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30/05/2011

Cache-cache

cache chache.jpgLe petit-fils de Rabbi Baroukh, Yéhiel, se précipita un jour en larmes dans sa chambre.

- Yéhiel, Yéhiel, pourquoi ces larmes ?

- mon Ami triche, ce n’est pas juste grand-père, ce n’est pas juste pour un Ami de tricher !

- Mais qu’a-t-il donc fait ton Ami ?

- Nous jouions à cache-cache. Je me suis si bien caché qu’il n’a pas pu me trouver. Alors, il s’est arrêté de jouer et ne m’a plus cherché. Tu comprends, grand-père ? Moi, je me suis caché pour jouer avec lui, parce que c’est mon Ami, parce que je l’Aime comme un Ami et lui, il s’est découragé et a arrêté de me chercher, comme s’il n’avait rien à faire de moi, alors que je l’Aime, moi… Ce n’est pas juste !

Rabbi Baroukh, bouleversé jusqu’au larmes se mit alors à caresser la tête de son petit-fils pour le consoler en lui murmurant :

- Dieu aussi, Yéhiel, Dieu aussi est malheureux. Il se cache et l’Homme ne Le cherche pas. Tu comprends, mon petit Yéhiel : Dieu se cache car il désire ardemment être l’Ami de chacun des Hommes, parce qu’Il nous Aime profondément et l’Homme, lui, ne se donne même pas la peine de Le chercher…..

24/05/2011

Nuit rhénane

vin.jpg

Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d'un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes 
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu'à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n'entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l'été

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

09:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

18/05/2011

Lecture et chant

Soirée lecture et chant à la Tour des arts

Les Herbiers

Mercredi 18 mai à 20h30

 

Au programme:

 

Chant: Serge gainsbourg, une vie entre poésie et musique. Par les élèves de la classe de chant d'Olivia-Marie Garreau-Thlang

 

Lecture: La chanson sans la musique (Ferré, Brassens, Vignault, Lapointe, Dimey, Tachan...) Textes lus par Pierre Boutin et Gabriel arnaud.

 

Soirée organisée par l'association Echo Optique et l'Ecole Municipale de Musique des Herbiers.

 

Entrée gratuite

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17/05/2011

Mai

Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains

Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j'ai tant aimée
Les pétales flétris sont comme ses paupières

Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment

Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes

Apollinaire, Alcools

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16/05/2011

La joie d'être debout

bougie2.gifLe Christ est ressuscité d'entre les morts, levez-vous, vous aussi. Le Christ qui dormait s'éveille, éveillez-vous. Le Christ sort du tombeau, libérez-vous des chaînes du péché ! Les portes de l'enfer s'ouvrent, la mort est détruite, le vieil homme est déposé, et le nouveau, enfin, libéré : Puisque vous êtes devenus dans le Christ une créature nouvelle, renouvelez-vous : C'est la Pâque du Seigneur, la Pâque du Seigneur, je le dirai une troisième fois en l'honneur de la Trinité, c'est la Pâque du Seigneur !

C'est la fête des fêtes, la solennité des solennités, qui surpasse non seulement les fêtes humaines, mais même celles du Christ, comme la lumière du soleil surpasse celle des étoiles. C'est le jour de la résurrection et le commencement de la vraie vie. Éclatons de lumière et de joie en cette fête et embrassons-nous mutuellement.

Extrait d'un sermon de saint Grégoire de Nazianze († 390).

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12/05/2011

Poésie

tombeau vide.jpg

La poésie commence quand le monde lui-même se met à parler - non plus l'homme en ses passions - mais le monde qui résonne en lui, longuement, profondément, le monde qui parle dans sa voix, comme d'une bouche de clarté.

Ph McLéod "Sens et beauté" p 81 As Solem