16/09/2006
Poème d'accueil
Le 10 septembre, à l'offertoire; on m'a apporté un petit poème écrit sur un parchemin pour me souhaiter la bienvenue:
Parmi les collines de bruyères et genêts,
la paroisse de St Joseph des Monts et Vallées,
par ses cinq clochers regroupés,
resplendit de toute sa beauté.
De Monsireigne, Châtelliers-Châteaumur et La Flocellière,
de Saint Michel Mont Mercure au Boupère,
c'est avec toute simplicité
que nous voulons souhaiter
la bienvenue à Thierry Piet,
notre nouveau curé.
Dans ce bocage vendéen
où la vie va "bon train"
la beauté de chacun
t'aidera à suivre ce chemin,
cette mission confiée
par notre évêque Michel Santier.
Tandis que je recevais ce parchemin, mon voisin célébrant m'a dit tout bas en souriant: "ta réputation d'écrivain te précède."
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20/08/2006
La musique

La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;
La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;
Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions
Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !
Charles Baudelaire – Les Fleurs du mal
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15/08/2006
Une femme dont on n'a rien dit

Une femme dont on n’a rien dit,
Si ce n’est qu’elle était fiancée
Et qu ‘un ange lui vint annoncer :
« Te voilà entre toutes choisie.
Une femme dont on n’a rien dit,
Si ce n’est qu’elle avait accouché
D’un garçon au pays de Judée ;
Des bergers en ont fait le récit.
Une femme dont on n’a rien dit,
Si ce n’est qu’elle a trois jours cherché
Son enfant qui semblait l’oublier,
Et son cœur n’y avait rien compris.
Une femme dont on n’a rien dit,
Si ce n’est qu’elle était à Cana
Pour la noce où Jésus transforma
L’eau en vin et l’on put croire en lui.
Une femme dont on n’a rien dit,Si ce n’est sa présence à la croix,
Quand son Fils étendait ses deux bras
Pour mourir au milieu des bandits.
Une femme dont on n’a rien dit,
Si ce n’est sa prière avec ceux
Que brûlèrent les langues de feu,
Baptisés du baptême en Esprit.
Aujourd’hui
La terre et le paradis
La proclament heureuse et bénie :
Bienheureuse Vierge Marie !
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09/08/2006
Père du premier mot
Père du premier mot
Jailli dans le premier silence
Où l'homme a commencé,
Entends monter vers toi,
Comme en écho,
Nos voix
Mêlées auxchants que lance
Ton Bien-Aimé.
Père du premier jour
Levé sur les premières terres
Au souffle de l'Esprit,
Voici devant tes yeux,
Comme en retour,
Le feu
Qui prend au coeur les frères
De Jésus Christ.
Père du premier fruit
Gonflé de la première sève
Au monde ensemencé,
Reçois le sang des grains
Qui ont mûri,
Et viens
Remplir les mains qui cherchent
Ton Premier-Né.
Didier Rimaud
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23/07/2006
Le Seigneur est mon berger
Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d'herbe fraîche,
il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l'honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car il est avec moi :
ton bâtion me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis :
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m'accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j'habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.
Psaume 22
C'est le psaume de la messe de ce dimanche. J'ai une version de ce psaume chantée par Daniel Darc. Voir aussi ICI.
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15/07/2006
Jean Debruyne
Le Père Jean Debruyne, prêtre de la Mission de France, qui fut surtout connu comme poète, s'est éteint samedi 8 juillet au Liban. Voici l’un de ses poèmes.
Si je vais partir, c'est que je suis déjà parti.
Dès l'instant où j'ai pu m'arracher à moi-même,
cette décision de partir, mon départ a déjà eu lieu.
Le plus dur n'est pas de partir, mais de le vouloir.
Toutes les raisons sont bonnes
pour ne pas partir :
le coeur a ses habitudes, l'âme ses tranquillités,
le corps ses fatigues, les yeux leur horizon
et le visage son cercle.
Il n'existe donc pas de départ sans séparation.
Le départ est donc toujours un acte créateur.
Il rend possible. Il ouvre un espace.
Accepter de partir, c'est accepter qu'il soit un avenir,
c'est reconnaître que tout n'a pas été dit.
C'est affirmer que notre monde
n'est pas notre prison,
et que notre temps n'est pas sans issue.
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