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17/04/2008

Quand il est mort le poète...

1676434607.jpgLe poète et homme politique Aimé Césaire est mort aujourd'hui.

Son site.

Biographie sur Wikipedia.

 

Il me suffirait d'une gorgée de ton lait jiculi pour qu'en toi je découvre toujours à même distance de mirage - mille fois plus natale et dorée d'un soleil que n'entame nul prisme - la terre où tout est libre et fraternel, ma terre.

Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J'ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ».

Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai».
Et je lui dirais encore :
« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »

Et venant je me dirais à moi-même :
« Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle,car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »
Extrait du
Cahier d'un Retour
au pays natal

(Présence Africaine éditeur)

16/04/2008

Avril

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Avril sur les genoux de la terre

Si haut dans le cyprès l'aile brune guette l'oubli

 

Le monde rebondit d'une feuille verte aiguayée

 

Dans l'instant bleu d'autres insectes éveillent le nord

Paume de sarments stellaires

 

Avril comme jardin de l'angle d'or

Blanche fontaine

 

Bernard Grasset dans "Soir d'exil"

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12/04/2008

Mort au petit matin

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Nuit aux quatre lunes,

avec un seul arbre,

une seule ombre,

un seul oiseau.

 

Je cherche sur mon corps

la chaleur de tes lèvres

la source baise le vent

sans le toucher.

 

J’ai le Non que tu m’offris

dans la paume de ma main

comme un citron de cire

presque blanc.

 

Nuit aux quatre lunes

avec un seul arbre.

A la pointe d’une aiguille

tourne, tourne mon amour !

 

Federico Garcia Lorca

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06/04/2008

Un train...

 

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un train jaillit

du bleu fouillis

blanc des  orties

 

un long voyage

jette son fruit

au paysage

 

un coup de vent

et de klaxon

allument l’été

 

chargé de rêve

et d’appétit

un train s’enfuit

 

TP

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04/04/2008

La page blanche

 

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Au commencement

de soi-même

 

recourir au poème

sur une terre d'envol

 

Des premiers mots

du silence

 

à ceux

de la mort

 

il y a

neige d'oiseau:

 

la béance intime

à écrire

 

TP

*

illustration:

Magritte:La page blanche

08:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

03/04/2008

Pas à pas

 

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Pas à pas

Petits pas

Sur la page

Déserte

 

Avancer

Vers

La naissance

 

Mais les mots

S’enfuient

Ou s’effacent

 

Terre d’envol

Plus que d’accueil

 

S’en aller

Vers

Le deuil

 

Marche blanche

Sans cri ni trace

 

Reste le rien

Sur la faim

Des départs

 

Pour le ciel

Ou la mer

TP

08:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)