19/04/2010
Culture
C'est Mozart qu'on assassine!
Le ministère de la Culture, les régions, les départements et les communes consacrent environ dix milliards d'euros aux affaires culturelles. Il ne s'agit pas d'animer nos vies avec des fêtes mais de financer des activités et de favoriser les conditions d'une expression artistique. Or, un vent mauvais souffle ces jours-ci sur les affaires culturelles. Les caisses se vident. L'État se désengage et les collectivités locales coupent le robinet. La culture en fait les frais car elle n'est pas prioritaire. La fermeture des services culturels semble un moindre mal face à d'autres urgences sociales...
Aujourd'hui, les craintes sont nombreuses à s'exprimer car la baisse des subventions menace à la fois la tenue des grands festivals et le quotidien de tous les citoyens. Le mécénat se nourrit de quelques avantages fiscaux consentis aux nantis lettrés qui savent bien que le vrai luxe est celui de la beauté de l'art. Mais la générosité éclairée des mécènes ne suffit pas à l'entretien des artistes. Car la société a besoin de cultures générales pour irriguer son quotidien à tous les niveaux. Ce sont les bibliothèques qui font battre le coeur des villes et des villages, ce sont les cours de dessin et de danse, les ateliers de théâtre et de vidéo qui font des têtes bien faites, ce sont la création de spectacles vivants et la permanence d'expositions qui font venir le monde dans les yeux de tout le monde, ce sont les festivals de tous les arts qui favorisent les rencontres entre les hommes de bonne volonté et nourrissent la paix sociale... Et c'est là que se noue notre identité.
Sans cette vitalité du voyage intérieur qui permet à chacun de se construire, que reste-t-il ? Des superproductions planétaires et de la télé en panne de réalité... Face au cauchemar de l'ignorance, au moment où la violence s'empare de l'école, quand les anciens se désolent de la perte des repères, il faut redire que le combat de l'intelligence se mène avec les armes de la connaissance. Au moment où les choix budgétaires s'annoncent dans la douleur du renoncement, il faut se rappeler une constante de l'Histoire. La commande publique a toujours été le moteur essentiel de la culture. Les pyramides, comme le Taj Mahal, le théâtre de Molière comme l'architecture de Versailles, la danse de Lully comme la musique de Beethoven, les cathédrales comme les places républicaines au coeur des villes, la Tour Eiffel comme le Louvre et tout ce qu'il contient, tout a été rendu possible au nom d'une puissance publique. Si les pouvoirs publics privent aujourd'hui les affaires culturelles de leurs fonds, c'est la société qui s'asphyxie, c'est Mozart qu'on assassine en chaque enfant... La culture n'est pas un accessoire pour faire joli. Elle n'est ni de droite ni de gauche. C'est l'air que nous respirons.
Hervé Bertho - Editoial Ouest-France du dimanche 18 avril 2010
21:00 Publié dans Cris | Lien permanent | Commentaires (0)
16/04/2010
Le printemps
- (E.Roda Gil - A. Branduardi)
Il aura les cils des yeux bleu-gris
Les nids des oiseaux qui passent
Se poseront sur ses hanches
Pour changer la place du Pôle
Pour inventer la boussole.
Agenouillé près de la source
Et pour y mouiller ses lèvres
Pour savoir si elle est bonne
Pour noyer la place du Pôle
Pour oublier la boussole.
Pour l'abeille, la neige s'en va
Dans l'herbe la feuille se tourne
Pour cacher sa joie
Pour les hommes, les femmes et les bois
Le Printemps passe
Au nord et au sud à la fois.
Oh printemps tu passes
Sur les glaces de l'ennui.
Il aura les cils des yeux bleu-gris
Les nids des oiseaux qui passent
Se poseront sur ses hanches
Pour changer la place du Pôle
Pour inventer la boussole.
Oh printemps tu passes
Sur les glaces de l'ennui.
12:00 Publié dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (0)
15/04/2010
Recherche
Nous ne cherchons tous
qu'une seule chose
dans cette vie :
être comblés par elle,
recevoir le baiser d'une lumière
sur notre cœur gris,
connaître la douceur d'un amour
sans déclin.
Etre vivant,
c'est être vu,
entrer dans la lumière
d'un regard aimant
Christian Bobin
12:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)
14/04/2010
La tempete
La nouvelle chanson d'Angelo Branduardi: La tempesta
00:00 Publié dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (0)
10/04/2010
J'y étais
Un soleil éclatant, des rires et beaucoup d’émotion. Ce vendredi, le Trois générations d’anciens de Jean-XXIII. De gauche à droite : Raphaël Godet, 25 ans, devenu journaliste à France Bleu ; Hubert Herbreteau, aujourd’hui évêque d’Agen ; et Yves Viollier, l’écrivain.lycée Jean-XXIII fêtait ses 60 ans. Soixante ans de l’histoire d’un séminaire devenu lycée privé mixte. Élèves, professeurs… Beaucoup d’anciens de l’institution herbretaise ont fait le déplacement pour célébrer l’événement.
Les bises claquent. Les mains se serrent pas après pas. En quelques décennies, les visages des premiers élèves de Jean-XXIII ont bien changé. Pas toujours simple de reconnaître ses camarades de promo, perdus de vue depuis longtemps. Quelques mots échangés suffisent à restaurer les souvenirs. D’autres, restés soudés depuis le lycée, sont venus en groupe. Histoire de se remémorer leurs faits d’armes. Et de redécouvrir le lieu où ils passaient le plus clair de leur temps d’adolescent.
Les festivités ont débuté autour d’un grand repas, à la mi-journée. Elles se sont poursuivies par un passage de témoin. Une quinzaine d’anciens élèves, aux parcours atypiques, ont partagé leurs expériences. Ils ont dit l’importance de leur passage à Jean-XXIII aux lycéens d’aujourd’hui. Parmi eux, Yves Viollier, l’écrivain. Ou encore Hubert Herbreteau, l’évêque d’Agen. De souvenirs en souvenirs, les anciens de Jean-XXIII se sont réunis dans l’amphithéâtre. Des discours, un temps de prière avec Alain Castet, évêque de Luçon. Et puis, la fête. Pour revivre l’histoire commune, dans un grand éclat de joie. (Ouest-France)
12:00 Publié dans Actualités, Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0)
06/04/2010
Caesar
Gérard Manset: Caesar
Des gens heureux,
Lisez le message
D'un règne en tout point semblable
A celui des dieux
La vie périssable
De Caesar
Caesare
De Caesar
Quand pour lui l'océan se calme
Sous ses navires
Coule l'huile de palme
Quand les vagues pourpres s'avancent
L'horizon chavire
Caesar avance
Caesar
Caesare
Caesar
Caesare
Caesar
Caesare
Des contreforts antiques
Alignés sur le continent
Sur les rives d'Afrique
Asséchés les marais salants
De la terre ocre d'occident
Les mains tendues vers ceux qui n'auraient déjà vu
Les vaisseaux quadrilaires et le déchu
Rejaillissant sur mille vaincus
De Caesar
Caesare
De Caesar
Sur son lit de mort debout
Parcheminé
Tombant déjà mort sous les coups
Partout dites vous
De son fils aîné
Peut-être demain verrons nous
Nos enfants lever
Le glaive sur nous
De Caesar
Caesare
Cupidum imperii caesare ciuitatissent A caesare regnum galia: intellexissent Caesar caesare caesar
Ubi ex captiuis subsidio copia consendissent Cohortibus decem praesidio nauibus essent Caesar caesare caesar
Communi concilio ex continenti Rem esse testimonio sesse mederi In galiae morari
Sed esse galiae communi concilium Omnibus hibernis caesaris regnum Filius et fratis filius a caesar caesare caesar
00:00 Publié dans Chansons, Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (2)



















