10/03/2006
La dame aux yeux fermés
Nous étions peu nombreux, environ une douzaine de personnes, à une lecture de poèmes à la médiathèque cette semaine, dans le cadre du Printemps des Poètes. Les gens ne sortent pas quand il pleut... mais surtout, les gens ne sortent pas pour écouter de la poésie! De quoi ont-ils peur?
Parmi nous, il y avait une vieille dame, venue seule, avec un long manteau et un bonnet sur la tête qu'elle n'a pas quitté de toute la veillée. Elle n'a parlé à personne et personne ne lui a parlé non plus. Chose étrange, elle a toujours gardé les yeux fermés. Sans doute était-elle mal voyante, car tout à coup, entre la lecture de deux poèmes d'un recueil dont le titre est "Recueillement", voici que sa montre se met à parler: "Il est 21h". Petit sourire de tout le monde, bien sûr, mais la vieille dame n'a pas bougé d'un poil, on pourrait même dire d'un cil! Elle était dans le recueillement, elle méditait chaque parole, elle était sans doute venue se ressourcer. Discrète, personne ne l'a vue partir avec son plein de poésie.
J'ai trouvé sa présence surprenante et belle, presqu'un témoignage. Chacun de nous a beaucoup reçu dans cette soirée, nous nous le sommes partagés, et elle, par sa seule et simple présence et par son silence nous a dit que le plus cadeau était intérieur: la poésie comme source et racines de ce qui fait nos vies, comme ce qui alimente le feu de nos coeurs, comme ce qui calme notre faim et nous enchante... le reste n'est que bavardage dans un monde de bruits. Merci madame. TP
08:30 Publié dans L'ordinaire des jours, Poèmes, Réflexions spirituelles | Lien permanent | Commentaires (1)
07/03/2006
Colette Nys-Mazure
En cette semaine (pluvieuse) du Printemps des Poètes et en cette veille de la journée des femmes, je vous présente Colette Nys-Mazure. J'ai lu plusieurs livres de cette femme poète belge. J'ai eu le plaisir de la rencontrer deux fois pour l'écouter lire ses textes et pour l'interviewer dans une émission de poésie que je faisais il y a cinq sur les ondes de RCF-Vendée. J'apprécie sa simplicité, j'aime être à l'école de sa foi, une foi vécue humblement au quotidien dans les tâches ménagères, dans son métier d'écrivain, dans les lectures publiques. J'admire son travail d'écrivain: faire deux heures d'écriture tous les jours au lever du jour... J'ai lu dans un magasine que la chanteuse Maurane (belge elle aussi) partage cette même joie de rencontrer Colette Nys-Mazure et qu'elles se connaissent bien. La revue Panorama Aujourd'hui lui donne souvent la parole.
Pour mieux la connaître, allez lire la page du site Ecrits-Vains ainsi que ma note sur son anthologie parue en 2003. TP
14:10 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)
06/03/2006
Le Printemps des Poètes
Neige et soleil se mélangent cette année pour la huitième édition du Printemps des Poètes.
Le site d' Echo optique a été mis à jour pour l'occasion.
09:59 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)
04/03/2006
La légende de l'arc-en-ciel
Un beau jour, toutes les couleurs du monde entier se mirent à se disputer. Chacune prétendait qu’elle était la plus belle, la plus importante, la plus utile, la préférée !
Elles se vantaient, à haute voix chacune étant bien convaincue d’être la meilleure. Le bruit de leur querelle s’enfla de plus en plus. Soudain, un éclair d’une lumière aveuglante apparut dans le ciel, accompagné de roulements de tonnerre. La pluie commença à tomber à torrents sans discontinuer. Effrayées, toutes les couleurs se tapirent et se rapprochèrent pour chercher un abri les unes après les autres ;
La pluie prit la parole : « Stupides créatures qui vous battez entre vous, chacune essayant de dominer l’autre, ne savez-vous pas que c’est Dieu qui vous a faites toutes chacune dans un but particulier, uniques et différents ?
Il aime chacune d’entre vous, il a besoin de vous toutes. Joignez vos mains et venez à moi. Il va vous étendre à travers le ciel en un magnifique arc-en-ciel, pour vous montrer qu’il vous aime toutes, que vous pouvez vivre ensemble en paix. Comme une promesse qu’il est avec vous, et comme un signe d’espérance pour demain . »
Ainsi, chaque fois que Dieu envoie une pluie pour laver le monde, il place l’arc-en-ciel dans son ciel, et quand nous l’apercevons nous devrions nous rappeler qu’il veut que nous sachions, nous aussi, nous apprécier les uns les autres et le louer de notre merveilleuse complémentarité.
(légende indienne)
Pour ce premier dimanche de carême où il est question de Noë, du déluge et de l'arc-en-ciel dans la liturgie.
09:40 Publié dans Poèmes, Réflexions spirituelles | Lien permanent | Commentaires (0)
01/03/2006
Allume mes braises

Je suis semblable aux cendres, Seigneur,
à ces poussières grises et mortes
lorsque j'ouvre à la jalousie qui refroidit mon amitié,
lorsque j'autorise la bouderie à écarter le sourire de mes lèvres,
lorsque j'admets que la méchanceté en moi dépose sesbaves de saleté,
lorsque je permets à l'égoïsme de gonfler en moi
et de remplir toute la place en mon coeur
jusqu'à empêcher de penser aux autres,
lorsque je t'oublie, Seigneur, et que je laisse s'éteindre
ma confiance en toi.
Je ne suis pas uniquement cendres, Seigneur!
sous mes cendres, tu le sais, toi qui me connais
dorment des braises attendant d'être ranimées.
Seigneur, souffle sur mes braises pourqu'à nouveau
brûle vive et joyeuse la flamme
de ton amour pour toi et mon prochain.
19:52 Publié dans Poèmes, Prières | Lien permanent | Commentaires (0)
20/04/2026
Se reposer
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Vous vous faites mourir à travailler...
Vous faites du surtemps pour prendre des vacances. Vous vous agitez, vous ruinez vos santés. Vous vous surmenez à travailler trente-cinq heures par semaine, quand vos pères tenaient mieux le coup à soixante heures. Vous vous dépensez tant pour un surplus d'argent et de confort. Vous vous tuez pour des babioles. Dites-moi donc ce qui vous prend!!! Moi, je n'aime pas le paresseux. Je le trouve simplement égoïste, Car il vit au dépens des autres. Mais, j'aime le repos Quand il vient après un grand effort et une tension forte de tout l'être. J'aime les soirs tranquilles après les journées dures. J'aime les dimanches épanouis après les jours fébriles. J'aime les vacances après les saisons d'ouvrage. J'aime la retraite quand la carrière est terminée. J'aime le sommeil de l'enfant épuisé par ses courses folles. J'aime le repos; C'est ça qui refait les humains. Le travail, c'est leur devoir, leur défi, leur tâche, Leur effort pour donner du pain et vaincre les obstacles. Je ne comprends pas toujours quelle mouche vous a piqués. Vous oubliez de rire, d'aimer, de chanter. Arrêtez donc un peu. Prenez le temps de perdre votre temps. Changez de rythme, changez de coeur. André Beauchamp |
18:30 Publié dans Poèmes, Réflexions spirituelles | Lien permanent | Commentaires (0)


















