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02/10/2013

Rires

rire1-600x505.jpgL'oeil en coin de Jaulin. Le conteur passe au crible l'actualité de la semaine. Un regard décalé à savourer tous les quinze jours.

Chronique

A la saint Michel, la coutume est de trouver sa place pour l'année. D'ailleurs le saint lui-même montre l'exemple en remontant à dada en haut de Mont-Mercure. Et quand mon mercure à moi, monte, j'ai des bouffées d'énervement. Là je m'énerve en voyant cet article sur les places de parking yonnais qui peinent à séduire.

Personnellement j'ai rarement été séduit par une place de parking. J'ai pu être ému par une parée de champ, un chemin creux en forêt de La Chaize, un bout de marais à la Guitière. Là, oui, j'ai le pneu de ma voiture qui a fissouné, a durci de la gomme. Mais franchement, une passe de nuit, en parking couvert à Clemenceau, c'est des coups à vous rendre piétons pour la vie et vous faire garer sur un banc de l'église Saint-Louis, à chanter de vrais cantiques de la vraie religion qui regarde en arrière pour ne pas s'abîmer le pare-chocs.

Le problème du centre-ville, c'est que les gens s'en foutent des coeurs des villes moyennes. Ils crèvent les uns après les autres. On entend l'agonie de leurs commerçants acariâtres jusque dans les maisons cossues des villages tranquilles où ils habitent, ces commerçants. Le consommateur, lui, entretient son gras des villes dans les parkings bondés des centres d'achat et néglige le coeur.

Comme il engraisse trop les artères de sa maison, il doit libérer de la place dans des vide-greniers conviviaux où il se soulage. Ça circule, il ne tient pas en place et avec les Drive qui se multiplient, même plus besoin de se garer. On ne fait que passer on vous dit. J'ai vu dire que le pape François planifiait des « Fast messes » avec communion en Drive pour récupérer l'homme pressé, mais au fond anxieux....

J'écris ça dans un avion low cost bondé à côté d'une vieille dame qui bouque. Elle m'a grillé la place. Je lui ai dit. Elle m'a traité de macho. J'y ai dit : « Oh si tu continues, je te jette un sort, je t'enjomine et tu seras parking yonnais pour l'éternité de ta life (ouais) restant en potence, pas garnie, désertifiée »... Ah ça rit pas dans le centre, mais moi, faut pas me chatouiller sur la place, j'ai le mercure qui monte à la saint Michel...

Pi c'est ça qu'est ça.

Yannick JAULIN.

Ouest-France samedi 28 septembre 2013

30/09/2013

St Michel

Archange St Michel.jpg

Article Ouest-France

Video Ouest-France

Video TV Vendée

Video FR3 Pays de La Loire

 

26/09/2013

Une Eglise ouverte et accueillante

fenêtre.jpgCette semaine, l'interview du pape François a été un événement. Dans un langage simple, clair et chaleureux, le pape met au coeur de son propos l'amour de Dieu pour tous. Il invite à l'humilité, à l'accueil, à la rencontre, si nécessaires pour garder le coeur ouvert aux horizons infinis de l'espérance et de la grâce.

 

Ses propos ont été abondamment repris dans les médias tant ils touchent les coeurs. On y découvre un homme humble : « Je suis un pêcheur sur lequel le Seigneur a posé son regard. [...] La communauté est pour moi vraiment fondamentale... Comme prêtre, je ne me voyais pas seul. C'est pourquoi je suis là, à Sainte-Marthe... J'ai besoin de vivre avec les autres. »

On y découvre un homme en marche, faisant face aux circonstances avec courage : « Je me suis retrouvé provincial très jeune. J'avais 36 ans : une folie ! Il fallait affronter des situations difficiles... Ma manière autoritaire et rapide de prendre des décisions m'a conduit à être accusé d'ultra-conservatisme, mais je n'ai jamais été conservateur... Avec le temps j'ai appris beaucoup de choses... Maintenant, j'entends quelques personnes me dire « Ne consultez pas trop, décidez ». Au contraire, je crois que la consultation est essentielle. »

Le pape rappelle le coeur du message évangélique qui conduit au respect de toute personne. Il dissipe un malentendu : à force de réduire le message de l'Église à ses aspects moraux, la promesse de bonheur et d'amour qu'elle porte était passée au second plan. L'inculture religieuse et les raccourcis médiatiques aidant, une partie de l'opinion a pensé que, puisque l'Église n'approuvait pas telle ou telle chose, alors elle condamnait les personnes concernées.

Il n'en est rien : « Je vois l'Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s'il a du cholestérol ! Nous devons soigner les blessures. Ensuite, nous pourrons aborder le reste... Efforçons-nous d'être une Église [...] qui est capable [...] d'aller vers celui qui ne la fréquente pas ou qui est indifférent. [...] Nous ne pouvons pas insister seulement sur les questions liées à l'avortement, au mariage homosexuel, aux méthodes contraceptives. La pensée de l'Église, nous la connaissons, mais il n'est pas nécessaire d'en parler en permanence. »

Le pape rappelle que « Dieu, dans la Création, nous a rendus libres : l'ingérence spirituelle dans la vie d'une personne n'est pas possible... Il faut toujours considérer la personne. Nous entrons ici dans le mystère de l'Homme. Dans la vie de tous les jours, Dieu accompagne les personnes et nous devons les accompagner à partir de leur condition. »

C'est le même message qui résonne depuis des siècles, invitant à la miséricorde.

Jeanne Emmanuelle Hutin

25/09/2013

Souvenirs d'enfance

Thierry Piet a écrit ses souvenirs d'enfance dans un livre Le Mange-Disque, Echo Optique, Les Herbiers.

Après plusieurs essais poétiques prometteurs, Thierry s'est laissé aller à écrire en quelques semaines, un livre qui rappellera à beaucoup leur propre histoire.

Par séquences courtes, il se livre à la piste aux étoiles, la petite maison, la petite église, celle des Châtelliers-Châteaumur, qu'il a visitée, il y a quarante ans, lui a certainement ouvert une vocation qui germait en lui.

Il était loin de penser qu'il serait, un jour des années 2000, le curé de la paroisse des lieux visités dans sa jeunesse. Le fil conducteur est bien entendu l'enfance heureuse qu'il a vécue près des siens, Cerisay ou Fontenay-le-Comte, mais aussi, la chanteuse Sheila dont chaque chapitre remonte avec une des chansons de l'héroïne. 157 pages à dévorer toutes crues. Le style est beau, simple, poétique. « Ce n'est pas un roman, c'est le vécu de ma vie d'enfant auprès des miens, un merci à tous ceux qui m'ont aidé à devenir ce que je suis. »

La micheline du livre a fini de salir le linge, mais la lecture est bonne comme un dessert qu'il affectionne. Le livre coûte 12 €, vous pouvez le trouver auprès de l'auteur au presbytère du Boupère, car Thierry est bien le curé de la paroisse Saint-Joseph-des-Monts-et-Vallées.

Ouest-France samedi 7 septembre 2013

24/09/2013

Concerto pour elle

Saint-Preux et Danielle Licari: Concerto pour elle (1979)

00:00 Publié dans Musiques | Lien permanent | Commentaires (1)

20/09/2013

Les murs porteurs

Nouvelle chanson de Florent Pagny: Les murs porteurs

Un beau texte de Christophe Cirillo que l'on peut lire ICI.

Musique de Calogero.

00:00 Publié dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (0)