Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/02/2019

De l'âme

 

02/11/2018

La nuit n'est jamais complète

La nuit n’est jamais complète.
Il y a toujours, puisque je le dis,
Puisque je l’affirme,
Au bout du chagrin
Une fenêtre ouverte, une fenêtre éclairée

Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler, Faim à satisfaire,
Un cœur généreux,
Une main tendue, une main ouverte,
Des yeux attentifs,
Une vie, la vie à se partager.

la-nuit-nest-jamais-complète.jpg

La nuit n’est jamais complète. Paul Eluard
 
à Alain, Christian, Frédéric, Hervé et tant d'autres...

04/02/2018

La prière

La prière est la sœur tremblante de l'amour.Victor_Hugo_001.jpg

Victor Hugo

21/10/2017

Eloge de la fatigue

Robert Lamoureux, « Eloge de la fatigue » :

fatigue.jpg

 

Vous me dites, Monsieur, que j'ai mauvaise mine,

Qu'avec cette vie que je mène, je me ruine,

Que l'on ne gagne rien à trop se prodiguer,

Vous me dites enfin que je suis fatigué.

Oui je suis fatigué, Monsieur, et je m'en flatte.

J'ai tout de fatigué, la voix, le coeur, la rate,

Je m'endors épuisé, je me réveille las,

Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m'en soucie pas.

Ou quand je m'en soucie, je me ridiculise.

La fatigue souvent n'est qu'une vantardise.

On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !

Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?

 

Je ne vous parle pas des sombres lassitudes,

Qu'on a lorsque le corps harassé d'habitude,

N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons...

Lorsqu'on a fait de soi son unique horizon...

Lorsqu'on a rien à perdre, à vaincre, ou à défendre...

Cette fatigue-là est mauvaise à entendre ;

Elle fait le front lourd, l'oeil morne, le dos rond.

Et vous donne l'aspect d'un vivant moribond...

 

Mais se sentir plier sous le poids formidable

Des vies dont un beau jour on s'est fait responsable,

Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,

Savoir qu'on est l'outil, qu'on est le lendemain,

Savoir qu'on est le chef, savoir qu'on est la source,

Aider une existence à continuer sa course,

Et pour cela se battre à s'en user le coeur...

Cette fatigue-là, Monsieur, c'est du bonheur.

 

Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,

On va aider un être à vivre ou à survivre ;

Et sûr qu'on est le port et la route et le quai,

Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?

Ceux qui font de leur vie une belle aventure,

Marquant chaque victoire, en creux, sur la figure,

Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus

Parmi tant d'autres creux il passe inaperçu.

 

La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste,

C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes.

C'est le prix d'un labeur, d'un mur ou d'un exploit,

Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.

C'est le prix d'un travail, d'une journée remplie,

C'est la preuve, Monsieur, qu'on marche avec la vie.

 

Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,

J'écoute mes sommeils, et là, je me sens fort ;

Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance,

Et ma fatigue alors est une récompense.

 

Et vous me conseillez d'aller me reposer !

Mais si j'acceptais là, ce que vous me proposez,

Si j'abandonnais à votre douce intrigue...

Mais je mourrais, Monsieur, tristement... de fatigue.

01/08/2017

Lettre au Petit Prince

petit prince.jpg

Cher Antoine de Saint-Exupéry,

Le temps des anniversaires nous rappelle que vous êtes mort pour nous il y a soixante-treize ans. Vous êtes parti en aviateur et en poète le 31 juillet 1944 aux commandes de l’avion de chasse non armé qui vous servait d’avion d’observation : trente ans, jour pour jour après la mort de Jean Jaurès, le premier tué de la Grande Guerre.

En ces périodes estivales, nous avons tout le loisir de nous souvenir des belles choses et des êtres admirables. 31 juillet 1944 : Cherbourg était libre. Rennes, Vannes, Nantes, Angers, Saint-Brieuc et Paris allaient bientôt être libérées. Caen venait de l’être après avoir été rasée.

Dans le dortoir où vous dormiez avec deux autres pilotes, la veille de votre disparition, on a retrouvé un testament spirituel, une lettre écrite à l’un de vos amis un an plus tôt, mais jamais envoyée. On la prend encore à tort pour votre dernière missive.

Vous y parliez des Bretons : « Je songe aux marins bretons d’autrefois, à ces nœuds complexes d’appétits violents et de nostalgies intolérables qu’ont toujours constitués les mâles un peu trop sévèrement parqués. Il fallait toujours pour les tenir des gendarmes forts ou des principes forts, ou des fois fortes. Mais aucun de ceux-là ne manquerait de respect à une gardeuse d’oies. L’homme d’aujourd’hui, on le fait tenir tranquille, selon le milieu, avec la belote ou avec le bridge. Nous sommes étonnamment bien châtrés. Ainsi, sommes-nous enfin libres. »

Et vous aviez conclu ainsi : « On ne peut plus vivre de Frigidaire, de politique, de belote et de mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus vivre sans poésie, couleur, ni amour. »

Retour à l’enfance salutaire

Le vrai Petit Prince c’est vous cher Antoine. Il suffit de contempler votre visage d’enfant pour nous en convaincre. Certes, il nous arrive de nous haïr les uns les autres avant de jouer au loto ou sudoku pour oublier nos misères et celles du monde. Mais vous nous avez rendu à notre enfance.

L’enfance, ce grand territoire d’où chacun est sorti ! Vous nous avez rappelé que nous étions de notre enfance comme d’un pays, et que nous devions rester capables de porter sur chaque nouveau matin du monde un regard toujours émerveillé.

Aujourd’hui votre visage n’est inclus dans aucune urne, dans aucune tombe. Il est définitivement libre. Il a rendu à la vie le lot de rides et de plis qu’elle avait pu déposer sur la plage de votre grand front.

Votre regard s’est sans doute effacé peu à peu comme un reflet dans un miroir, mouchant votre sourire comme on mouche la chandelle de la vie lorsque le visage des morts se fige, à moins qu’il ne se détende.

Dans sept ans, nous serons huit milliards de petits princes et de petites princesses, migrants de passage, sur une planète qui s’enrichit chaque jour, compte tenu des arrivées et des départs. La population de la terre aura bientôt quadruplé depuis votre départ. 250 millions de terriens sont des migrants.

Nos roses ont toujours des épines. Nous ne savons pas comment nous vieillirons. Nous ne savons pas si notre planète mourra de la chaleur ou de la glace. Nos nuits sont parfois peuplées de cauchemars. Mais vous nous avez réveillé dans notre désert apparent.

Il est temps de vous relire cher Petit Prince. Il est grand temps de partager le monde.

Jean-Pierre Guéno, écrivain et éditeur, Ouest-France du 29 juillet 2017

08/02/2017

L'amour change tout

cleflove.jpg

Le devoir sans amour nous rend acharné

La responsabilité sans amour nous rend impitoyable

La justice sans amour nous rend dur

La vérité sans amour nous rend critique

L'intelligence sans amour nous rend rusé

La gentillesse sans amour nous rend hypocrite

L'ordre sans amour donne un esprit étroit

L'honneur sans amour nous rend orgueilleux

La possession sans amour nous rend avare

La foi sans amour nous rend fanatique

La vie sans amour est sans valeur
 
auteur inconnu