Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/01/2012

Calendrier

 

pere-fils-generation-plage.jpg

 

    Janvier, pour dire à l'année "bonjour"
    Février pour dire à la neige "il faut fondre"
    Mars pour dire à l'oiseau migrateur "reviens"
    Avril pour dire à la fleur "ouvre-toi"
    Mai pour dire "ouvriers nos amis"
    Juin pour dire à la mer "emporte nous très loin"
    Juillet pour dire au soleil "c'est ta saison"
    Août pour dire "l'homme est heureux d'être homme"
    Septembre pour dire au blé "change toi en or"
    Octobre pour dire "camarades, la liberté"
    Novembre pour dire aux arbres "déshabillez vous"
    Décembre pour dire à l'année "adieu, bonne chance"
    Et douze mois de plus par an,
    Mon fils
    Pour te dire que je t'aime.

                                       Alain Bosquet

00:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

18/12/2011

Annonciation

marie2.jpg

Il a poussé le battant de la porte de sa maison.
Il est entré chez elle, aux premières floraisons.
Avec la douce violence du vent, Dieu est entré chez Marie.

Il a poussé le battant de la porte de son cœur,
Pour entrer dans sa vie de jeune fille : elle a eu peur !
Avec la douce violence du vent, Dieu est entré chez Marie.

Il lui a demandé d’être la mère du sauveur.
Elle n’a pas compris la requête…Elle a ouvert son cœur.
Avec la douce violence du vent, Dieu est entré chez Marie.

Dans son désarroi de jeune fille, toute ébahie,
Elle de dire : « je n’ai pas de mari ».
Avec la douce violence du vent, Dieu est entré chez Marie.

Et Dieu dit : « L’Esprit te couvrira de son ombre ».
Alors, Marie de dire « OUI », son cœur est sans encombre.
Avec la douce violence du vent, Dieu est entré chez Marie.

Toute donnée, Dieu est entré dans le corps de Marie,
Portant en son sein l’enfant-Dieu, trésor sans prix.
Avec la douce violence du vent, Dieu est entré chez Marie.

Dieu est reparti, discrètement de la maison.
C’était le jour de l’annonciation.
Avec la douce violence du vent, Dieu faisait « corps » avec Marie.

Non, Dieu n’est pas reparti : il a pris chair,
Dans le corps de Marie, sa mère.
Avec la douce violence du vent, Dieu était en Marie.

Depuis ce jour : « MAGNIFICAT ».
Chant d’amour tout humble pour l’homme sans éclat.
Avec la douce violence du vent, Dieu était en Marie.

Mystère de l’incarnation : Dieu se fait chair.
Mystère de l’incarnation : Dieu se fait corps.
Avec la douce violence de l’Esprit, Dieu était en Marie.

Dieu a gravé en son corps notre humanité,
Et les traces de sa proximité amoureuse.
Depuis cette douce violence du vent : Dieu s’est fait chair.

René FRENEL

00:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

16/12/2011

Les visiteurs inattendus

cordonnier.jpgSiméon, le vieux cordonnier, vivait seul dans un petit village perdu au creux des Rocheuses. Ses deux enfants partis pour les États ne lui écrivaient pas souvent. Sa femme, depuis longtemps, l'avait quitté pour un ciel plus serein. La franche et cordiale hospitalité du vieux Siméon lui avait mérité l'estime de tout le monde.
Or voici que la nuit précédant Noël, le Christ Jésus lui apparaît en songe: "Siméon! Siméon! Ce soir, c'est Noël. Je viens chez toi."
Le coeur plein d'une sainte joie, le sympathique cordonnier nettoie la boutique, prépare le repas, déblaie la dernière neige, décore l'humble cabane. Tout est prêt pour accueillir dignement le divin Visiteur.
Voilà qu'aux neuf coups de l'horloge, Siméon entend frapper à la fenêtre. Il accourt, ouvre la porte: c'est un enfant tout en pleurs qui cherche sa mère. Vitement, le vieux Siméon rassure l'enfant et se hâte de le reconduire à ses parents.
Le vieux cordonnier attend toujours avec hâte l'invité de marque, lorsqu'on frappe à nouveau à la porte. Entre alors une vieille grand-mère, toute courbée sous les ans et grelottante. "L'hospitalité, monsieur, pour l'amour de Dieu !" La chambre d'Hôte est bien prête, mais ce sera pour le céleste Visiteur. Pris de pitié, Siméon offre à la vieille grand-mère un bon thé bien chaud et quelques galettes.
L'horloge égrène encore les heures, lorsqu'une troisième fois, le vieux Siméon devine le pas d'un visiteur. "C'est Lui!"" Vitement, il ouvre toute grande la porte. C'est un passant, affamé, vieilles bottines aux pieds, manteau troué sur le dos. Ému, le vieux Siméon lui donne ses propres chaussures et quelques vêtements plus chauds.
Les douze coups de minuit depuis longtemps se sont éteints dans la nuit. Déçu, épuisé, le vieux cordonnier tombe dans un profond sommeil. Soudain, il sursaute; ses yeux ont peine à soutenir la lumière éclatante qui baigne sa maison. Une voix très douce appelle le vieux Siméon. Il la reconnaît: c'est le divin Visiteur !
Siméon ! Siméon !
- C'est toi, Jésus ?
Oui, Siméon !
- Seigneur, pourquoi n'es-tu pas venu? J'ai attendu en vain toute la nuit. Pour toi, j'avais tout préparé, nettoyé, décoré. Je désirais tant te voir.
- Mais, Siméon, relève la tête. J'ai tenu promesse ! A trois reprises, ce soir, j'ai franchi le seuil de ta porte. A trois reprises tu m'as accueilli: l'enfant tout en pleurs, la grand-mère toute transie, le mendiant affamé, c'était MOI ! ...

(D'après un poème de Hélen Steiner.)


00:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)

14/12/2011

Nuit obscure

 

de la croix.jpg


Par une nuit profonde,

Etant pleine d'angoisse et enflammée d'amour,

Oh ! l'heureux sort !

Je sortis sans être vue,

Tandis que ma demeure était déjà en paix.


J'étais dans les ténèbres et en sûreté

Quand je sortis déguisée par l'escalier secret,

Oh ! l'heureux sort !

J'étais dans les ténèbres et en cachette,

Tandis que ma demeure était déjà en paix.


Dans cette heureuse nuit,

Je me tenais dans le secret, personne ne me voyait,

Et je n'apercevais rien

Pour me guider que la lumière

Qui brûlait dans mon cœur.


Elle me guidait

Plus sûrement que la lumière du midi

Au but où m'attendait

Celui que j'aimais,

Là où nul autre ne se voyait.


Ô nuit qui m'avez guidée !

Ô nuit plus aimable que l'aurore !

Ô nuit qui avez uni

L'aimé avec sa bien-aimée

Qui a été transformée en lui !


Sur mon sein orné de fleurs,

Que je gardais tout entier pour lui seul,

Il resta endormi,

Et moi je le caressais

Et avec un éventail de cèdre je le rafraîchissais.


Quand le souffle provenant du fort

Soulevait déjà sa chevelure,

De sa douce main

Posée sur mon cou il me blessait,

Et tous mes sens furent suspendus.


Je restai là et m'oubliai,

Le visage penché sur le Bien-Aimé.

Tout cessa pour moi, et je m'abandonnai à lui,

Je lui confiai tous mes soucis

Et m'oubliai au milieu des lis.


Saint Jean de la Croix

09/12/2011

Offrez de la poésie

cadeaux.jpgPour Noël, pour le Premier de l'An, avez-vous pensé à offrir de la poésie à vos amis? Il n'est pas trop tard d'aller chez votre libraire préféré ou encore de passer commande ici si vous désirez vous procurez un ou plusieurs de mes recueils de poèmes. Toute commande sera honorée et vous aurez en plus un recueil gratuit.

04/12/2011

Pluie

verlaine.jpg

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits ! 
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Verlaine

00:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0)