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07/01/2014

Voyageur

voy.jpgLe voyageur sage et empressé,
lorsqu’il sera arrivé au terme,
ne fera que commencer,
de sorte qu’oubliant ce qui est en arrière,
il se dira chaque jour :
« Maintenant, je commence. »

(Bienheureux Guerric d’Igny, abbé cistercien du XIIe siècle,
5e Sermon pour l’Avent)

De même, chaque matin, nous pouvons dire :
« Maintenant, je commence. »
Et, chaque début d’année, nous pouvons dire :
« Maintenant, je commence. »

28/12/2013

Tout arrive

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Le monde est là. Tout est banal, apparemment indifférent.

Tout arrive pourtant, miraculeux.

François Cheng

23/08/2013

Des mots (maux) ignorés

tumblr_ltkdv4p0YH1qdusdao1_500.jpgOn redouble d’efforts pour oublier certaines histoires, certains souvenirs, en vain. Les cicatrices ne se referment pas totalement. Vous savez pourquoi ? Parce qu’elles regorgent de mots. Des mots ignorés que personne ne souhaite formuler, et c’est dommage. A moins de les extirper en un souffle, ils restent là, ils grouillent et débordent tant que les cicatrices restent béantes car les mots cherchent à sortir. A la longue, ils se transforment en poison. C’est idiot de les cacher mais parfois on ne peut pas faire autrement. On ne sait pas les dire au moment opportun. Toutefois, soyez certains qu’ils arrivent à s’échapper en définitive, même longtemps après, quand on ne s’y attend plus.

 Aurélien Loncke, A la rencontre des cygnes

00:00 Publié dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (3)

29/07/2013

Libres

roumen-koynov1.jpgLes oiseaux sont libres. Ils sont seuls. Et sans péché. Ils ressemblent à l’été qui ne concevrait pas l‘hiver, à l’enfant qui ne sait pas mortel, au criminel avant son crime… à tout ce qui ignore la défaite.

 Myrielle Marc dans Le Maudit p164  XO éditions 2006

05/07/2013

Enfance et poésie

Plage ocre.jpgLa poésie est un état proche de celui de l’enfance. Le poète essaie de rejoindre « la part manquante » Christian Bobin. L’acte d’écrire, de créer ressemble à cette capacité de jouer et d’être pleinement présent. Comme l’enfant, le poète est au-delà du temps. Il joue avec cette part de l’invisible qui est en chacun. Le poème, c’est une parole donnée à regarder, une parole qui souvent touche au plus profond, là où tout est libre. Le poème est une voix et c’est ce qui fait sa force. Tout autre écrit peut être « maquillé » comme on le fait avec le visage, mais la voix, elle, on le sait ne peut être modifiée. Cette voix qui est nôtre nous a été donnée, il faut faire avec. Celle que nous entendons, notre voix intime, n’est pas celle que les autres entendent. Il en est de même pour la poésie, elle est une voix intérieure que l’autre entend forcément autrement. Dire le plus simplement possible le mystère de la parole, pour être des passeurs de l’invisible. Tout poème est le fruit d’une contemplation. Le poète est né initié, car l’écriture poétique ne peut être le désir d’exercer une maîtrise sur soi et sur la vie, elle est un lâcher-prise, elle nous relie à tout. Elle est le souffle puissant de la vie qui agit en nous comme une grâce.

17/06/2013

Vivre

6883.jpgAccueillir la vie, les blessures, se laisser toucher, prendre, jouer le jeu du désir, dans la conscience que tout est passage. L’illusion n’est que dans l’arrêt. L’appel traverse le désir qui de toute façon nous conduit à la nudité.

Jean Sulivan, La traversée des illusions, Gallimard, 1977