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21/12/2018

Prière de l'attente

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Seigneur,
je me présente devant toi
comme une maison vide,
une maison qui attend,
une maison bien pauvre.

Loué sois-tu Seigneur

pour cette pauvreté!
Si mon plafond est défoncé,
il peut laisser filtrer la lumière;
si mes murs sont délabrés,
ils peuvent laisser passer ton souffle;
si ma maison est vide, elle peut t’accueillir.

Seigneur, voici ma maison.
Je te l’offre avec sa pauvreté:
remplis-la de ta présence.
Toi, le Dieu qui pardonne, tu ne dis pas:
« Faites le ménage et je viendrai! »
Non, tu viens chez moi
et mon désordre ne te fait pas peur.

Viens Seigneur;
depuis si longtemps ma maison t’attend.
Elle sera toujours vide tant que tu n’y seras pas.
Maranatha: viens Seigneur Jésus!

 

Vu sur le net

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19/12/2018

Lumière dans la nuit

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Lumière dans la nuit
Car elle est puissante la nuit en cet Avent

et ses alliés sont très nombreux :
la violence, la haine, la guerre,
le mépris, l'exclusion, la crise économique....
Quand se lèvera le jour d'un monde fraternel, enfin vivant ?

Il nous faut la Lumière
qui transforme ces nuits en jour
et nous tienne éveillés, debout,
pour apporter la réconciliation,
pour rassasier de pain et d'amour,
pour offrir l'amitié et le respect,
pour allumer dans toutes les nuits du monde,
la lumière de l'espérance.

Il nous faut la Lumière
pour n'être pas condamnés à la nuit.
Il nous faut la Lumière
pour veiller et ne pas se laisser surprendre,
alerter les voisins, lorsque la nuit tente
de se faufiler dans nos vies.
Il nous faut la Lumière pour avancer,
confiants en l'avenir.

Il nous faut la Lumière, dites-vous !
Mais elle est déjà venue !
Elle est avec nous ! Elle s'appelle Jésus Christ.
Elle a brillé en pleine nuit du monde,
du temps et des coeurs.
En naissant, Jésus Christ a enraciné en nous,
la Lumière de Dieu.

A nous de quitter la nuit
et de devenir enfants de Lumière
A nous, de nous laisser réveiller
par les multiples appels de nos frères.
Retrouvons, en nous, les sources cachées de l'Evangile :
c'est la Lumière qui nous empêche de nous endormir.
Urgence. Il faut se lever ! 
Père Philippe Muller

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18/12/2018

Triste Noël

triste noel.jpgça y'est, c'est parti! le compte à rebours pour Noël est commencé. Plus que huit jours. ça s'affole dans les magasins qui étaient ouverts ce week-end. ça y va de son petit marché de Noël, ici et là; les chorales s'égosillent à chanter des cantiques nostalgiques, mais le cœur n'y est pas forcément. L'ambiance est morose: fin de trimestre, élèves fatigués, gilets jaunes essoufflés, pères Noël désabusés... mais la France pauvre aura ses huîtres, son foie gras, ses chocolats, ses parfums, ses tablettes, ses gadgets, ses jeux, son champagne...

Depuis le 17 décembre, la liturgie chrétienne est entrée dans l'octave de Noël. Ainsi, nous avons chaque jour les grands textes des Evangiles de l'enfance dans St Matthieu et St Luc, les grandes O à l'acclamation de ces évangiles, la préface n°2 de l'Avent qui nous introduit directement dans le mystère de Noël. Combien seront sensibles à ce climat paisible de la liturgie alors que dehors l'agitation va être de plus en plus grande? Combien connaissent, vont découvrir ou redécouvrir le vrai sens de Noël où les mots pauvreté et partage ne sont pas que des mots, mais un Dieu venu partager notre pauvre humanité?

A force de faire de Noël une fête artificielle pour les enfants, nous avons oublié que Noël c'est la fête de tout le monde quand le ciel offre au monde l'essentiel: l'amour, la justice et la paix en Jésus venu en notre monde pour y mourir et ressusciter. J'aimerais qu'à Pâques il y ait autant de monde dans les églises qu'il y en aura la nuit de Noël, car c'est bien le même Jésus qu'on célèbrera.

15/12/2018

A entendre!

Dimanche 2 Décembre 2018, au petit matin

J’ai trouvé ! J’ai trouvé ce que l’Eglise de France devrait dire devant cette insurrection des fins de mois que nous connaissons. Elle devrait annoncer qu’on ne fêtera pas Noël cette année. Le 25 décembre sera un jour comme un autre. Rien dans les églises : pas d’office, pas de crèche, pas d’enfants. On va revenir aux dimanches ordinaires car l’Avent n’aura pas lieu.

Elle dira que notre peuple n’est pas dans un état d’esprit qui lui permet de fêter Noël. Le cri de désespoir qui le traverse est incompatible avec le mystère de Noël, avec l’espérance de l’Avent, avec l’accueil d’un enfant étranger.

 

banque-alimentaire.jpgJe suis peut-être vieux jeu mais je me souviens des Noël de mon enfance. Il n’y avait pas que les fins de mois qui étaient difficiles. Mais à Noël on oubliait tout pour se réjouir de ce qu’on avait. Les familles les plus modestes se retrouvaient avec le peu qu’elles avaient. Dans la nuit, les pauvres se sentaient riches du toit sur leur tête, du repas amélioré de leur assiette, de la bûche supplémentaire qui chauffait la maison et surtout de la chance d’avoir un papa, une maman, des frères et sœurs qui s’aimaient. On échangeait des petits riens qui étaient pleins de choses. On allait voir le Jésus de la Crèche, l’enfant démuni, étranger, dont la seule richesse était l’amour que nous lui manifestions. Et on prenait conscience qu’il y avait plus pauvres que nous, des ouvriers sans travail, des enfants sans papa, des familles sans maison. Et s’il restait un peu de gâteau on allait en donner une part au voisin malheureux.

Qu’on rappelle à notre société qu’il y a des pauvres qui ont difficulté à vivre, voilà qui va bien à Noël. Qu’on dise aux nantis que les pauvres ont des droits, qu’on redise le projet d’un monde plus juste pour tous, voilà qui s’accorde bien à Noël.

Mais ce que j’entends, n’est pas l’amour des pauvres, le souci de ceux qui n’ont rien, l’amour qui appelle au partage et à la justice. J’entends une population qui a peur de devenir pauvre, une population qui n’aime pas les pauvres. Tout le monde se dit pauvre pour avoir le droit de crier ! Les pauvres riches sont obligés de quitter le pays puisqu’on les gruge. Les pauvres pauvres ferment leur maison à plus pauvres qu’eux. J’ai connu un pays pauvre qui se pensait assez riche pour accueillir le pauvre. Je vois un pays riche qui se dit trop pauvre pour ouvrir sa porte à moins riche que lui.

Voilà sans doute bien des années que Noël est devenu le lieu de cette mutation. On invite l’enfant à désirer tous les biens de la terre et il se croit tout puissant jusqu’au moment où la limite de l’appétit ou de l’argent va faire de lui un frustré. On voulait en faire un riche comblé et il se retrouve un pauvre déçu.

Le Père Noël est devenu beaucoup trop riche et ne peut plus s’arrêter à l’étable où vient de naître l’Enfant-Dieu. Il me vient l’envie de lui arracher la barbe et de bloquer son traîneau au carrefour ! Pardon, je deviens violent. Empêchez moi de faire un malheur !

Mgr Jacques Noyer, évêque émérite d'Amiens, sur sa page Facebook, reproduite dans La Croix du 13 décembre 2018.

14/12/2018

La marche à l'amour

Poème de Gaston Miron par Babx

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13/12/2018

Maison vide

PRIERE POUR L AVENT dans priere du temps de l'Avent pra_0020

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