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17/03/2011

J'écris comme la mer

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J’écris comme la mer s’amuse avec la plage,

Comme la vague aussi dessine le rocher,

Ou comme les bateaux tremblent sur leur reflet ;

J’écris comme l’oiseau piétine un peu le sable.

 

Comme d’autres le font en taillant le verger,

En repassant du linge, en faisant la cuisine ;

Comme d’autres le font aux appels de l’usine,

Par le fer ou le bois, par la vigne ou le blé.

 

J’aimerais vous parler dans la langue des arbres

Qui se tiennent debout, tronc à tronc appuyés,

Avec des bruits de feuille et de branche et d’écorce,

Des mots de sève et de racine emmêlées.

 

Je prendrais à pleins bras vos ciels et leurs nuages,

Vos rafales de pluie, vos myriades d’étoiles ;

Je laisserais le vent se jouer de nos rires,

Et nous inventerions des musiques d’été.

 

Didier Rimaud

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16/03/2011

Fabuleuses fables

A  LA TOUR DES ARTS  

place des Droits de l’Homme,

AUX HERBIERS

 

L’association Echo Optique

 et  l’Ecole Municipale de Musique des Herbiers vous invitent

 

 Mercredi 16 MARS 2011

A 20 h. 30 

 

Pour une Soirée

 Lecture et chant

 « Fabuleuses Fables »

****

Lecture : Carte blanche à 

Chantal Arnou et Gabriel Arnaud

 Chant :

Fables mises en musique par

Marie-Madeleine Duruflé

 Par les élèves de la classe de chant

 d’Olivia-Marie Garreau-Thlang

 

Entrée gratuite

Contact : Echo Optique, 02 51 91 02 12

15/03/2011

Réflexions sur l'écriture

entrer des mots clefs "Nul besoin d'aller en Amazonie pour écrire ni d'avoir fait des guerres : il suffit de capter le murmure incessant des mots, dans une rue, dans une chambre, par-dessous le bavardage : le presque rien qui change le sens du tout. On écrit avec ce que l'on ignore. Trop de savoir empêche. On écrirait plutôt pour connaître. Des mots inconnus surviennent. On n'a pas nécessairement la patience ni le goût de leur demander leur identité. L'oeuvre n'est qu'un exercice, un long tâtonnement, une danse d'attente qui par hasard, à des moments très rares, permet de dire ce qu'il y avait à dire. Nul ne s'en rend compte. Et l'auteur peut-être pas. De toute manière, ce n'est qu'un provisoire repos.

 

  Impossible de se bâtir un royaume et d'échapper aux blessures ni d'observer, tapi, ni même de se prêter à l'expérience comme à un jeu. Cela doit vous tomber dessus. Les livres qui ne saignent pas ne sont pas vrais. Avoir vu naître et mourir, être mort en autrui, aimer, avoir aimé, avoir été trahi, torturé par l'absence et le mensonge; avoir maudit, avoir pardonné, avoir oublié le pardon, un jour envelopper de la même amitié ceux qui vous aiment, ceux qui vous blessèrent presque à mort, en gardant la déchirure ouverte, porter en soi en même temps la révolte et la paix souveraine, alors il peut arriver parfois qu'un chant profond s'élève...Qui ne comprend dans la chair et l'esprit que la douleur est aussi joie, ne serait-ce que par la transmutation de l'écriture, n'a jamais vécu que dans un monde d'apparences et n'a jamais écrit même s'il a beaucoup publié.

 

  La vocation ultime de l'activité créatrice qu'est l'écriture est de rendre la vie transparente"

 

                         Jean Sulivan (Pages chez Gallimard page 11)

14/03/2011

Le cancre

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Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.

 

Jacques Prévert

13/03/2011

Des fourmis aux étoiles

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Des fourmis aux étoiles
de l'herbe à Dieu
quelle musique
infiniment déploie
ses ondes
ses réseaux
ses ramures invisibles
à faire se toucher l'ici
l'ailleurs
l'intime
et l'infini des mondes ?

A Sylvie Reff.

Gilles Baudry Invisible ordinaire, Rougerie, 1995

Gilles Baudry, Ecrire comme on écoute. Lire le mot de Bernard Perroy

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12/03/2011

Rien en poésie

rien.jpgRien en poésie ne s'achève.Tout est en route à jamais

En d'autres temps,d'autres termes,d'autres élans, la Poésie, comme l'amour,se réinvente par-delà toute prescription

Ne sommes-nous pas en premier lieu,des créatures éminemments poétiques?

Venues on ne sait d'où,tendues vers quelle extrémité?Pétries par le mystère d'un insaisissable destin? Situées sur un parcours qui ne cesse de déboucher sur l'imaginaire?Animées d'une existence qui nous maintient - comme l'arbre - entre terre et ciel, entre racines et créations,mémoires et fictions?

La Poésie demeurera éternellement présente, à l'écoute de l'incommensurable Vie

ANDREE CHEDID ( décédée à l'âge de 90 ans) 4ème de couverture de "Rythmes"