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03/05/2020

4ème dimanche de Päques

4ème dimanche de Pâques A

« Mes brebis connaissent ma voix »

Journée des vocations

 

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porte.jpg« Mes brebis connaissent ma voix. » On ne devrait jamais ouvrir l'Evangile ou écouter la lecture du dimanche sans chercher à bien connaître la voix de Jésus.

Nous n'avons pas son visage mais nous avons sa parole. Les gardes envoyés par les grands prêtres pour l'arrêter revinrent bredouilles et éblouis en disant : « Jamais homme n'a parlé comme cet homme ! »  Eh bien, nous connaissons la voix de Jésus quand nous sentons que personne ne parlera comme lui.

En effet, Jésus emploie les mots les plus ordinaires, mais ces mots reviennent de très loin, ayant pris des résonances qui peuvent changer une vie par une seule phrase.

Elle est justement dans cet évangile d'aujourd'hui la parole qui peut tout changer pour nous, la parole qui ouvre soudain sur l'infini. Après avoir dit : « Je suis la porte », il a ajouté que c'est la porte de la vie : « Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé, il pourra aller et venir librement et il trouvera tout pour vivre. »

Qui n'a jamais eu envie d'être un vivant ? En ce temps de confinement où la mort rôde autour de nous, la question nous habite sans doute un peu plus.

La voix continue : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance. » Ce verset est, à mon avis, la plus belle des promesses de Dieu, celle qui nous comblera le plus. Il faut la savourer aux jours heureux. Il faut la reprendre aujourd’hui avec empressement et entêtement puisque, autour de nous, personne n’en parle et, à nos yeux, tout semblerait dire le contraire.

St Luc, dans les Actes des Apôtres, nous rappelle ce que doit être notre conduite en nous racontant ce qui s'est passé le Jour de la Pentecôte. Il ne s'agit pas pour nous de mépriser le monde, en disant, par exemple, qu’il est mauvais, mais de nous tourner vers, nous convertir à Jésus Christ qui seul peut pardonner nos péchés et nous donner l'Esprit Saint. C'est à nous maintenant d'écouter sa voix et de laisser fructifier la vie qui nous a été donnée à notre baptême.

Cette voix nous met en confiance; cette voix nous conduit. St Pierre, dans la deuxième lecture, nous dit qu'adhérer au Christ ne met pas à l'abri de la souffrance, mais lui donne du sens. Le berger qui nous conduit a lui-même connu la souffrance, sans perdre confiance en Dieu. Bien plus, il en a fait une offrande d'amour. Et Pierre nous invite à marcher à la suite de ce berger, dans l'espérance.

Oui, ce berger est un berger qui nous fait vivre. Il connaît chacun de nous par son nom. C'est un berger qui ne se contente pas de nous connaître, mais qui sait prononcer notre nom, un berger qui nous appelle. Quand nous sommes tentés de suivre d'autres maîtres, d'autres voix – philosophes, gourous et autres stars – rappelons-nous que Jésus, lui, nous offre la vraie vie, la vie en abondance.

A cette vie nous y goûtons par le baptême. La porte du baptême nous a fait entrer dans la vie du Ressuscité. Une préface du temps pascal affirme que dans le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus, chacun de nous est déjà ressuscité. Oui, nous vivons de la vie même du ressuscité.

Voilà pourquoi, pour ceux qui veulent l'entendre, la voix du Seigneur nous met en confiance dans ce monde qui connaît bien des soubresauts en ce moment; sa voix nous conduit à travers les méandres de la vie; sa voix nous façonne aussi : elle nous fait devenir ce que nous sommes en suscitant notre propre voix, en suscitant les mots pour notre propre réponse à l'appel qui nous est adressé pour entrer toujours plus en avant dans la vie qui, sans cesse, nous est  proposée.

C'est ce dimanche la journée de prière pour les vocations. La Parole de Dieu est la source inépuisable des vocations. Accueillie, assimilée, méditée, elle façonne en nous l'être intérieur, elle dessine en nous le visage, l'image, de Celui qui est la Parole incarnée : Jésus. Dans la lumière vivante de l'Esprit, elle donne valeur d'éternité à notre existence terrestre et nous fait entrer dans le Mystère de Dieu.

Dans l'Eglise et pour le monde, nous avons besoin de toutes les vocations. L'Esprit Saint ne manque pas d'imagination pour faire entendre la voix du berger qui veut venir nous façonner. N'étouffons pas cette voix qui nous invite, au-delà des réponses particulières que nous avons su donner un jour ou l'autre, à faire de notre vie une offrande d'amour, une eucharistie.

C'est seulement dans ce témoignage-là que nous pouvons aussi prier, comme nous y sommes plus particulièrement invités aujourd’hui, pour que d'autres, plus jeunes, puissent eux aussi faire de leur vie une offrande d'amour de la manière qu'il plaira au Seigneur.

Vous qui lisez cette homélie en famille, vous les parents, les jeunes et les enfants qui, en ce temps de confinement, prenez du temps, au moins le dimanche, pour prier ensemble, écouter ensemble la voix du Seigneur en lisant les textes que la liturgie de l’Eglise propose, saurez-vous chacun faire entendre votre voix au Seigneur ? Quelle réponse d’amour allez-vous lui donner, lui qui vous appelle par votre nom parce qu’il vous connait et parce qu’il veut faire de grandes choses avec vous?

Vous les parents, pourquoi ne pas interpeller vos enfants pour que demain, il y ait encore des prêtres, des religieux et religieuses dont notre Eglise et chacun de nous a besoin ? Comment faire en sorte que leurs voix répondent à la voix du Seigneur ? Aidez-les à connaitre la voix du Berger qui nous conduit !    TP

Hommage à Idir

Le chanteur kabyle Idir nous a quittés à 70 ans.

Version originale (1976)

01/05/2020

Muguet

muguet.jpg

Un petit brin de muguet pour chacun!

30/04/2020

Catherine

William Sheller et Catherine Lara: Catherine (1977)

29/04/2020

Demain nous ne serons plus jamais seuls

Yves Simon: Demain nous ne serons plus jamais seuls (1974)

11:00 Publié dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (0)

28/04/2020

Cadeau!

Cadeau! Coronavirus, covid 19, confinement, cluster, comme ces mots ont compartimenté, contrarié, converti, corrigé notre carême! Ils nous ont carrément tournés vers nos coreligionnaires et nos concitoyens ou compatriotes. Coups de fils, visio-conférences, courriels et courriers ont composé le cours de nos journées en matière de communication. Et que dire de notre consommation? Curieusement, les commerces du coin, à côté de nos aires de cloisonnement, ont eu la cote! Carottes, côtes de blettes, cresson ou côtelettes, camembert et autres comestibles ont composé nos coupe-faim. Et nous nous sommes croisés, côtoyés, mais sans caddy à la main, sans courses compulsives et sans minutes comptées, mais, avec de courtes conversations, capitalisant sur le calme et, coïncidence, la baisse de l’indice carbone.

Et que dire des cris, pardon du chant du coq ou du coucou, du cancan du canard colvert, du croassement du corbeau ou de la corneille. Constat est là: ils s’étaient carapatés de notre cogitation. Concert du martinet nous voilà cools, confiants, contents !

Calmement, nous commençons à comprendre que course effrénée, cumul et consommation sans compter ont cassé, creusé, coulé, clairsemé la clarté de notre conscience.

Finis les calculs compliqués, cultivons notre curiosité, calquons le cours de nos envies sur la croissance de Dame Nature! Contemplation de la création et cadence de nos vies concourent à une saine cohabitation et une meilleure considération.

Croire, craindre, faire confiance, combattre, que faire pour contrecarrer nos cafouillages?

Cabrioler, carburer, coucouner, courir, colorer feront carillonner, crépiter nos vies après ces calendes de cantonnement.

Mais coexister, concilier, covoiturer, créer, consentir contribueront à la rendre plus cohérente, conviviale.

En sommes-nous capables, convaincus?

Et contre tout courant catastrophique, conservons notre clairvoyance et croyons en l’avenir!

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