26/04/2013
Thérèse: vivre d'amour
C'est incroyable! alors que nos politiques au nom d'une mauvaise conception de la laïcité essaie à tout prix d'évacuer Dieu de la place publique et de la place qu'il occupe dans nos coeurs, voici que l'Esprit Saint qui a plus d'un tour dans son sac nous fait entendre sur les radios de monsieur tout le monde des poèmes de Ste Thérèse de Lisieux, mis en musique par Grégoire - celui qui chantait il y a quelques années "Toi + moi", interprétés par Natascha St Pier accompagnée par Anggun, Grégory Turpin, les Petits Chanteurs à la Croix de Bois, Michaël Lonsdale et quelques autres. Que c'est bon d'entendre de si belles choses sur les ondes!Incroyable et étonnant ce projet réalisé par Grégoire!
Grégoire et Natascha, si le hasard ou l'Esprit Saint vous amène sur ce blog, laissez-moi un mot,svp! Je serais heureux de parler avec vous de cette entreprise audacieuse. Les autres aussi.
Natascha St Pier: Vivre d'amour (Ste Thérèse/Grégoire)
18:00 Publié dans Actualités, Chansons, Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2)
23/04/2013
EphéméRimes
Autre livre, autre rencontre avec l'auteur...
Son blog:auplaisirdemairym.over-blog.fr
00:02 Publié dans Livres, Poèmes, Rencontres | Lien permanent | Commentaires (0)
22/04/2013
Sur les feuilles du temps

Samedi dernier, le l'ai passé toute la journée avec Claude Cailleau qui vient de publier chez Echo optique dans une toute nouvelle collection appelée "L'effeuillée" un nouveau recueil "Sur les feuilles du temps".
Je fais mienne cette réflexion que l'auteur écrit en 4ème page de couverture:"Le poème reste un écrit mystérieux. Venu d'où? Personne ne sait. Pas mêmelepoète qui, pourtant, l'a vu naître au bout de sa plume. Si l'énigme demeure, le message est là, avec, disait Pierre Reverdy, un homme à découvrir entre les lignes, derrière les mots."
Claude Cailleau: Sur les feuilles du tempos - Echo optique - 2013
00:00 Publié dans Livres, Poèmes | Lien permanent | Commentaires (3)
31/03/2013
Alleluia!


Il y a une fissure par laquelle perce le jour,
Il y a dans le temps une fracture qui nous libère,
Il y a le vent qui se lève et qui vient du tombeau,
Il y a le large qui s’offre à notre advenir.
Parce que l’Homme-Jésus n’est plus là
Parce que ce qui était scellé est ouvert,
Parce que femmes et anges se sont rencontrés,
A l’opposé de la visite que fit l’ange à la femme.
Je ne sais rien dire de la résurrection de Jésus,
Que le cheminement de nos pas de tristesse,
Sur les routes du monde qui vont à Emmaüs,
Où nos vies sont brisées en des miettes de joie.
La résurrection de Jésus est un secret,
Que nous avons à vivre plus qu’à dire,
Elle traverse toutes nos morts
Et ressuscite tous nos bonheurs.
Elle est éternité au cœur de nos tendresses,
Elle est l’avers de nos fragilités,
Elle est pour nous et non pour Dieu,
Elle est pour l’homme qui a peur de la mort.
Jacques Mortier
05:00 Publié dans Pensées, Poèmes, Prières, Réflexions spirituelles | Lien permanent | Commentaires (3)
27/03/2013
Davantage de vie
Je veux davantage de vie pour te rencontrer, davantage d’exil.
Si mon cœur était léger, je l’aurais lâché sur chaque abeille.
Je veux davantage de cœur pour pouvoir arriver à la cheville d’un palmier.
Si ma vie m’appartenait, je t’aurais attendue derrière les vitres de l'absence.
Je veux davantage de chansons pour porter mille et unes portes,
Les dresser comme une tente en plein pays, et habiter une phrase. Je veux davantage de dames pour connaître le dernier baiser
Et la première belle mort sur un poignard trempé dans le vin des nuages.
Je veux davantage de vie pour que mon cœur reconnaisse les siens Et que je puisse revenir à… une heure de sable.
Je veux davantage de vie – Mahmoud Darwich
Recueil : wardoun aqal Plus rares sont les roses, 1972.
Traduction Abdellatif Laâbi Les éditions de minuit
00:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2)
24/03/2013
Dimanche des Rameaux
À Paul Lafond.
Dimanche
des Rameaux…
Les blancs hameaux,
les ormeaux,
les sureaux,
les roseaux,
les fuseaux,
les bestiaux
s’endorment
comme
des oiseaux.À l’ombre des feuilles,
les eaux lentes
se recueillent
dimanchement.Ô Rousseau !
Où sont
les sons
des chalumeaux ?Les moutons
sur les prairies
fleuries
sont monotones.J’ai accompagné
le long des haies
matinales
le facteur rural…Les cloches sonnaient larges
et toutes,
comme des gouttes
d’orage.Mon cœur fleurissait
et je prosternais
mon âme
inquiète et calmevers les noires
éminences
des coteaux sur
qui est l’azur.Les nuages blancs,
malgré le beau temps,
semblaient lourds
d’eau d’ouragan.Nous sommes allés
dans les allées
creusées par les
ondées.Les murs des chaumières
avaient des éviers
de pierre,
de fougères et de lierre.Maintenant je prie,
ô mon Dieu, mon Dieu,
devant le ciel bleu
où un moineau crie.
1897.Francis Jammes
"De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir"
00:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (3)


















