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03/09/2015

Ordi

ordi.jpgOn peut apprendre à un ordinateur à dire: "Je t'aime", mais on ne peut pas lui apprendre à aimer.

Albert Jacquart (1925-2013)

08/08/2015

La vie d'artiste

artiste.jpgCertains se disent artistes, mais ne font qu’exercer une profession artistique  – gloire, frime, fric … – Artiste… c’est une âme, un état d’esprit, un don de soi, un partage d’émotions et de fraternité, une recherche perpétuelle du beau, du bonheur, de la paix et de l’amour !  

José Martins   

07/08/2015

Comme une prière

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L’art est comme une prière

Une main tendue dans l’obscurité

Qui veut saisir une part de grâce

Pour se muer

En une main qui donne

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28/07/2015

Vivre comme maille d'éternité

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MACHA - Oh, cette musique ! Ils s'éloignent de nous, l'un d'eux est parti tout à fait, pour toujours, nous resterons seules, pour recommencer notre vie Il faut vivre... Il faut vivre.

IRINA - Le temps viendra où chacun saura pourquoi tout cela, pourquoi toutes ces souffrances, il n'y aura plus de mystère d'aucune sorte, mais en attendant il faut vivre... Il faut travailler, seulement travailler ! Demain j'irai seule, j'enseignerai à l'école, et je donnerai toute ma vie à ceux pour qui, peut-être, elle sera utile. C'est l'automne, bientôt ce sera l'hiver, la neige couvrira tout, et je travaillerai, je travaillerai.

OLGA - La musique joue si gaiement, si fièrement, on a envie de vivre ! Ô mon Dieu ! Le temps passera, et nous partirons pour toujours, on nous oubliera, on oubliera nos visages, nos voix, on ne saura plus combien nous étions, mais nos souffrances se changeront en joie pour ceux qui vivront après nous, le bonheur et la paix s'établiront sur terre, on aura un mot affectueux, une bénédiction pour ceux qui vivent maintenant. O mes chères soeurs, notre vie n'est pas terminée. Nous vivrons ! La musique joue si gaiement, si joyeusement ! Encore un peu de temps, et nous saurons pourquoi nous vivons, pourquoi nous souffrons. Si l'on savait, si l'on savait !

Tchekhov, Les Trois Soeurs (1901), trad. d'A. Adamov, révisée par M. Cadot, Ed. Garnier-Flammarion

26/07/2015

Le confiteor de l'artiste

 

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Que les fins de journées d’automne sont pénétrantes ! Ah ! pénétrantes jusqu’à la douleur ! car il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n’exclut pas l’intensité ; et il n’est pas de pointe plus acérée que celle de l’Infini.
Grand délice que celui de noyer son regard dans l’immensité du ciel et de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de l’azur ! une petite voile frissonnante à l’horizon, et qui par sa petitesse et son isolement imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle, toutes ces choses pensent par moi, ou je pense par elles (car dans la grandeur de la rêverie, le moi se perd vite !) ; elles pensent, dis-je, mais musicalement et pittoresquement, sans arguties, sans syllogismes, sans déductions.
Toutefois, ces pensées, qu’elles sortent de moi ou s’élancent des choses, deviennent bientôt trop intenses. L’énergie dans la volupté crée un malaise et une souffrance positive. Mes nerfs trop tendus ne donnent plus que des vibrations criardes et douloureuses.

Et maintenant la profondeur du ciel me consterne ; sa limpidité m’exaspère. L’insensibilité de la mer, l’immuabilité du spectacle, me révoltent… Ah ! faut-il éternellement souffrir, ou fuir éternellement le beau ? Nature, enchanteresse sans pitié, rivale toujours victorieuse, laisse-moi ! Cesse de tenter mes désirs et mon orgueil ! L’étude du beau est un duel où l’artiste crie de frayeur avant d’être vaincu.

 

Charles Baudelaire, « Petits poèmes en prose », 1869

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21/07/2015

Vivre au plus près

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« Un jour, gravissant une montagne,

j’ai aperçu une bête au loin.

Grimpant plus et m’approchant,

je me suis rendu compte que c’était un homme.

Quand je me suis trouvé tout près,

j’ai vu que c’était mon frère.»

(Proverbe d’Asie)