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12/04/2006

Dans le clair matin

Dans le clair matin

tirer chemin

vers toi mon Dieu

le Seul

 

Comme une rose s'éveille

sous la fraîcheur de l'ondée

toute étonnée de se trouver

si belle

 

ainsi mon coeur Seigneur

tout petit devant toi

incapable de tout accueillir

de toi

 

TP dans Les Jours sans bagages

08:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2)

11/04/2006

Quel est cet amoureux?

Quel est cet amoureux de la terre et de nous?

Il donne un nom aux choses, il dit celui de Dieu,

Il tient son nom du nôtre... Qui donc est l'homme-Dieu?

Quel est cet amoureux sur la colline aux pains,

Au lac des trois tempêtes, au mont du clair de Dieu,

Aux champs des grains froissés, qui donc est l'homme-Dieu?

Quel est cet amoureux au chemin des rameaux,

Au bois des pleurs de sang, au jardin du baiser,

Au Val du Prince-Nuit, qui donc est l'homme-Dieu?

Quel est cet amoureux Cour du Vendredi Saint,

Place du "Voici l'homme", rue de la croix portée,

Montée du crève-coeur, qui donc est l'homme-Dieu?

Quel est cet amoureux au lieu-dit Diable est mort,

Sur la grève aux poissons, dans l'auberge pascale,

Au rendez-vous du ciel, qui donc est l'homme-Dieu?

Quel est cet amoureux de la terre et de nous,

Il donne un nom aux choses, il dit celui de Dieu,

Il tient son nom du nôtre... Il est le fou de Dieu.

 

Didier Rimaud

08/04/2006

Le Roi épris de ta beauté

Si tu es l'ouvrage de Dieu, attends patiemment la main de ton Artiste, le Père, qui a fait toutes choses. En temps opportun, présente-lui un coeur simple et docile et garde la forme que t'a donnée cet Artiste. Car tu as en toi l'eau qui vient de lui, l'Esprit Saint (...) Par l'Art de Dieu, va être cachée l'argile qui est en toi. Sa main a créé ta substance, elle te revêtira d'or pur au-dedans et au-dehors, et elle te parera si bien que le Roi lui-même sera épris de ta beauté.

St Irénée

04/04/2006

Tant de belles choses

Même s'il te faut lâcher la main

Sans pour autant te dire « à demain »

Rien ne défera jamais nos liens…

Même s’il me faut aller plus loin

Couper des ponts, changer de train,

L’amour est plus fort que le chagrin…

L’amour qui fait battre nos cœurs

Va sublimer cette douleur,

Transformer le plomb en or

Tu as tant de belles choses à vivre encore…

Tu verras au bout du tunnel

Se dessiner un arc-en-ciel

Et refleurir le lilas

Tu as tant de belles choses devant toi

Même si je veille d’une autre rive

Quoique tu fasses, quoiqu’il t’arrives

Je serai avec toi comme autrefois

Même si tu pars à la dérive

L’état de grâce, les forces vives

Reviendront plus vite que tu ne crois

Dans l’espace qui lie ciel et terre

Se cache le plus grand nombre des mystères

Comme la brume voilant l’aurore

Il y a tant de belles choses que tu ignores

La foi qui abat les montagnes

La source blanche dans ton âme

Penses-y quand tu t’endors

L’amour est plus fort que la mort…

Texte : Françoise Hardy - Musique : Pascale Daniel, Alain Lubrano - 2004

01/04/2006

Sidaction

C'est le week-end pour ne pas laisser gagner la maladie. Plutôt que des discours, voici deux poèmes écrits par des jeunes et trouvés sur le net.

Sida...

Je croyais être meilleure que les autres,
Pourtant mes risques étaient les vôtres,
Je suis allée chercher ce résultat le coeur léger,
Pourtant ma vie a à tout jamais changer.

Je croyais que je pourrais m’échapper,
Mais mes jours viennent de s’effacer,
Je n’aurais pas du...mais c’est trop tard,
Le destin choisi ses victimes au hasard.

J’ai lu cette lettre sans pouvoir réaliser,
Que j’étais séropositive et c’était la vérité,
Je n’avais pas pu penser que ça m’arriverait,
Si seulement je pouvais changer l’imparfait.

Je l’aimais et j’ai oublié de me protéger,
Car quand on est jeune on aime sans penser,
Je n’ai pas penser qu’il pourrait me contaminer,
Son sourire rayonnait tellement de santé.

Et maintenant je ne serai jamais maman,
Je n’atteindrai pas l’âge d’avoir des enfants,
Je dois prendre des pilules pour retarder,
Ma mort qui me semble déjà arrivée.

Elle est dans mon sang cette maladie,
Et maintenant elle fait partie de ma vie,
Mes parents sont déchirés de cet aveu,
Moi qui voulait les voir heureux.

Je vais quitter les gens que j’aime pour toujours,
J’y pense sans cesse chaque jour,
Le temps m’est désormais compter,
En faisant l’amour j’avais oublié.

Je ne crois pas qu’on trouvera un remède,
L’espoir est tout ce que je possède,
Je ne serai plus jamais une adolescente,
J’ai le sida et ma vie sera une attente.

Je vois des médecins à qui je fais pitié,
Et je pense tellement souvent à me suicider,
Je déteste tant le regard méprisant des gens,
Qui se disait mes amis...avant...

Une jeune, anonyme, séropositive

 

Sur le regard illusoire
Que mes yeux portent sur le monde
La vie est parfaite
Sans un semblant d’erreurs
Ni de mauvaises pensées
A l’égard de personnes différentes
A mes yeux tout le monde s’aime
Sans aucune exception
Personne ne juge les autres par rapport
A une race, une religion, une maladie
Ou une vie sexuelle hors du commun
Et pourtant un jour mes yeux
Cessèrent d’être aveugles et innocents
Tel un enfant pur et insouciant
J’ai pu apercevoir au fil des années
A travers une étreinte grandissante
Que le dégoût et la répulsion
Existent en chacun de nous
Certains l’éprouvent envers des animaux
D’autres envers des musiques ou des couleurs
Et d’autres encore contre des personnes
Moi, ce qui me dégoûte ce sont ces gens
Qui osent porter des jugements sur des êtres
Homosexuels ou séropositifs
Cela me désole de voir tant de gens
Gaspiller leur salive
Pour établir des différences dans la société
Juste parce que leur mode de vie
Ne leur convient pas
Cela me révolte que des êtres tels que vous et moi
Soient mis à l’écart
A cause d’une maladie
Qu’ils ne peuvent soigner eux-mêmes
Alors si au lieu de les regarder
De travers et de murmurer tout bas
" Regarde celui-là il est porteur du Sida "
Nous rassemblions nos forces
Pour trouver un remède à ce mal
Qui nous empêche de nous aimer librement
Alors nos regards se tourneraient vers la vie
Et laissant derrière nous le mal et les tragédies
Qu’a causé au fil de ces années
Cette terrible maladie.

Andrea Marques 19 ans, Luxembourg

08:00 Publié dans Cris, Poèmes | Lien permanent | Commentaires (4)

28/03/2006

La jeunesse

Alors que le pays se prépare à vivre de nouvelles manifestations, ce discours sur la jeunesse du Général Mac Arthur est de toute actualité. Il est tous les jours sous mes yeux, affiché dans ma cuisine... vous le connaissez certainement, mais je le publie aujourd'hui pour tous ceux qui ne le connaitraient pas encore. Ah! si nos gouvernants pouvaient le méditer!

 

 

RESTER JEUNE de Douglas Mac Arthur


La jeunesse n'est pas une période de la vie,
elle est un état d'esprit, un effet de la volonté,

une qualité de l'imagination,

une intensité émotive,

une victoire du courage sur la timidité,

du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années : on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.

Les années rident la peau; renoncer à son idéal ride l'âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille.

Il demande, comme l'enfant insatiable : Et après ?

Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi.

Aussi vieux que votre doute.

Aussi jeune que votre confiance en vous-même.

Aussi jeune que votre espoir.

Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.

Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.

Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.

Si un jour, votre coeur est mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

 

Traduction d'un extrait du discours d'adieu du Général Mac Arthur,
Intitulé "Duty Honor Country" aux étudiants de l'école Militaire de West Point. 1962.
 

08:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2)