03/08/2016
Auto-stop
Un dimanche après-midi de juin. Il fait beau. Je rentre d'une belle promenade quand sur le trottoir à la sortie d'une petite commune un jeune homme d'une vingtaine d'années fait du stop. Comme il y a très longtemps que je n'avais pas pris d'auto-stoppeur à bord, je m'arrête, le fais monter et on entame une discussion. Nous n'avons qu'une bonne quinzaine de kilomètres à faire. D'emblée il me dit qu'il est de Bourgogne, qu'il est chez des amis rencontrés l'été dernier et qu'il cherche du travail pour l'été prochain.
Ce dimanche ensoleillé, j'ai adopté pour la première fois une tenue d'été, c'est-à-dire une tenue claire: un pantalon blanc cassé et une chemise à rayures blanches et vertes. J'ai aussi mes lunettes de soleil.
Mon passager, après avoir parlé de ses possibilités de travail pour l'été, notamment dans le ramassage de volailles, me dit tout bonnement:
- Et vous, vous êtes médecin?
- Qu'est-ce qui te fait dire cela?
- Ben, la façon dont vous êtes habillé, et puis la façon de parler...
- Eh bien non! je ne suis pas médecin.
- Alors vous êtes dentiste ou ophtalmo!
- Ah non, pas du tout! Je ne savais pas que j'avais un look de médecin ou de professions assimilées...
Je le laisse deviner quelques instants et voyant qu'il ne trouve pas je finis par lui dire:
- Je suis prêtre, curé de paroisse dans les environs...
- Ô pardon! comment il faut vous appeler alors?
- Comme tu veux! Les gens m'appellent M; l'abbé ou M. le curé ou encore Mon père.. et beaucoup m'appellent aussi par le prénom, ce qui me convient très bien. Tu es croyant, toi?
- Moi non, ou pas trop. Du moins, je ne crois que ce que je vois.
- Eh bien ça ne marche pas toujours, la preuve: tu me vois et tu crois que je suis médecin, et je ne le suis pas.
Là-dessus nous avons éclaté de rire tous les deux. Et le voyage s'est terminé ainsi puisque nous sommes arrivés devant l'église du bourg dans lequel je devais le laisser.
- Bon courage pour ton boulot!
- Merci.
TP
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30/07/2016
Nos rêves
Nouveau titre des Guetteurs en attendant l'album
22:00 Publié dans Chansons, Musiques | Lien permanent | Commentaires (0)
28/07/2016
A mon frère

Prière pour la Paix
(Initiative « Religieux allemands pour la Paix »)
Dieu, Tu es le Dieu de la Vie, et tu veux que nous ayons la vie en abondance dans ta création.
Nous venons à toi, plein de peur, embarrassés et impuissants face à la violence autour de nous et en nous.
Convertis nos cœurs pour que nous soyons des hommes qui portent ta paix en monde.
Bénis, avec ton Esprit d’imagination créative et de patience, tous ceux qui marchent avec nous sur le chemin, vers ton royaume de Paix.
Envoie ton Esprit dans les cœurs de ceux qui sont pris dans la toile de la violence – en tant qu’auteurs ou victimes – et ne nous laisses jamais abandonner la recherche de dialogue avec eux.
Tu es notre Père et tu nous as montré en notre Frère Jésus Christ, comment nous pouvons vaincre la violence et instaurer la paix.
19:00 Publié dans Actualités, Prières | Lien permanent | Commentaires (0)
25/07/2016
Nuit de feu
À vingt-huit ans, Eric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée dans le grand sud algérien. Au cours de l’expédition, il perd de vue ses compagnons et s’égare dans l’immensité du Hoggar. Sans eau ni vivres durant dans la nuit glaciale du désert, il n’éprouve nulle peur mais sent au contraire se soulever en lui une force brûlante. Poussière d’étoiles dans l’infini, le philosophe rationaliste voit s’ébranler toutes ses certitudes. Un sentiment de paix, de bonheur, d’éternité l’envahit. Ce feu, pourquoi ne pas le nommer Dieu ?
Cette nuit de feu – ainsi que Pascal nommait sa nuit mystique –, Eric Emmanuel Schmitt la raconte pour la première fois, dévoilant au fil d’un fascinant voyage intérieur son intimité spirituelle et l’expérience miraculeuse qui a transformé sa vie d’homme et d’écrivain. Les chemins qu’il trace ici sont inscrits en chacun de nous.
Autre lecture de vacances: un livre captivant, le désert qui dévore l'âme, lumière intérieure... et après la lecture, le livre refermé, me dire: "Et toi que vis-tu d'aussi fort? quelle lumière te transporte?"
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24/07/2016
Prière des JMJ

Dieu, Père miséricordieux,
qui as révélé ton amour dans ton Fils Jésus-Christ,
et l’as répandu sur nous dans l’Esprit Saint Consolateur,
nous te confions aujourd’hui le destin du monde et de chaque homme.
Nous te confions en particulier les jeunes de toutes les langues, peuples et nations.
Guide-les et protège-les le long des sentiers périlleux de la vie
et donne-leur la grâce de récolter de nombreux fruits
de l’expérience de la Journée mondiale de la jeunesse de Cracovie.
Père Céleste, rends-nous témoins de ta miséricorde.
Apprends-nous à annoncer la foi aux hésitants,
l’espérance aux découragés, l’amour aux indifférents,
le pardon à ceux qui ont fait du mal, et la joie aux malheureux.
Fais que l’étincelle de l’amour miséricordieux que tu as allumée en nous
devienne un feu qui transforme les cœurs et renouvelle la face de la terre.
Marie, Mère de Miséricorde, prie pour nous.
Saint Jean-Paul II, prie pour nous.
Amen.
18:00 Publié dans Actualités, Prières | Lien permanent | Commentaires (0)
22/07/2016
Ballade

Quand à peine un nuage,
Flocon de laine, nage
Dans les champs du ciel bleu,
Et que la moisson mûre,
Sans vagues ni murmure,
Dort sous le ciel en feu ;
Quand les couleuvres souples
Se promènent par couples
Dans les fossés taris ;
Quand les grenouilles vertes,
Par les roseaux couvertes,
Troublent l’air de leurs cris ;
Aux fentes des murailles
Quand luisent les écailles
Et les yeux du lézard,
Et que les taupes fouillent
Les prés, où s’agenouillent
Les grands bœufs à l’écart,
Qu’il fait bon ne rien faire,
Libre de toute affaire,
Libre de tous soucis,
Et sur la mousse tendre
Nonchalamment s’étendre,
Ou demeurer assis ;
Et suivre l’araignée,
De lumière baignée,
Allant au bout d’un fil
À la branche d’un chêne
Nouer la double chaîne
De son réseau subtil,
Ou le duvet qui flotte,
Et qu’un souffle ballotte
Comme un grand ouragan,
Et la fourmi qui passe
Dans l’herbe, et se ramasse
Des vivres pour un an,
Le papillon frivole,
Qui de fleurs en fleurs vole
Tel qu’un page galant,
Le puceron qui grimpe
À l’odorant olympe
D’un brin d’herbe tremblant ;
Et puis s’écouter vivre,
Et feuilleter un livre,
Et rêver au passé
En évoquant les ombres,
Ou riantes ou sombres,
D’un long rêve effacé,
Et battre la campagne,
Et bâtir en Espagne
De magiques châteaux,
Créer un nouveau monde
Et jeter à la ronde
Pittoresques coteaux,
Vastes amphithéâtres
De montagnes bleuâtres,
Mers aux lames d’azur,
Villes monumentales,
Splendeurs orientales,
Ciel éclatant et pur,
Jaillissantes cascades,
Lumineuses arcades
Du palais d’Obéron,
Gigantesques portiques,
Colonnades antiques,
Manoir de vieux baron
Avec sa châtelaine,
Qui regarde la plaine
Du sommet des donjons,
Avec son nain difforme,
Son pont-levis énorme,
Ses fossés pleins de joncs,
Et sa chapelle grise,
Dont l’hirondelle frise
Au printemps les vitraux,
Ses mille cheminées
De corbeaux couronnées,
Et ses larges créneaux,
Et sur les hallebardes
Et les dagues des gardes
Un éclair de soleil,
Et dans la forêt sombre
Lévriers eu grand nombre
Et joyeux appareil,
Chevaliers, damoiselles,
Beaux habits, riches selles
Et fringants palefrois,
Varlets qui sur la hanche
Ont un poignard au manche
Taillé comme une croix !
Voici le cerf rapide,
Et la meute intrépide !
Hallali, hallali !
Les cors bruyants résonnent,
Les pieds des chevaux tonnent,
Et le cerf affaibli
Sort de l’étang qu’il trouble ;
L’ardeur des chiens redouble :
Il chancelle, il s’abat.
Pauvre cerf ! son corps saigne,
La sueur à flots baigne
Son flanc meurtri qui bat ;
Son œil plein de sang roule
Une larme, qui coule
Sans toucher ses vainqueurs ;
Ses membres froids s’allongent ;
Et dans son col se plongent
Les couteaux des piqueurs.
Et lorsque de ce rêve
Qui jamais ne s’achève
Mon esprit est lassé,
J’écoute de la source
Arrêtée en sa course
Gémir le flot glacé,
Gazouiller la fauvette
Et chanter l’alouette
Au milieu d’un ciel pur ;
Puis je m’endors tranquille
Sous l’ondoyant asile
De quelque ombrage obscur.
Théophile Gautier, Premières Poésies
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