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18/03/2007

L'enfant prodigue

medium_rembrandt.jpgDécouvrez l'Evangile de ce dimanche, la parabole de l'enfant prodigue, en images.

Ci-contre, le célèbre tableau de Rembrandt.

17/03/2007

C'était Yann

Dans l'hebdomadaire La Vie de cette semaine j'ai trouvé le témoignage ci-dessous qui m'a beaucoup touché. Je ne connaissais pas vraiment Yann Laurent, 27 ans, journaliste qui a mis fin à ses jours le 8 mars dernier... mais je vous partage le mot qu'une de ses collègues de travail a écrit:

"Yann, c'était d'abord un grand corps baraqué, déambulant en toutes circonstances avec nonchalance, jamais on ne l'a vu courir ou débouler un escalier, ce qui dans notre profession est assez rare. En apparence, l'urgence lui était étrangère. Comme s'il avait le temps pour lui.

Son métier, il l'abordait de la même façon, s'immergeant des semaines sur un sujet qui le passionnait. Peaufinant son écriture jusqu'à ce qu'on lui enlève sa copie des mains. Surveillant de près la mise en pages, entêté à faire changer une virgule ou un mot. Au secrétariat de rédaction, ses incursions étaient légendaires!

Yann aimait plutôt nager à contre-courant, il détestait l'angélisme et les discours trop facilement compassionnels. Son truc, c'était soulever les chapes, traquer les failles, montrer l'envers du décor. L'intérêt du journalisme, disait-il. Il avait adoré embarquer sur un bâtiment de la marine pour enquêter sur le racisme dans l'armée, s'envoler pour Kiev aux heures chaudes de la révolution orange, suivre pendant deux mois en banlieue parisienne un couple de patineurs se préparant aux JO, ou encore s'immerger dans les eaux troubles des gothiques parisiens. Le 8 mars, le temps qu'il semblait avoir devant lui s'est arrêté. Yann a choisi de s'envoler, comme le dit sa maman.

Nous ne potinerons plus avec lui, le soir, quand la pression se relâche. De tout, de rien, un conseil, un avis, une confidence. Nous ne le verrons plus hésiter longuement à la cantine entre tarte fraises ou chocolat. Ni écrire devant son ordinateur, le casque vissé sur les oreilles à écouter James Blunt ou Nigel Kennedy. Ni feuilleter l'Equipe dans l'espoir d'y trouver les résultats du hockey sur glace. Nous n'aurons surtout plus droit à son humour, qu'il distillait si bien, d'un coin de l'oeil malicieux ou d'un demi-sourire mutin. Cette présence-là, elle sera dure à oublier."

 

16/03/2007

Maîtriser l'orchestre intérieur

medium_bo_carpelan.jpgLa vie quotidienne nous berce dans la croyance qu'il existe une grosse différence entre la joie et le chagrin. Nous ne remarquons pas que la vie, comme la musique, est pleine de menus changements où, en un instant, la joie peut devenir mélancolie, la lumière, crépuscule. Un demi-ton suffit et les couleurs changent, les conversations se taisent, la musique entière se transforme. (...) Et si nous n'attrapons pas la tonalité de notre vie, pourrons-nous maîtriser notre orchestre intérieur?

Bo Carpelan, écrivain-poète finlandais, extrait de "Axel". (1986)

15/03/2007

humour

medium_quete.jpgAu moment de la quête un dimanche à l'église, un enfant de six ans dit à sa mère:

- Maman, à quoi ça sert cet argent?

- C'est pour les prêtres, ça leur sert à manger.

- Ah bon?, parce que les prêtres, ça mange des pièces?

 (est-ce qu'on nous prendrait pour Nono d'Ulysse31?)

08:00 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

14/03/2007

Je danserai pour toi

 

medium_danse.jpg

Seigneur,
tends-moi la main
et je danserai pour toi.

Dans ton amour pour nous,
tu as fait bien des pas.
Tu as parcouru
les routes poussiéreuses de Galilée
pour annoncer la Bonne Nouvelle.
Tu n'as pas reculé sur le chemin qui te menait
au Mont des Oliviers.

Et dans la beauté de ta résurrection,
tu t'es révélé à tes disciples.
Tu en as même rencontré quelques-uns
tout discrètement,
sur la route d'Emmaüs.

A chacun, à chacune,
tu as dit ta présence chaleureuse et ta fidélité.
Avant moi, tu as marché sur le chemin
où tu m'appelles aujourd'hui.

Dans mes ténèbres,
tu seras la lumière de mes pas.

Dans ma faiblesse,
tu seras la force de mon cœur.

Je sais que dans l'élan de ton esprit
je danserai ma mort
et que je sauterai jusqu'à toi.

Jacques Dubuc
Prêtre québécois et danseur professionnel,
mort d'un cancer en 1998, à l'âge de 43 ans.
C'est pendant sa maladie qu'il a écrit cette prière.
Extrait des Annales d'Issoudun, juillet-août 2000.

13/03/2007

A tout moment (poème)

medium_roses.3.jpg

A tout moment

 

tu me prononces

et je suis

tu me regardes

et je souris

 

et me voici

rose entre tes mains

tirée

du vrai rien

 

Je ne suis pas grand chose

mais tu te souviens de moi

 

Ô Dieu

est-il pour toi

plus beau cadeau

que cette éclosion?

 

TP dans "Les Jours sans Bagages" 2004

08:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2)