16/04/2018
Le poème de sa vie
Ah ! c’est malin ! Il n’y a rien dans cet étui noir très chic et bon genre ! mais parce que rien créé du désir, je vais donc écrire avec rien, un crayon invisible.
Et le voici qui chevauche les marées d’équinoxe, qui dessine des soleils de printemps et d’automne, les labours, les vendanges… bref ! il embrase de son panache les saisons d’un poème.
Mais qu’est-ce qu’un poème ? Un souffle autour de rien, de l’invisible devenant éblouissant, un cadeau !
Oui, c’est bien cela ! un cadeau ! un cadeau surprenant, par un cadeau pour avoir, mais pour être, parce rien, encore une fois, créé du désir, le désir d’être tout simplement, avec un petit supplément d’âme, et de se promener dans les saisons, de ramasser des coquillages sur la plage, d’écouter du Mozart et de s’endormir dans les fougères…
Pas besoin de crayon pour écrire le poème de sa vie. « Rien » charrie la vie sur le fleuve des jours. Rien ne chante plus juste que la chose non dite, non écrite qui nous pousse en avant.
A mon dernier jour, à mon heure dernière, la boite se fermera, non plus sur le crayon invisible, mais sur le poème, le souffle autour de rien, que je serai devenu. TP
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15/02/2018
Venez au Jour

1 - Venez au jour, le Christ prépare son retour,
Le Christ prévient l'ère nuptiale :
Passent les temps ! passe la chair !
L'Esprit de Dieu souffle au désert
Annonçant l'aurore pascale
2 - Dépouillez-vous ! quand vous mourez vous perdrez tout.
Suivez votre exode à l'avance ;
Tombe la mort ! tombe le soir !
N'attendez pas qu'il soit trop tard
Pour que Dieu vous donne naissance
3 - Ne craignez pas de vous défaire
Il recréera ce que vous cédez de vous même
Fermez les yeux ! baissez vos fronts !
Venez mendier sa création
Au fond des ténèbres humaines.
4 - Ne glissez plus sur votre pente à l'inconnu
Car ici commence un autre âge :
Retrouvez vous apprenez Dieu !
Il a promis son règne
A ceux qui emprunteront ses passages !
5 - Le jour viendra où le désert refleurira
Et l'ombre rendra la lumière !
Traversez les dès maintenant,
Allez chercher au testament
Ce qui n'est pas né de la terre!
Patrice de la Tour du Pin
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01/02/2018
20 ans déjà!

20 ans déjà! Rendez-vous dans un peu plus d'un mois!

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19/01/2018
Au bout de la nuit
AU BOUT DE LA NUIT
Au loin j’entends crier les chiens
Je cours sur les chemins
Le long des clôtures
Dans la nuit obscure
Ma blessure me fait de plus en plus mal
Et il fait un froid glacial
Je voudrais bien me rendre
Mais ils vont vouloir tout comprendre
Pas parce que je suis un beur
Mais parce que je suis un voleur
Il n’y a jamais trop de remèdes
Pour guérir celui qui les dépossède
Serre les dents Ali
Ne te laisse pas con-descendre
Ah ici tu n’as pas d’amis Ali
Mais tu as du cœur à en revendre
Ils ne sont pas meilleurs que moi
Mais eux c’est ce qu’ils croient
Je sens le sang qui dans mon dos coule
J’ai l’impression que ça me saoule
Mais je n’arrête plus de courir
Plutôt trois fois mourir
Que de retomber entre leurs pattes
Et qu’ils me traitent comme un psychopathe
Ils m’amèneraient chez un médecin
Après m’avoir attaché les mains
De leur gentillesse
Je m’en bats les fesses
Serre les dents Ali
Ne te laisse pas con- descendre
Ah ici tu n’as pas d’amis Ali
Mais tu as du cœur à en revendre
Je préfère être leur ennemi
Que de leur paraître soumis
Je préfère mon vagabondage
À leur marchandage
Je préfère mes trafics
À leur service public
Mais je me suis engagé dans une impasse
Je dois leur faire face
Je sors mon couteau
Ça ne va pas être beau
Je hais ces visages
Je vais faire un carnage
Serre les dents Ali
Ne te laisse pas con-descendre
Ah ici tu n’as pas d’amis Ali
Mais tu as du cœur à en revendre
Mais je n’entends plus rien
Se seraient-ils trompés de chemin
Je sens comme une ivresse
Je tombe de faiblesse
J’entends des cris autour de moi
Toute une foule s’occupe de moi
Ils ont retrouvé ma piste
Et c’est en vain que je résiste
Mais ils n’ont pas vu mon coutelas
Je l’ai caché sous mon bras
C’est au fond de l’ambulance
Que viendra ma délivrance
Serre les dents Ali
Ne te laisse pas con- descendre
Ah ici tu n’as pas d’amis Ali
Mais tu as du cœur à en revendre

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16/01/2018
Prison

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.
La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.
Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?
Verlaine
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21/12/2017
J'attends

J'attends, dit l'empereur Auguste,
le résultat du recensement.
J'ai hâte de savoir le nombre de mes sujets.
J'attends, dit Joseph,
de trouver un logement
pour ma famille qui va s'agrandir.
J'attends, dit Marie,
avec un peu d'angoisse, mais beaucoup d'espoir,
de mettre au monde le Roi du monde.
J'attends, dit le berger,
de voir l'Agneau de Dieu et d'en parler aux autres.
J'attends, dit le mouton,
de connaître ce fameux berger que Dieu envoie
pour les hommes.
J'attends, dit l'Ange,
de chanter à Dieu : ''Gloire !''
et d'annoncer aux hommes : ''Bonne Nouvelle !''
J'attends, dit Jésus,
de voir se rassembler en une seule famille
l'empereur et le berger,
l'homme et la femme,
l'ange et la bête :
Dieu les attend !
Père Pascal Daniel
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