01/08/2015
La rentrée du poème

C’est un petit mot
Tout propre et tout beau
Qui ne veut ni école
Ni sac sur le dos.
Il préfère les flaques d’eau
Et les feuilles qui volent,
Il préfère les étoiles
Et les bateaux à voiles…
Pourtant les enfants l’aiment
Le petit Poème,
Alors, tout propre et tout beau,
Son sac sur le dos,
Il court sur les cahiers
Des petits écoliers
Christine FAYOLLE
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23/07/2015
Dieu, m'aime-t-il?
Il parle très bas et doucement, près de toi comme au téléphone, comme s’il avait peur d’être entendu, comme si toutes les conversations étaient des secrets que toi seul devais entendre. Il cache souvent ses yeux derrière de larges lunettes sombres, il met des rideaux aux fenêtres de son âme. Il a peur de se laisser toucher par la lumière. Il aime les chansons, le rap, la poésie. Il écrit sur sa peau le livre de sa vie. Il est un enfant qui ne veut pas devenir adulte. Son cœur généreux est un bouquet de fleurs, mais celles-ci se referment quand il les prive de soleil. Une question le taraude, lui brûle l’intérieur : Dieu, m’aime-t-il ? A travers cette question c’est la peur de n’être aimé de personne qui s’exprime, y compris de lui-même. Pourtant il est aimable cet enfant de trente ans qui agite ses ailes pour se défendre et essayer de s’envoler. Quand il chante son âme respire. Quand il fait du sport c’est pour être plus fort face à ses soi-disant adversaires ou ennemis. Il est comme l’élève timide et enfermé dans son mal de vivre à qui le professeur, dans « Le Cercle des Poètes disparus », veut faire pousser son cri de délivrance. N’aie pas peur ! tu as le prénom d’un empereur, Aurélien ! TP
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22/07/2015
Un été, un poème
Un regard, une rencontre. Un été, un sourire. Un numéro, un mail, une attente, un souvenir. Un appel, une voix, un début, un rencard. Un horaire, un endroit, une venue, un espoir. Une terrasse, un café, un dialogue, un moment. Un soleil, une lumière, un cœur, un battement. Une seconde, une minute, une heure, un plaisir. Un au-revoir, une prochaine, une promesse, un désir. Un après, une durée, une patience, un silence. Un doute, un pourquoi, un regret, une distance. Un retour, une surprise, un déluge, une marée. Une suite, une envie, un projet. Une soirée. Une pleine lune, une virée, un instant, une pulsion. Un frôlement, un baiser, une magie. Un frisson. Un accord, un avenir, une force, une destinée. Une étoile, un poème, et un verbe : aimer.
Grand Corps Malade
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20/07/2015
Soirée romantique
Le théâtre municipal est plein et très silencieux pour une belle soirée romantique sur "L'eau et les rêves": des poèmes proclamés par Brigitte Fossey, éblouissante dans son complet blanc écru avec sur une épaule une longue écharpe rouge. Que de plaisir à écouter par cette actrice professionnelle quelques morceaux d'anthologie de Gaston Bachelard, Homère, Victor Hugo, Lamartine, Verlaine, Musset... et Jacques Prévert au rappel. Mais aussi écouter sortir des doigts de son pianiste accompagnateur, Gérard Gasparian, des morceaux de Chopin, Schubert, Liszt, Ravel, Debussy... Plus d'une heure d'enchantement au cœur de cet été... De la poésie et de la musique comme il nous en manque trop souvent. Merci à vous, les artistes. TP
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14/07/2015
Sensation

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.
A. Rimbaud
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03/07/2015
En sortant de l'école
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En sortant de l'école Tout autour de la terre Au-dessus de la mer
fuyait devant l'hiver Mais nous sur notre chemin de fer C'était lui le garde-barrière Alors on est revenu à pied
Jacques Prevert |
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