02/06/2015
Tu es irremplaçable
Si la note disait : ce n'est pas une note qui fait une musique...
il n'y aurait pas de symphonie.Si le mot disait : ce n'est pas un mot qui fait une page...
il n'y aurait pas de livre.Si la pierre disait : ce n'est pas une pierre qui peut monter un mur...
il n'y aurait ni maison, ni église ni cathédrale.Si la goutte disait : ce n'est pas une goutte d'eau qui peut faire une rivière...
il n'y aurait pas d'océan.Si le grain de blé disait : ce n'est pas un grain de blé qui peut ensemencer un champ...
il n'y aurait pas de moisson.Si l'homme disait : ce n'est pas un geste d'amour qui peut sauver l'humanité...
il n'y aurait jamais de justice et de paix,
de dignité et de bonheur sur la terre des hommes.Comme la symphonie a besoin de chaque note,
Comme le livre a besoin de chaque mot,
Comme la maison a besoin de chaque pierre,
Comme l'océan a besoin de chaque goutte d'eau,
Comme le moissonneur a besoin de chaque grain de blé,
l'humanité tout entière a besoin de toi, là où tu es.Et on pourrait ajouter : là comme tu es,
avec ta joie, ton espérance, ta souffrance, ta misère, ta vieillesse.
L’humanité toute entière a besoin de toi, car tu es unique.
Aimé de Dieu et donc irremplaçable.Michel Quoist
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14/05/2015
Clod'Aria
La vendéenne Clod’Aria, auteur d’une trentaine de recueils de poésie et d’ouvrages, est décédée à L’Orbrie dans la nuit de lundi.
Le village de L’Orbrie est en deuil. Clod’Aria, poète et écrivain, s’est éteinte dans la nuit de lundi.Née à Paris en 1916 puis élevée en Vendée, Suzanne Humbert-Droz, plus connue sous le pseudonyme Clod’Aria, y exerça le métier d’institutrice pendant vingt-cinq ans.
Une trentaine de recueils de poésie figurent parmi ses œuvres et quelques ouvrages en prose comme La Dormeuse de Chaix. " Simplicité, générosité et intelligence du cœur étaient ses principaux traits de caractère", commente Françoise Couton, amie très proche de Clod’Aria. (Ouest-France)
Aux éditions Echo Optique:
Nous naissons lentement
nous mettons toute l'existence
pour naître
J'ai écrit
comme j'ai aimé
à cœur perdu.
Extraits de "Le cœur s'obstine"
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04/05/2015
Ecrire

Ecrire, c’est se laisser glisser sur le lac gelé de ses mélancolies
ou faire crisser ses pas sur des chemins risqués.
Ecrire, c’est danser l’adolescence du poème de sa vie,
et vivre la folle aventure de ses ambitions futures.
Ecrire, c’est rêver à l’aune de ses révolutions
l’idée mûre qui dressera le château de ses trésors enfouis.
Ecrire, c’est accrocher aux initiales fleuries des saisons
la remorque des jours, les chapitres de son Histoire.
Ecrire, c’est vouloir retrouver dans le miroir des années
le visage inconnu de l’enfant qu’on était.
Ecrire, c’est puiser dans le sang de ses blessures
la médecine de ses résurrections.
Ecrire, c’est tailler son crayon, gommer les ratures,
se faire petit mouton, se donner en pâture.
Ecrire, c’est à la fin écraser la craie dans l’encrier
la cigarette dans le cendrier.
Et se dire en croquant une pomme
et regardant la fumée qui s’envole :
tout est consommé, tout est consumé.
« Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire.
C’est hurler sans bruit. » Marguerite Duras
TP
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28/04/2015
La nuit n'est jamais complète

Une vie, la vie à se partager.
Paul Eluard
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26/04/2015
Prendre le temps
Je vais prendre le temps
de laisser poser mon regard
sur les choses de tous les jours
et les voir autrement,
celles que chaque matin,
je croise sans les voir.
Toutes les choses familières
que je côtoie à longueur de jour,
de mois, d’année…
Je vais prendre le temps
de voir l’étrangeté des arbres,
ceux de mon jardin, ceux du parc voisin,
qui le crépuscule venu bruissent de mystère…

Je vais prendre le temps
de poser mon regard
sur les êtres que j’aime
et de regarder autrement les miens,
celles et ceux qui me sont les plus proches
et que parfois je ne vois même plus,
que je n’entends même plus,
tant le souci de mes affaires, de mon travail,
parasitent mon cœur et mon corps…
Oui, je vais prendre le temps de les découvrir
de me laisser surprendre
encore et toujours par ceux que j’aime.
Oui, je vais prendre le temps de te rencontrer aussi,
toi mon Dieu,
au-delà des mots, des formules et des habitudes.
Oui, je vais aller à ta rencontre comme au désert
et tu me surprendras, mon Dieu.
Oui, je vais prendre le temps
de te rencontrer autrement.
Saint Augustin
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07/03/2015
Cris

ô mon frère
hier est livré à la poussière
et demain
tu le prendras à deux mains
ne lève pas le petit doigt
ne demande pas la permission
et brandis ton crayon
ce n’est pas une mine de charbon
mais de l’or à foison
un trésor que tu tiens
entre tes mains
tu veux crier ? tais-toi !
écris un poème
pas d’autres lois
pas d’autres fois
pas d’autres choix
bouge-toi
et le vent s’en mêlera
va plus loin que loin
vers la fin sans fin
et si le brouillard est une fumée sans feu
et si derrière un homme
il n’y a jamais qu’un homme
toi tu as
de la puissance rêveuse à vendre
et ce que tu veux c’est la vie
avec la lumière qu’elle procure
TP
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