17/05/2014
Vitrail

Va vers toi-même.
Étonne-toi de toi.
Accueille la polyphonie qui t’habite.
Les couleurs de ta palette sont plus que tu ne l’imagines.
Réveille les lumières de ton vitrail intérieur.
As-tu déjà contemplé un vitrail de près ?
Vu de l’extérieur, il paraît un peu gris et triste.
Il faut entrer dans le sanctuaire ou dans la maison.
Et s’asseoir.
Pas seulement un jour, une fois.
S’asseoir souvent, quelques minutes, mais à des heures différentes, quand il fait beau soleil,
quand il fait pluie, par temps de neige ou de brouillard.
Quelle vie, un vitrail !
A chaque saison du jour une lumière nouvelle.
Assieds-toi près de toi, respire un bon coup, laisse un peu de souffle t’envahir, et dis-toi que le premier vitrail , c’est toi.
Gabriel Ringlet
10:02 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1)
15/05/2014
Les infirmières

Elles,
entre servitude et service,
n’ont pas le même empressement
pour les compresses,
les piqûres,
et la toilette.
Elles,
autour de moi,
ballet de libellules blanches,
bouquets de sourires,
mains qui s’envolent,
yeux qui en ont vu
de la douleur et des pleurs.
Elles,
penchées sur le lit,
berceau plus que tombeau.
Parler tout bas et pas trop vite.
Mettre les bas anti-phlébites.
Elles,
pour une prise de sang.
Sentir l’aiguille,
ce sentiment
que la Bastille
est facile à prendre.
Extrait de "Bon sang" de TP, chemin de croix médical, spirituel et poétique.
18:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2)
11/05/2014
Performances
Le culte de la performance revêt de nos jours un caractère impitoyable. Un divorce, la perte d’un emploi sont ressentis comme des échecs personnels graves. (…) Une conversion du regard s’impose. Il est temps d’admettre que, non seulement l’échec n’est pas un drame, mais qu’il peut bien souvent devenir un événement positif. Son premier atout, qui est loin d’être négligeable, consiste à nous remettre dans une attitude d’humilité face à la vie. Il nous contraint à accepter la vie telle qu’elle est et non pas telle que nous la voulons ou la rêvons. La vraie souffrance naît de notre résistance au changement, au mouvement de la vie, à son flux. Alors réjouissons-nous quand il y a des hauts ; et quand des bas se présentent, acceptons-les et faisons en sorte qu’ils nous servent de tremplins.
Frédéric Lenoir
00:00 Publié dans Réflexions spirituelles | Lien permanent | Commentaires (0)
10/05/2014
L'oiseau et l'enfant
L'oiseau et l'enfant - Marie Myriam. 1er prix de l'Eurovision 1977.
00:00 Publié dans Chansons, Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (2)
08/05/2014
Joli mois de mai
On te dit joli, mais pas toujours…
Le muguet est souvent couché sous le vent et la pluie.
Cette année, il a pointé son nez un peu plus tôt, sans doute pour voir le jour sous le soleil d’avril qui, depuis quelques années, mériterait d’être un mois d’été. Je ne t’en veux pas, tu sais.
On te dit gentil aussi, mais pas toujours…
En 45, Paris et La France étaient en liesse. Le mot « Liberté » était sur toutes les lèvres et la joie dans tous les cœurs.
Mais en 68, à Paris les pavés étaient lourds de révolte, les barricades chargées de revendications. Ouvriers et étudiants se donnaient la main pour inventer un nouveau demain. Les printemps, dans le monde, commencent souvent dans le sang. Tu devrais y réfléchir.
On te dit Mois de Marie…
Tu n’as pourtant rien revendiqué. C’est la foi populaire qui t’a consacré ainsi ! C’est sans avoir vu que tous les mois de l’année ont une fête dédiée à Marie, et dans la liturgie de l’Eglise le véritable mois de Marie est celui de Décembre, le mois de l’Avent. Je ne te crois pas voleur pour autant, mais je te pardonne quand même !
On te dit festif…
Eh oui ! tu donnes le ton dès le premier jour. On fête le travail sans travailler, et dans la foulée on remet ça le huit pour fêter la fin de la dernière guerre mondiale. Et tu t’es arrangé pour avoir l’Ascension un jeudi ! Et parfois, quand le mois de juin ne te le vole pas, tu nous offres un lundi de Pentecôte ! Et entre ça, tu nous places la fête des mères, celles des pères, et celles de tous les enfants qui font leurs communions. Avec toi, je deviendrais paresseux !
Mais reste comme tu es, car je trouve en toi toutes les promesses de l’été : un beau temps de plus en plus beau, une plage qui se cache sous des pavés, un 15 août et ses processions, des pique-niques et barbecues en famille.
TP
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07/05/2014
Les roses de mon silence
C’est si dur de trouver les mots
Pour te dire tout ce que je pense,
Je suis bien loin d’être Rimbaud,
Bien loin d’avoir son éloquence
Je ne sais pas manier les phrases
Pour avouer mes sentiments
Je n’ai pas assez d’emphase,
Alors voici en attendant
Toutes les roses de mon silence,
Tous mes poèmes, feuilles blanches
Mon plus beau bouquet de patience,
J’ai mis des baisers sur les branches
J’ai griffonné tous mes cahiers
Pour t’envoyer mon coeur à nu
Mais mes doigts ne sauront jamais
Dire à quel point tes yeux me tuent
Quand je m’élance je recule
Je ne mets à la place du cran
Que la peur d’être ridicule
Alors voici en attendant
Toutes les roses de mon silence,
Tous mes poèmes, feuilles blanches
Mon plus beau bouquet de patience,
J’ai mis des baisers sur les branches
J’ignore ce que tu en feras,
Je ne sais même pas où tu es,
Mais si tu penses un peu à moi,
Je t’en prie ne laisse pas faner
Toutes les roses de mon silence,
Tous mes poèmes, feuilles blanches
Mon plus beau bouquet de patience,
J’ai mis des baisers sur les branches
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