06/08/2008
Eté en poème

L'air en conserve
Dans une boîte, je rapporte
Un peu de l'air de mes vacances
Que j'ai enfermé par prudence.
Je l'ouvre ! Fermez bien la porte !
Respirez à fond ! Quelle force !
La campagne en ma boîte enclose
Nous redonne l'odeur des roses,
Le parfum puissant des écorces,
Les arômes de la forêt...
Mais couvrez-vous bien, je vous prie,
Car la boîte est presque finie :
C'est que le fond de l'air est frais.
Jacques Charpentreau
auteur vendéen
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24/07/2008
Lumière du vitrail

Hors la lumière qui tombe goutte à goutte du vitrail
que sais-tu de l'éternité sans ombre et sans rivage, de sa soudaine coulée d'or sur tes épaules brèves ?
Toi que rien ne protège et que le don des larmes a fait toucher du doigt cette autre face de la nuit.
Gilles Baudry: Invisible ordinaire, Rougerie, 1995
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01/07/2008
Doigt

Il n’est pas sûr
que l’épure
soit pure
Nulle preuve
que l’épreuve
soit neuve
Nul indice
que l’esquisse
soit lisse
Mais signature éternelle
ton doigt renouvelle
le monde en aquarelle
TP
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26/06/2008
Poème électronique
Edgar Varèse, Iannis Xenakis et Le Corbusier, Poème électronique. Cette œuvre a été présentée pour la première fois lors de l'exposi- tion universelle de Bruxelles, en 1958. Un mélange de couleurs, de lumières, de sons, de voix, d'images et de musique électro-acoustique. « Le Poème électronique se propose de montrer, au sein d'un tumulte angoissant, notre civilisation partie à la conquête des temps modernes. » (Le Corbusier)
Varèse - Xénakis - Le Corbusier : Poème électronique (1958)
Pour en savoir plus: ICI
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25/06/2008
Voix du silence
En toute vie le silence dit Dieu,
Tout ce qui est tressaille d’être à lui !
Soyez la voix du silence en travail,
Couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu !Pas un seul mot, et pourtant c'est son Nom
Que tout sécrète et presse de chanter ;
N’avez-vous pas un monde immense en vous ?
Soyez son cri, et vous aurez tout dit.
Il suffit d’être, et vous vous entendrez
Rendre la grâce d’être et de bénir ;
Vous serez pris dans l’hymne d’univers,
Vous avez tout en vous pour adorer.
Car vous avez l’hiver et le printemps,
Vous êtes l’arbre en sommeil et en fleurs ;
Jouez pour Dieu des branches et du vent,
Jouez pour Dieu des racines cachées.
Arbres humains, jouez de vos oiseaux,
Jouez pour Lui des étoiles du ciel
Qui sans parole expriment la clarté ;
Jouez aussi des anges qui voient Dieu.
Patrice de la Tour du Pin
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23/06/2008
Notes estivales
Notes estivales

C’est l’été
Et pourtant le soleil
Semble bien endormi
Stupide solitude
Si seulement tu égayais
Le chant des cigales
Do ré mi
C’est l’été
L’astre fâché caracole
Parmi les ondées
Lassitude
Si la
C’est l’été
Et voilà le soleil
Qui enfin nous réjouit
Rêve ou béatitude
Si seulement tu égayais
Le champ des tournesols
Si do ré
C’est l’été
L’astre frivole batifole
Un jour de solstice
Complicité
Sol la si do ré
Merci à Myriam, l'auteur de ce poème
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