme les grandes compagnies de voitures, si ce n’était pas trop de tout recommencer, dit Dieu, je le leur placerais en plein milieu du front.

Comme cela, dit Dieu, au moins ils seraient bien obligés de regarder le nombril des autres.

(à la manière de Péguy)

24/06/2011

Feux de la St Jean

 

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Les Feux de la Saint-Jean
(Albert Bausil, publié en 1929)


Les grands feux allumés dansent dans la nuit gaie,
chaque rue a son feu dansant,
son cœur de flammes jaillissant ;
l’ombre crépite d’étincelles étoilées,
on sent s’épanouir le cri de l’été bleu
et les gamins, avec les blouses envolées,
sautent les feux.

Saute les feux de la Saint-Jean, ô toi qui joues,
saute les feux de la Saint-Jean !
la flamme a des reflets d’argent
sur le ruisseau et sur tes joues.

Saute les feux de la Saint-Jean autant qu’ils durent,
petite fille aux yeux changeant comme l’amour
qui t’en iras avant le jour
cueillir le bouquet vert de la bonne aventure.

Sautez les feux de la Saint-Jean,
ô jeunes gens
qui riez du danger des baisers et des flammes !
sautez, sautez, petites âmes,
petites flammes de douze ans !

Sautez les feux, vous qui vous êtes souvenu,
et toi que je croyais parti,
mon cœur de quand j’étais petit,
mes souvenirs, mes souvenirs aux jambes nues !

Sautez les feux de la Saint-Jean
et dites-moi s’il est possible qu’elle meure,
la clarté qui danse et qui pleure
au fond de mes étés d’enfant…

Les flammes dans le vent plaquent des chevelures,
la fumée à l’odeur du genièvre et du thym.

Que la ville paraît obscure,
quand le dernier feu s’est éteint !

23/06/2011

Offrande à Dieu

 

bras levés.JPG

Prenez dans vos mains, 
Seigneur, ma liberté entière; 
Recevez ma mémoire, 
Mon intelligence, 
Et toute ma volonté. 
Tout ce que j’ai, 
Tout ce que je possède,
C’est vous qui me l’avez donné ; 
Je vous le rends et vous le livre sans réserve 
Pour le soumettre entièrement à votre volonté. 
Donnez-moi seulement votre amour 
Et votre grâce 
Et je serai suffisamment comblé ; 
Je ne demande rien au-delà.

St Ignace de Loyola


00:00 Publié dans Prières | Lien permanent | Commentaires (1)

22/06/2011

A4

Extrait d'un concert de A4 Gospell à Mulhouse.

De la bonne musique vocale, un lendemain de fête de la musique...

00:00 Publié dans Musiques | Lien permanent | Commentaires (1)

21/06/2011

Le bateau ivre


Léo Ferré - Arthur Rimbaud: Le bateau ivre